Frédérick Gersal fait des histoires au Restau-Théâtre


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le Lundi 10 Mars 2014 à 07:23


Homme de télé, notamment dans Télé Matin sur France 2, et de radio sur les ondes de France Bleu, ce passionné de grandes et petites histoires s’installe, du 27 au 29 mars, au Restau-Théâtre à Angers, avec son nouveau one man show. Entre passé, présent et surtout imparfait…



Frédérick Gersal.
Frédérick Gersal.
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Comme à son habitude, Frédérick Gersal, le Monsieur Histoire de Télé Matin sur France 2, cherche, fouille dans la grande malle du temps qui passe, dans son vaste sac à malices, dans cette caverne d’Ali Baba qu’est notre mémoire. Dans son spectacle, « Frédérick Gersal fait des histoires », il raconte les petites et grandes histoires, qui touchent des événements et des lieux, des femmes et des hommes, des mots et des expressions, bref tout ce que l’Histoire avec un grand « H » offre en héritage. Entretien avec un passionné avant tout !

Ça fait quoi d’être comparé à Alain Decaux ?
« Cette comparaison n’est pas raison (rires). Car c’est un personnage que j’ai adoré et qui m’a, sans doute, conduit à faire ce que je fais aujourd’hui. C’est-à-dire, raconter l’Histoire. J’ai eu la chance de le croiser et de pouvoir échanger avec lui, mais me comparer à ce membre éminent de l’Académie française, c’est beaucoup trop, je ne le mérite pas ».

D’où vous vient cette passion pour l’Histoire ?
« Ça m’a pris tout petit. Et c’est un peu grâce à mon père qui, pourtant, n’est pas historien, mais qui, lors des repas de famille, posait tout un tas de questions : “Qui a succédé à Henri IV”, ”Qui était le prédécesseur de Louis XI”… Je me suis pris au jeu en tentant d’être le meilleur à chaque fois. Mais plus sérieusement, j’ai eu la chance d’avoir un prof d’Histoire qui m’a fasciné, qui m’a emporté, transporté ».

Homme de télé, de radio et désormais de théâtre, vous n’arrêtez jamais ?
« Je suis passionné avant toute chose et j’ai réellement l’impression de réaliser tous mes rêves. Je suis à la radio en direct, tout comme à la télé et désormais au théâtre, directement face au public, et c’est un vrai bonheur. Je reviens à mes premières amours, car j’ai fait un peu de théâtre dans ma jeunesse. »

Comment choisissez-vous les histoires que vous racontez sur scène ?
« A l’origine de mon spectacle, ce sont les conférences que je donnais – et que je continue de donner – un peu partout en France et à l’étranger. Les thèmes de ces conférences, je les ai compilés pour les intégrer à un one man show historique ou un stand-up historique. Il m’a ensuite fallu écrire une trame pour que tout se tienne, en y ajoutant, au fil de l’écriture, d’autres faits historiques, d’autres personnages, des anecdotes, des expressions… Un travail passionnant et surtout très amusant ».

Votre spectacle est vivant, drôle, pensez-vous qu’il a aussi des vertus pédagogiques, éducatives… ?
« C’est un grand honneur que vous me faites. J’aimerais bien le penser, l’imaginer, le rêver. Après le spectcale, je vais toujours à la rencontre du public et souvent certaines personnes me disent : “J’aurais tant aimé vous avoir comme prof d’Histoire”. Ça fait toujours plaisir. »

"Non, on ne peut pas rire de tout. Je suis d’ailleurs mon propre censeur. Il y a des sujets auxquels on ne touche pas. Il faut pourtant les raconter, je pense bien sûr à la Shoah, mais je m’interdis d’en rire".

Frédérick Gersal fait des histoires au Restau-Théâtre
Bonaf, lui aussi homme de télé et de théâtre, est votre metteur en scène pour ce spectacle. Pourquoi ce choix ?
« C’est un choix qui s’est imposé car c’est avant tout un ami. On travaille ensemble depuis longtemps, notamment à la télévision. Et quand il a lu ce que j’avais écrit, il a tout de suite eu des idées qui me correspondaient parfaitement. Et même si nos spectacles sont totalement différents, on s’est trouvé ».

