Henri Courseaux : le plaisir de jouer la comédie


Rédigé par - Angers, le 24/06/2010 - 12:42 / modifié le 26/06/2012 - 00:20


A l’occasion du Festival d’Anjou, au château du Plessis-Macé, au nord-ouest d'Angers, Henri Courseaux jouait lundi soir dans la Nuit des Rois, de William Shakespeare, et enchaînait mardi soir, avec la Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau. Rencontre avec un comédien qui prend un véritable plaisir à monter sur les planches et notamment au Festival d'Anjou.



Henri Courseaux : Molière du comédien dans un second rôle pour la Nuit des Rois
Henri Courseaux : Molière du comédien dans un second rôle pour la Nuit des Rois
Eglantine RS : Comment définiriez-vous le personnage du Général Petypon, l’oncle du personnage principal, que vous interprétez dans la pièce de Feydeau ?
Henri Courseaux : Le Général est un bon vivant, un philosophe aimant la vie, s’amusant de tout. C’est un personnage atypique dans le théâtre de Feydeau : ironique, mordant, se moquant des autres. Il est habitué aux commandements et ne comprend pas quand cela ne marche pas comme il veut.

ERS : Des deux personnages que vous interprétez cette année au festival d’Anjou, lequel vous touche le plus : Malvolio dans la Nuit des rois ou le Général dans la Dame de chez Maxim ?
HC : Malvolio est un personnage grandiose, qui descend au fond du ridicule tellement il se croit arrivé. En ce sens, je le trouve plus touchant que le général, qui est cependant un personnage cocasse, qui m’amuse beaucoup.

ERS : Comment fait-on pour mémoriser et s’approprier deux personnages qui interviennent dans deux pièces plutôt différentes ?
HC : Pour la pièce de Feydeau, j’ai travailler pendant trois mois, trois ou quatre heures tous les matins, pour apprendre le texte. La dame de chez Maxim est une pièce longue, trois heures. Il y a donc un gros boulot de mémoire, et puis les textes sont difficiles. Si on ne prononce pas exactement comme cela a été écrit, cela n’a plus le même sens, d’où cet important travail de mémorisation.

ERS : La Dame de chez Maxim n’a qu’une dizaine de représentations derrière elle. C’est donc la première fois que vous la jouez en plein air. Quelles sont vos sensations ?
HC : Jouer en plein air demande un déploiement vocal et physique, d’autant plus qu’ici la scène est plus grande que celle du théâtre où nous jouons à Paris. Nous devons faire deux fois plus de pas. Mais, c’est également très agréable de jouer en extérieur. Il se passe un truc supplémentaire en plein air.

ERS : La Nuit des rois s’est jouée près de 120 fois, entre septembre 2009 et janvier dernier. Après une pause de quelques mois, la troupe a repris les costumes pour revenir sur la scène de sa première, un an après. Allez-vous tourner cet été ?
HC : Cet été, nous allons faire différents festivals avec la Nuit des rois : Ramatuelle, Perpignan, Vaux-le-Vicomte, avant de poursuivre à la rentrée.
Je vais également interpréter la Dame de chez Maxim avec la troupe des comédiens d’Asnières (ndlr : avec laquelle il jouait au festival d’Anjou ce mardi), au festival de Cormatin, en Bourgogne.
Je suis aussi sur scène avec Ma foi, je doute !, spectacle de chant, à Paris et Cormatin cet été.


















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