|
Festival d'Anjou
Huster : un Dom Juan plus cynique que jamais62ème Festival d'AnjouPar Yannick SOURISSEAU - le 18 Juin 2011 à 19:49
Malgré la météo dantesque de ce vendredi, le Dom Juan version Francis Huster a pu être donné hier soir au château du Plessis Massé devant des spectateurs frigorifiés mais enthousiastes. Le ciel plombé a contribué à renforcer l’atmosphère pesante de cette tragi-comédie de Jean-Baptiste Poquelin dit « Molière ».
Sganarelle (Francis Perrin) en contradiction permanente avec Dom Juan
S’il ne pleuvait plus hier soir au Plessis-Macé, il ne faisait pas vraiment chaud. Les bourrasques de vent ont obligé les techniciens à baisser le niveau des micros de scène, réduisant du même coup le confort d’écoute des spectateurs les plus éloignés. Mais le Festival d’Anjou reste un festival de plein air et il faut donc composer avec la météo.
Pour ceux qui ne l’ont jamais étudiée, Dom Juan est une comédie tragique de Jean-Baptiste Poquelin dit « Molière » qui relate la vie tumultueuse d’un noble sicilien infidèle, séducteur, libertin et même blasphémateur. Il accumule les conquêtes amoureuses, ne pouvant s’empêcher de séduire la première fille venue, qu’elle soit de son rang, servante ou paysanne. Être sans scrupule il entretient des relations conflictuelles avec son père Dom Louis, mais aussi avec les frères de Done Elvire, l’une de ses conquêtes. En créant ce personnage qui finira dans les flammes de l’enfer, après que son fidèle valet Sganarelle lui ai dit ses quatre vérités, Molière voulait surtout dépeindre la noblesse de l’époque, celle qui n’avait ni foi ni loi et qui troussait toutes les femmes qu’elle croisait. Dans la version qu’il a mis en scène, laquelle était joué pour la première fois au Festival d’Anjou, Francis Huster interprète Dom Juan en restant fidèle au texte de Molière. Il propose une pièce d’époque où les personnages en costumes noirs, revolver à la ceinture et téléphone portable à la main, sont devenus les chefs de famille de la mafia sicilienne. C’est Francis Perrin, un habitué du Festival d’Anjou, puisqu’il en fut même le Directeur artistique, qui campe un Sganarelle, le fidèle valet de Dom Juan, plus vrai que nature. Tout le contraire de son maître, c’est lui qui apporte un peu d’humanité et d’humour dans cette pièce qui serait bien sombre, encore plus quand les cieux sont plombés, comme hier soir en Anjou. Francis Perrin, poltron, maladroit, n’a de cesse d'implorer son maître de se repentir en le menaçant du châtiment divin. Prenant les spectateurs à partie, il tient là un rôle qui lui sied à merveille. Le séducteur Francis Huster qui campe, sans vraiment forcer le trait, un Dom Juan suffisant, ironique, impertinent et même irrespectueux, notamment de la gente féminine qu’il considère tout juste bonne à assouvir ses instincts de mâle dominateur, comme il le fait lorsque Done Elvire (Gaïa Weiss), se présente totalement nue devant lui (malgré le froid…). Il se joue de toutes les situations avec toujours autant de cynisme, même quand l’un des frères d’Elvire lui place un révolver sur la tempe pour laver l’honneur de la famille ou quand il jure devant la croix où le tombeau du Commandeur, tué de ses mains quelques mois auparavant. Francis Huster qui joue cette comédie avec la Troupe de France, a surtout voulu rendre hommage à Louis Jouvet, le Patron comme il l’appelle, réalisant cette pièce pour les 60 ans de sa mort. « J’ai tenté d’imaginer et non pas d’imiter Dom Juan, comme Jouvet en aurait rêvé en 2011 », déclarait Francis Huster en présentant la pièce. Louis Jouvet, mort en 1951, était le directeur du théâtre de l’Athénée dans le 9e arrondissement de Paris, devenu depuis l'Athénée-Louis-Jouvet Malgré le froid de novembre comme l’avait souligné Nicolas Briançon, le public a réservé une « standing ovation » à Francis Huster et à la Troupe de France qui l’accompagnait lors de cette première. Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur
Dans la même rubrique :
Cinéma | Spectacle | Expositions | Musique | Livres | Divers culture | Festival d'Anjou | Premiers Plans | Le Quai |
F. Hollande un président « sobre » et... « étanche », selon la presse étrangère
Vu sur le Monde.fr, le 16 mai 2012
Le président étanche. » Dans l'averse des commentaires relatant, avec plus ou moins de sarcasmes, l'entrée en fonction, sous des trombes d'eau, de François Hollande à la présidence de la République, la palme de l'habileté revient sans aucun doute à Kommersant. Visiblement impressionné, le quotidien russe décrit un François Hollande impassible face aux orages, sourd aux réprimandes de ses gardes du corps inquiets de le voir s'approcher de la foule et capable d'arriver à l'heure à l'Elysée « tout en s'arrêtant aux feux rouges et en laissant les piétons traverser au passage clouté »… Lire la suite sur Le Monde.fr Comment Hollande démine Notre-Dame-des-Landes pour Ayrault
Vu sur Rue89.com le 10 mai 2012
L’arrivée au pouvoir de Hollande donne du répit aux opposants de l’aéroport. Eviter de trancher dans le vif, sa méthode de gouvernement ? La méthode Hollande vient déjà d’être mise en œuvre dans le dossier très chaud du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, symbole du désaccord avec les écologistes. Bilan : on gèle tout, on laisse faire les tribunaux, et on verra dans deux ans… Lire la suite sur Rue89.com Plus de 1,6 million d'embauches prévues en 2012
Vu sur Huffington post.fr le 10 mai 2012
Une éclaircie se profile dans le secteur de l'emploi pour 2012. Les entreprises prévoient d'embaucher un peu plus que l'an dernier, selon une enquête annuelle de Pôle emploi publiée, jeudi 10 mai. Toutefois, les entreprises invoquent des difficultés croissantes pour trouver la perle rare. Ces difficultés seraient liées à l'inadéquation des profils aux postes, une pénurie de candidats ou encore aux conditions de travail et à un déficit d'image de l'entreprise, du secteur ou du poste… Lire la suite sur Huffington post.fr |
|||

Dépêches



















