Google étend sa toile chez les commerçants d’Angers


Rédigé par - Angers, le 02/03/2016 - 20:06 / modifié le 06/03/2016 - 08:09


Neuf commerçants sur dix ne sont pas présents sur Internet. De quoi intéresser Google, le premier moteur de recherche utilisé par les internautes et mobinautes français. Du 23 au 26 février, des étudiants formés par Google France sont allés à la rencontre des commerçants d’Angers, Cholet et Saumur pour les aider à faire leurs premiers pas sur la toile.



Une étudiante de l'ESSCA, coach Google pour les pros, chez le chocolatier Laurent Petit à Angers (Photo Google France)
Une étudiante de l'ESSCA, coach Google pour les pros, chez le chocolatier Laurent Petit à Angers (Photo Google France)
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Nous n’avons rien à leur vendre, nous venons seulement proposer aux commerçants indépendants de les aider à développer leur visibilité sur internet », explique Remi Debreil, « Master Coach Google ». « Nous recrutons nos représentants auprès des écoles de commerce car les étudiants ont une bonne formation en matière de commercialisation de produits. A Angers, nous avons choisi l’ESSCA ».
 
Recrutés sur entretien, les jeunes seront chargés de rencontrer, tablette tactile à la main, tous les commerçants des centre-ville d'Angers, Saumur et Cholet. En tout plus de 400 commerçants. « C’est une peu une mission d’évangélisation numérique », poursuit le "master coach". « La plupart des commerçants ou TPE indépendants que nous rencontrons connaissent Google et ils sont plutôt contents d’avoir un contact physique avec notre structure. Nous avons très peu de rejets, d’autant plus que nous avons adapté notre présentation au temps très court dont disposent souvent les commerçants ». L’intervention chez un commerçant ne dure donc qu'une quinzaine de minutes.
 
Appelée « Google pour les pros », l’opération est lancée depuis 4 ans sur l’ensemble du territoire français. En Maine-et-Loire, elle a été organisée à Angers, Cholet et Saumur, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie et les associations de commerçants, du 23 au 26 février dernier.
 
Ce service qui peut s’associer à tous ceux que propose déjà la firme ( géolocalisation, agenda, messagerie …), permettra d’assurer, par le biais d’une page web, une présence minimum de l’enseigne avec ses coordonnées, ses heures d’ouverture et une série de photos. « Il ne s’agit pas de les convaincre de se lancer dans le e-commerce, mais de favoriser leur présence internet et répondre aux recherches que les clients effectuent sur notre moteur de recherche », explique  Elisabeth Bargès, directrice des relations institutionnelles de Google France.
« Un client qui cherche un produit, même à côté de chez-lui, s’il ne trouve pas un vendeur, risque de le commander à l’étranger » - Elisabeth Bargès, Google France
« En France, sept consommateurs sur 10 recherchent un professionnel sur internet, six sur dix achètent en ligne alors que seulement un commerçant sur dix vend sur internet. Cette différence que l’on ne retrouve pas en Allemagne ou en Grande Bretagne, n’est pas bonne pour les professionnels qui ratent des opportunités commerciales », poursuit la représentante de Google.  « Un client qui cherche un produit, même à côté de chez-lui, s’il ne trouve pas un vendeur, risque de le commander à l’étranger. Sur Amazon, par exemple. La balance commerciale du clic est déficitaire en France. C’est pour combler ce retard que nous aidons gratuitement les professionnels à faire leurs premiers pas sur internet ».

Une partie des Google Coachs lors de la soirée de présentation de l’opération, à la cité de l’Objet Connecté à Angers.
Une partie des Google Coachs lors de la soirée de présentation de l’opération, à la cité de l’Objet Connecté à Angers.
La philanthropie du géant américain est toute relative bien évidemment. Google ne cache pas son ambition de voir tout le monde, qu’il soit commerçant ou client, enregistré sur ses serveurs. « Non pas pour vendre les données, comme certains le pensent », précise Elisabeth Bargès, « mais pour favoriser le business qui passe inévitablement par internet ».
 
Et si le géant de l’internet affirme « ne pas avoir de retour direct sur investissement », il aura tôt ou tard l’occasion de proposer ses solutions publicitaires Google Adwords . « Les commerçants achèteront peut-être de la publicité, mais nous  ne les obligeons pas » poursuit  Elisabeth Bargès. « Ce n’est pas l’objectif premier, le fait d’avoir plus de commerçants en ligne permet aussi d’optimiser nos moteurs et améliorer la précision de Google Map »
« Le contact physique ne suffit plus aujourd’hui pour capter l’attention des clients, une vitrine numérique devient indispensable » - Anne Leclerc, commerçante
Mais Google crée le besoin, sachant que la visibilité passe aussi par un bon référencement et un positionnement en tête de liste, un service payant chez le géant du Net. Un investissement à long terme qui lui permettra, une fois qu’il aura référencé tous les commerçants, d’engranger des profits supplémentaires.
 
Du côté des commerçants de proximité qui ne voyaient pas encore en quoi leur présence sur internet pouvait influencer la clientèle, on commence à mesurer la portée de la démarche. « Le contact physique ne suffit plus aujourd’hui pour capter l’attention des clients, une vitrine numérique devient indispensable. Mais il faut que ce soit simple et là c’est le cas », explique Anne Leclerc, gérante du salon de thé « Le temps c'est Art et Thé », rue Chaperonnière à Angers. « C’est encore trop tôt pour quantifier, mais j’ai des amis qui ont accueilli des touristes qui les ont trouvés sur internet. Pour moi il n'y pas de raison que ça ne marche pas ». Anne Leclerc est donc « Google convaincue ». L’avenir de son commerce passe par la toile. Quant à vendre son thé en ligne, elle avoue y penser désormais.
 
Si Google pour les pros peut constituer une véritable plus-value pour les commerçants, il pourrait faire de l’ombre aux annuaires, et notamment les Pages Jaunes dont les prestations de mise en ligne sont payantes. « Nous sommes complémentaires. Ce n’est pas tout à fait le même service et chez les artisans les Pages Jaunes sont encore très présentes », avance Elisabeth Bargès. Mais le premier annuaire professionnel baisse actuellement ses tarifs, preuve sans doute qu’il sent le vent venir.

 





Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








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