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Expositions

Festival BD d’Angers : toujours très convivial


Par - le 7 Décembre 2009 à 22:16

Petit par la taille, mais grand par l’esprit de franche convivialité qui y règne, le Festival de Bande Dessinée d’Angers, dont la 11ème édition avait lieu ce week-end, a connu, un fois de plus, un grand succès. Organisateurs, dessinateurs, visiteurs, tous semblaient ravis d’avoir passé de bons moments dans ce festival de BD pas tout à fait comme les autres.




Dessinateur et vigneron unis dans une même aventure, le temps d'un week-end
Dessinateur et vigneron unis dans une même aventure, le temps d'un week-end
Ce week-end il faisait un temps à ne pas mettre un chat dehors. Raison de plus pour s’aventurer dans les allées du 11ème Festival Angers BD, qui se tenait, comme tous les ans, dans les halls du Centre de Congrès. Que l’on soit collectionneur de bande dessinée, ou simple curieux, voir les dessinateurs reproduire en public leurs personnages fétiches est toujours très intéressant. Quelques coups de crayons savamment orchestrés et voici un petit personnage qui prend vie sur la première page d’un album au grand étonnement des visiteurs.

« Les collectionneurs de dédicaces viennent de très loin. Ils couchent parfois à la porte du Festival pour être les premiers à faire signer leurs albums » précise David Thibeau, l’un des membres de l’association Angers BD organisatrice du Festival Angevin. « Mais les chasseurs de dédicace ne sont pas les plus nombreux, c’est surtout un public familial qui participe au Festival d’Angers».

Comme le disait si justement Hergé, le dessinateur de Tintin, la BD n’a pas d’âge. Les plus petits de 7 ans, comme les plus vieux de 77 ans ou plus, se passionnent tous pour la bande dessinée et ses fameuses bulles. Et ils étaient nombreux, dans les allées du Festival, à fouiller dans les bacs des libraires et autres éditeurs, pour chercher l’oiseau rare, celui qui manque à leur bédéthèque. « La BD est un media comme les autres. L’important c’est de lire » poursuit David Thibeau. D’ailleurs, en marge du Festival, l’association organisait des expositions décentralisées dans les médiathèques et les bibliothèques scolaires où les plus jeunes peuvent apprendre à découvrir le monde de la bande dessinée, certainement plus ludique que les manuels scolaires. « La BD traite de tous le sujets. D’aventure, comme avec notre invité d’honneur, Nicolas Malfin, mais aussi d’histoire, de science, d’écologie, etc. ».

Mais ce qui fait la particularité du Festival d’Angers, c’est le savant mariage du dessin, du vin et même de la bière. Vingt cinq dessinateurs étaient, comme les années précédentes, associés à 6 viticulteurs de la région angevine et un brasseur de bière, « la Piautre », afin de réaliser autant d'étiquettes, lesquelles seront ensuite collées sur les bouteilles. Une originalité qui permet de rendre ce salon de la bande dessinée encore plus sympathique. Et chacun y trouve son compte : les dessinateurs qui découvrent les nectars du Val de Loire et les vignerons qui peuvent ainsi proposer des collections de bouteilles de vins que d’aucuns peuvent conserver comme de véritables œuvres d’art, surtout si l’étiquette est dédicacée par l’auteur en personne.

L’autre point fort c’est la façon dont les organisateurs « cocoonent » les auteurs. Pas de tapis rouge, mais une ambiance détendue où chacun prend plaisir, à échanger sur les projets de uns et des autres. Qu’ils soient très connus, comme Nicolas MALFIN (golden City), Cyril BONIN (FOG, Quintett), Vincent MALLIÉ (le grand mort), Joël PARNOTTE (Les Aquanautes, Hong Kong Triade), André GEERTS (Jojo) ou encore Andrei ARINOUCHKINE (Ewen), ou simple dessinateur dans un Fanzine, chacun est logé à la même enseigne. « Merci pour votre accueil. C’était très bien, comme d’habitude. Je suis vraiment ravi » disaient les auteurs en partant dimanche soir. Preuve qu’ils prennent du plaisir en venant à Angers.

Les organisateurs, en avaient presque la larme à l’œil en voyant partir ceux qui, au fil des ans, sont devenus de véritables amis. La plupart reviendront l’an prochain c’est sûr, pour l’ambiance, mais aussi pour partager un petit verre d’Aubance ou de Layon, entre deux coups de crayons.


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