Il est revenu le temps du vélo-calèche !


Rédigé par - Angers, le 09/03/2014 - 08:25 / modifié le 12/03/2014 - 13:04


Depuis cet été, sa silhouette ne passe pas inaperçue à Angers. Pierre Jollivet propose une alternative de transport sociale aux citadins : le vélo-calèche. Découverte.



Pierre Jolivet, ici place  du Ralliement à Angers  (et sans sa casquette),  avec son vélo-calèche.
Pierre Jolivet, ici place du Ralliement à Angers (et sans sa casquette), avec son vélo-calèche.
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Casquette rétro vissée sur la tête, barbe naissante, visage ouvert et oreille attentive : depuis la fin du mois d'août, Pierre Jollivet et son vélo-calèche sillonnent quasiment sans relâche les artères du centre-ville angevin. Un brin taxi, un brin GO, complètement dispo, le bonhomme a changé de vie il y a six mois, sans réellement changer de branche.

Sa famille à lui est dans le transport depuis plusieurs générations. Des dizaines de bon gros camions qui ont peuplé son enfance et constitué la première partie de sa vie professionnelle. « J'ai suivi un parcours classique : DUT puis école européenne de transports », se rappelle Pierre.

Nous sommes au milieu des années 2000 et la voie est toute tracée pour le jeune homme, dont le père aspire à une retraite bien méritée. Tout est sur les rails, mais une courte expérience a aiguisé la curiosité et suscité l'enthousiasme de cet Angevin de naissance.

« A la fin de mes études, j'avais un mois de battement avant de faire un voyage au Québec. J'ai participé à Paris au démarrage du premier vélo-taxi. Ça marchait vraiment très fort et c'était très marrant ». L'expérience en reste là mais la graine est semée dans l'esprit de Pierre qui, jusqu'en 2010, bon an mal an, poursuit sa carrière dans le transport.

« Il y a 3 ans, j'en ai eu ras-le-bol. J'avais un peu envie de m'envoler, d'entreprendre », raconte-t-il. Après deux saisons dans des stations d'hiver et balnéaires, l'idée du vélo-taxi, qui s'est développée dans les grandes agglomérations françaises, s'impose à lui.

« Je suis allé voir sur le site du Bon Coin si le matériel nécessaire était en vente. Je me suis décidé en un week-end ». Aller-retour à Paris pour récupérer le matériel, en pièces détachées, puis stockage pendant près d'un an à Angers.

La guerre des taxis

Et au début de l'été 2013, opération montage. Le principe est simple : « C'est un tricycle avec un moteur dans le moyeu de la roue avant, relié à une batterie sous la banquette ». La tradition est ancestrale et trouve son origine en Asie. Pousse-pousse, rickshaw..., appelez-le comme vous voulez, mais c'est bien de cela qu'il s'agit.

« Lorsque j'ai commencé à tourner dans Angers avec mon vélo, certaines personnes étaient choquées, m'expliquant que ce temps-là était fini... » Qu'elles se rassurent : si Pierre se fait les mollets sur son vélo-calèche, il y trouve surtout du plaisir et renoue avec une vieille tradition familiale.

« Mon grand-père avait un vélo-taxi pendant la guerre et faisait des allers retours entre l'hippodrome et le centre-ville. Ça n'était pas du folklore, il gagnait sa vie avec ça ! » Lui, timide d'abord, s'est ouvert aux autres, pour expliquer ce qu'il proposait, puis pour faire découvrir la ville autrement à ses passagers.

« Le vélo-calèche, c'est une forme d'écologie fonctionnelle. Quand j'observe les gens du centre-ville dans leur voiture, ça les barbe ! Ce qui m'intéresse, c'est de leur offrir une alternative aux moyens de transports classiques ». Une sorte de « limousine à 3 roues », qui permet « d'avoir une vision unique sur le paysage urbain ».

L'accueil des commerçants a été enthousiaste, comme celui de la municipalité, qui lui permet d'emprunter les rues piétonnes et les couloirs de bus sans souci. « J'ai pourtant démarré dans un climat hyper froid, avec les taxis », se souvient Pierre. Convocation au commissariat puis contrôle de la répression des fraudes... Avant l'apaisement.

De « vélo-taxi », le tricycle de Pierre est devenu « vélo-calèche », « mobilisable 7 jours sur 7, avec même quelques possibilités en nocturne. J'essaie de coller aux saisons et au rythme des gens », conclut Pierre, qui nous livre un dernier conseil : « Prenez le temps de vous déplacer ! »

Contact Vélo-Calèche : Pierre Jollivet au 06 25 49 37 73.
2 € la prise en charge, 1,5 € le km.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Urssaf cancras et Carabas le 09/03/2014 16:43 | Alerter
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Après dix ans de physique musculaire, de Rsi, Ram, Cipav, Urssaf, impôt sur les sociétés, car je doute que l'auto entrepreneur tienne encore longtemps je vous souhaite bon courage sur le vélo.








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