Idée de sortie : au cœur du poumon ardoisier


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers le Dimanche 20 Avril 2014 à 09:10


A Trélazé, le parc des Ardoisières offre des paysages uniques avec ses vieux fonds, ses déchets d’ardoises et ses vestiges miniers. Balade en compagnie d’Alain Roger et Rossignol. Une idée de sortie pour le week-end



Alain Roger et Jean-Christophe Boisteault devant le village des Favreaux.
Alain Roger et Jean-Christophe Boisteault devant le village des Favreaux.
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Il connaît le site comme sa poche. Il a en même usé ses fonds de culottes étant gosse. Alain Roger, vice-président du musée de l’Ardoise à Trélazé, est sans nul doute le guide dont il faut se « munir » pour à la fois pénétrer et découvrir les Ardoisières. « Quand j’étais gamin, je jouais ici tous le temps, raconte-t-il. Je connais donc les moindres recoins. J’y ai travaillé aussi comme ardoisier et aujourd’hui, je viens m’y promener en famille ».

Pour la visite de ce parc, à l’heure où les genêts fleurissent, Alain est accompagné de Jean-Christophe Boisteault, alias Rossignol – pour son rôle d’animateur fendeur au musée – lui aussi amoureux de ce site, dévoilant faune, flore et patrimoine industriel. Sur environ 170 hectares, le parc ardoisier s’étend de la Paperie (Saint- Barthélemy d’Anjou) au boisement de la Pompe (Trélazé), traversé par l’antenne Est de la Loire à Vélo (lire ci-contre).

Un terrain de jeu idéal pour randonneurs, familles, sportifs, cyclistes qui se côtoient dans cet environnement hors du commun. Riche en biodiversité, ce parc ardoisier, grâce à ses cheminements doux et quasi naturels, laisse entrevoir des milieux secs couverts de sedum, de mousses, de lichens. Et des milieux plus humides avec roseaux, carex, épilobes, joncs, lysimaque, menthe aquatique, iris d’eau, œnanthère aquatique.

Les sentiers pédestres  sont tous balisés.
Les sentiers pédestres sont tous balisés.
Au cours de la balade, pontons et passerelles permettent aussi de découvrir les vieux fonds, la Gonardière, la Bremanderie…, d’immenses trous d’eau, dignes héritiers de l’exploitation minière.

« Le parc est public et totalement libre d’accès mais nous proposons trois randonnées pour ceux qui souhaitent réellement en savoir un peu plus sur le patrimoine, l’histoire, la faune et la flore, annonce Rossignol. Une première boucle de 4 km reliant le Parc du Vissoir et le Parc des Ardoises. Une seconde de 11 km essentiellement nature, qui invite via les bords de l’Authion, le Bourg de Trélazé, la Levée Napoléon à rejoindre le point haut du Buisson qui offre une vue panoramique sur la cité trélazéenne et sur la vallée. Et enfin, une troisième de 11 km, mi-nature, mi-urbaine ou le randonneur emprunte les petits chemins d’anciens lieux d’exploitation ».

Le village des Favreaux

Les vieux fonds  des ardoisières.
Les vieux fonds des ardoisières.
Point culminant du site, l’Enfer offre une vue panoramique à 180° d’où l’on distingue les vestiges de l’exploitation ardoisière : des compresseurs, des chevalements et ces tonnes de déchets d’ardoises qui, par beau temps, reluisent sous les rayons du soleil. Au pied de cette butte, en longeant le mur du Lapin, le ruisseau éponyme laisse place à de larges espaces marécageux qui mènent vers d’autres vestiges : ceux du village des Favreaux, un lieu authentique et méconnu du public.

« Ce hameau rassemble une petite dizaine de bâtiments où quatre à six personnes vivaient par foyer. Au centre, il y avait un four à pain commun ainsi que des latrines et deux puits, explique Alain Roger. Ces ruines sont en cours de restauration et le chantier cache toujours de belles découvertes ».

Intarissable et passionné, Alain Roger, sur le chemin du retour en direction du parking du rond-point de Saint-Lézin, ne cache pas sa fierté. Ce poumon ardoisier, ses sentiers pédestres, ses traces du passé, ses panneaux explicatifs…, sont sans nul doute le plus bel hommage rendu à « toutes ces heures passées au fond ». Et d’autant plus depuis l’annonce de la fermeture définitive du site industriel des Ardoisières d’Angers.

Idée de sortie : au cœur du poumon ardoisier
En empruntant la Loire à Vélo

La Loire à vélo, c'est 800 kilomètres d'itinéraire cyclable, sur voies réservées ou à très faible circulation, depuis Sancerre, dans
le Cher, jusqu'à Saint-Nazaire.

Ce projet est désormais complété sur l'agglomération angevine par l'aménagement d'une trentaine de kilomètres. Cette boucle permet de rallier l'itinéraire de la Loire à vélo depuis la gare d'Angers via, par l'Ouest, le centre historique de la ville puis le chemin de halage de Bouchemaine. Et, par l'Est, le site des ardoisières de Trélazé.

Dans sa totalité, elle relie neuf communes : Béhuard, Savennières, Bouchemaine, Angers, Saint-Barthélemy-d'Anjou, Trélazé, La Daguenière, Les Ponts-de-Cé et Sainte-Gemmes-sur-Loire.

Quoi faire aux alentours

Rossignol lors d’une fente d’ardoise.
Rossignol lors d’une fente d’ardoise.
Où flâner ? Au musée de l’Ardoise

Adeux pas du parc ardoisier, le musée de l’Ardoise accueille le public toute l’année. Sous la houlette de l’association des Amis de l’ardoise, différentes animations sont proposées, comme le travail de la pierre. L’animateur-fendeur Rossignol reproduit tous les gestes qui lui permettent d’obtenir, à partir d’un bloc de schiste, de fines ardoises.

Mêlant la parole aux actes, il conte avec talent son savoir faire. Classé au patrimoine remarquable de l’Anjou, ce musée propose aussi des expositions au gré de ses trois salles d’expo. « Malgré la fermeture du site industriel des ardoisières, le musée reste ouvert au public. Plus que jamais », insiste Alain Roger, son vice-président.

Plus d'infos : ici

Vincent et Nathalie Juvin, gérants du restaurant " Le Buisson "
Vincent et Nathalie Juvin, gérants du restaurant " Le Buisson "
Où manger ? Au Buisson…

Pour les fins gourmets et les amoureux de la cuisine traditionnelle, cette institution trélazéenne est une bonne adresse. Au restaurant Le Buisson, Nathalie et Vincent Juvin vous accueillent tous les midis, du lundi au dimanche, avec sa formule buffet (à partir de 11,70 euros) ou avec sa carte riche en plats de saison (à partir de 14,40 euros).

« Nous proposons une cuisine conviviale à une clientèle d’habitués et familiale », annonce Vincent, le chef. Le Buisson reste ouvert le soir et les week-ends pour les groupes et sur réservation.

187, rue Ferdinand Vest. 49800 Trélazé. Tél. : 02 41 69 74 25





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