Tiré ou non de votre one man show, quel est le fait historique qui vous fait toujours autant rire aujourd’hui ?
« Sans hésiter, et je l’évoque d’ailleurs dans le spectacle, c’est l’épisode du vase de Soissons que je raconte avec délectation. Un fait tiré de la Grande Histoire mais qui, par le biais de la petite histoire, prête à sourire, puisque ce vase n’a jamais été cassé. Et malgré tout, on nous casse les pieds avec ça depuis tant d’années ! »

Question brûlante d’actualité : selon vous, peut-on rire de tous les faits historiques ?
« Non, on ne peut pas rire de tout. Je suis d’ailleurs mon propre censeur. Autant, on peut sourire sur un fait ancien, historique, et même s’il concerne l’assassinat d’un personnage car il peut révéler des faits étonnants, troublants…, mais il y a des sujets auxquels on ne touche pas. Il faut pourtant les raconter, je pense bien sûr à la Shoah, mais je m’interdis d’en rire. Il faut simplement en parler pour que toutes ces atrocités n’arrivent plus jamais. »

Vous êtes actuellement en tournée, mais avez-vous des projets à venir ?
« Je compte poursuivre dans cette voie du théâtre. D’ailleurs, je suis en train d’écrire mon prochain spectacle et je me rends compte que les sujets et les faits historiques sont inépuisables. Donc, tout cela m’occupe beaucoup. Et puis, grâce à l’écriture de ce nouveau one man show, j’essaie aussi de gommer les défauts du premier. Bref, je compte réellement continuer à surfer sur cette belle idée du spectacle, alliant à la fois de l’humour et de l’histoire, car nous ne sommes pas très nombreux dans ce créneau-là ».

Dernière question : pourquoi ce nœud papillon rouge ?
« Tout simplement parce que je n’ai jamais supporté le port de la cravate. J’ai donc essayé le nœud papillon et désormais il est associé à mon image. Je ne peux plus m’en défaire ou alors c’est quelqu’un d’autre ».

« Frédérick Gersal fait des histoires ».

Jeudi 27 (complet), vendredi 28 et samedi 29 mars au Restau-Théâtre, 14 rue Garnier à Angers.


Réservations au 02 41 72 84 26. Contact : aurestautheatre@orange.fr

L’interview décalée…

En dehors du théâtre, de la télé, de la radio, vous faites quoi dans la vie ?
« Je n’ai pas beaucoup de temps pour le reste, mais je vois mes enfants. Nous en avons six, et c’est toujours un grand bonheur de les retrouver. Je lis aussi énormément et je peaufine ma collection de marteaux dont je détiens environ 120 pièces ».

Qu’est-ce qui vous énerve le plus dans la vie ? Et dans votre métier ?
« Dans la vie, la vulgarité. Dans mon métier, le côté superficel de la télé ou la radio ».

Si Dieu a créé la femme. Vous, vous auriez créer quoi ?
« Sa sœur ».

Quel est le rêve que vous faites souvent et que vous aimeriez réaliser ?
« C’est terrible, mais je n’ai pas de rêve. Le seul que je fais le plus souvent, c’est quand je suis sur le dos d’une baleine, alors non ! ».

Comment aimeriez-vous mourir ?
« Rapidement ».

Quelle est votre devise ?
« Amour, travail. »

ET SI VOUS ETIEZ

Quelqu’un d’autre ?

« Un agriculteur, un paysan ».

Une boisson ?
« Le champagne ».

Un personnage historique ?
« Napoléon ou Louis XIV ».

Un homme ou une femme politique ?
« Georges Clemenceau».

Une chanteuse ?
« Barbara ».

Un animal ?
« Un éléphant ».

Un gros mot ?
« Ah merde ! ».











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