Il y a un an, le massacre de Charlie Hebdo


Rédigé par - Angers, le 07/01/2016 - 09:06 / modifié le 07/01/2016 - 23:51


Le 7 janvier 2015, deux terroristes lourdement armés décimaient la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Un an après le massacre, la nouvelle rédaction a tenu à marquer ce triste anniversaire en sortant un numéro spécial, tiré à un million d'exemplaires.



Les Angevins de tous horizons ont tenu a marqué leur indignation, les 7 et 9 janvier 2015
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Souvenons-nous, il y a tout juste  un an les dessinateurs Charb, Tignous, Honoré, Cabu et Wolinski, les têtes du journal Charlie Hebdo, plusieurs collaborateurs, amis de passage, agents de sécurité, policiers, en tout 12 personnes, tombaient, en à peine 15 minutes, sous les balles des frères Kouachi. La nouvelle de cet attentat odieux s’est répandue sur le territoire français et sur l’ensemble de la planète, à la vitesse de la lumière.
 
Partout des citoyens, émus aux larmes sont descendus dans la rue, le crayon à la main, pour soutenir la rédaction d’un journal devenu symbole de la liberté d’expression, y compris par ceux qui n’appréciaient par forcément l’humour grinçant de ses journalistes et dessinateurs.
 
A Angers un rassemblement  sera organisé le soir même de l’attentat à l'initiative du Club de la Presse Anjou et des médias locaux, très touchés, auxquels se sont joints des responsables d'associations, des politiques et plusieurs milliers d’anonymes indignés par ce massacre, à  leur porte. « Je suis Charlie », affichaient les participants, revenus encore plus nombreux le dimanche suivant pour une grande marche de plus de 45 000 personnes dans les rues d’Angers. Plusieurs millions en France.  Du jamais vu.
 
Ironie du sort, le journal qui était au bord de la faillite a gagné 200 000 abonnés en un an et tire désormais à 300 000 exemplaires chaque semaine alors qu’auparavant 60 000 exemplaires étaient tirés pour seulement la moitié de vendus.
 
Si le titre dispose, grâce à la mobilisation générale, d’un trésor de guerre évalué à environ 20 millions d’Euros, l’ambiance n’est pas vraiment revenue. Les survivants qui veulent maintenir coute que coute l’esprit Charlie, restent  marqués par ce qu’ils ont vécus. Le dessinateur Luz qui ne s’en est pas remis, a quitté le journal en septembre. De même l'urgentiste Patrice Pelloux , l’un des premiers arrivés sur les lieux du drame. « Je suis très attaché à Charlie, mais je préfère prendre mes distances. Je ne vois plus ce que je peux y faire désormais », disait-il récemment au Press’tiv@l de Château-Gontier.
 
« Un journal digne d'eux, un journal pour le jour où ils reviendront »

Même Riss, le nouveau patron, qui a échappé de peu à la mort, peine à maintenir la barre du navire Charlie. Une épreuve pour lui comme pour les autres survivants qui se remémorent ces quelques minutes tragiques de leur vie de journaliste et dessinateur. Le cœur n’y est plus vraiment.
 

la couverture du numéro spécial anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo
la couverture du numéro spécial anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo
Et pourtant, la nouvelle équipe a marqué le coup en sortant un nouveau gros tirage, à un million d’exemplaire. Sur ce numéro mis en vente ce mercredi, ils ont voulu la Une en noir avec un dieu barbu, portant une  Kalachnikov et des traces de sang, sous le titre : « Un an après, l’assassin court toujours ».
 
Malgré sa douleur, Riss a tenu une fois de plus à s’en prendre aux « fanatiques abrutis par le Coran » et aux « culs-bénits venus d'autres religions » qui, selon lui, souhaitaient la mort d’un journal qui « ose rire du religieux », peut-on lire dans Ouest France
 
Les morts de Charlie Hebdo, Riss, ne peut s’empêcher d’y penser notamment lors des attentats du 13 novembre dernier et pour la sortie du numéro anniversaire. Mais il veut faire « un journal digne d'eux, un journal pour le jour où ils reviendront ».  Désormais protégé par 5 gardes du corps, Riss est malgré tout heureux d’avoir pu poursuivre la publication d’un journal fidèle aux idées de ceux qui sont morts.
 
L’équipe reconstituée travaille désormais dans un espace ultra sécurisé, dont l’adresse est tenue secrète, tout comme l’imprimerie qui imprime le journal. « Les conditions de sécurité à Charlie, probablement nécessaires, restent insupportables », commente Laurent Léger, autre survivant de la tuerie de janvier, et l’un de ceux qui regrette de ne pas avoir pu créer, avec les 4 millions de dons récoltés, « un journal participatif, doté d'un esprit d'équipe et accessible à tous ».




Yannick Sourisseau
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