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Samedi 25 Octobre 2014







Inscriptions universitaires : 30 établissements dans l’illégalité dont l'Agrocampus Ouest


Rédigé par - Le 19/07/2012 - 17:21 / modifié le 19/07/2012 - 17:37


Pour la huitième année consécutive, le syndicat étudiant UNEF publie les résultats de son recensement des pratiques illégales dans les universités en matière de droits d’inscription. 30 universités sont pointées du doigt, parmi lesquelles l’Agrocampus Ouest. Les autres composantes universitaires d’Angers ne sont pas mentionnées dans la liste établie par l’UNEF.



L'Agrocampus Ouest à Angers, un des établissements pointé du doigt pas l'UNEF (Photo Agrocampus)
L'Agrocampus Ouest à Angers, un des établissements pointé du doigt pas l'UNEF (Photo Agrocampus)
Si la tendance en matière de pratiques illégales pour les droits d’inscription dans les universités françaises est à la baisse, trente d’entre-elles font de la résistance selon le syndicat étudiant UNEF qui vient de publier son recensement annuel. Si d’une manière générale l’Université d’Angers ne fait l’objet d’une observation particulière, l’Agrocampus Ouest à Belle-Beille, un établissement de la filière végétale, fait partie de la liste avancée par le syndicat étudiant pour un montant jugé illégal de … 50 € pour une université qui compte 1950 étudiants sur deux campus, Rennes et Angers.

Même si les pratiques non réglementaires sont à proscrire, le montant relevé à Angers est sans commune mesure avec les universités qui se situe en tête et notamment Grenoble 2 (800€),l’IAE de Paris (750€), l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (676€), Strasbourg (600€) ou encore Toulouse (575€).

« Les universités que nous pointons du doigt sont aujourd’hui dans l’illégalité en matière de droits d’inscription et s’exposent à des recours contentieux », rappellent les représentants de l’UNEF dans un communiqué. « Pour la première fois, l’interdiction de pratiquer des frais illégaux a été rappelée par un décret de Geneviève Fioraso. Cette avancée doit se concrétiser par un retour définitif de l’ensemble des établissements dans la légalité ».

L’action de l’UNEF semble porter ses fruits puisque cette année le syndicat étudiant recense 30 universités ayant des pratiques d’inscription jugées illégales contre 40 l’année précédente.

Mais ce que souligne l’UNEF c’est le fait que les dérives en matière de frais d’inscription conduisent à une « sélection sociale », dès l’entrée de certains diplômes, certains étudiants n’ayant les ressources financières nécessaires à l’entrée dans certains cursus. « Le palmarès des universités hors-la-loi se resserre autour d’un « petit club » d’universités bien connues pour leurs pratiques illégales », poursuit le syndicat.

Dans la pratique la plupart des frais illégaux sont constitués de frais complémentaire « obligatoires », au titre de frais de dossiers, de frais de bibliothèque ou d’accès à l’informatique.

Ainsi, l’université de Grenoble 2 exige des étudiants inscrits à l’IAE qu’ils s’acquittent de 800 euros pour bénéficier des ressources informatiques et multimédia, lorsque la loi impose à toute université un accès de tous à ces services sans frais supplémentaires.

Mais ce qui inquiète le plus les représentants de étudiants c’est que certains établissement ne manquent d’imagination pour faire payer leur étudiants. C’est ainsi que l’on voit apparaître une multitude de diplômes d’université, dont le montant est librement fixé, contrairement aux diplômes nationaux, les plus beaux exemples étant ceux de l’Université d’Aix en Provence avec un master de sciences à 9000 € ou encore à Paris II, avec un diplôme LLM de droit français et de droit européen à 15 000 € à Paris II.

L’UNEF dénonce « une tendance inquiétante des universités à aller prendre dans la poche des étudiants, l’argent que l’Etat refuse aux établissements », rappelant que pour un étudiant dont les ressources, sont pour la plupart, au plus bas, surtout en Université, chaque euro compte. « Il est irresponsable de la part d’établissements du service public d’enseignement supérieur de pallier au manque de financements publics par l’instauration d’une sélection financière injuste ».

Dans le contexte de crise que nous connaissons tous et d’augmentation du coût de la vie, notamment pour les étudiants (frais d’inscription, ticket de restaurant universitaire, sécurité sociale), « le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ne doit plus tolérer ces pratiques de frais d’inscription illégaux » s’insurge l’UNEF qui demande aux universités de supprimer définitivement les frais illégaux et de rembourser immédiatement les étudiants concernés.

Le syndicat interpelle également la ministre de la ministre de l’enseignement supérieur, Genevieve Fioraso, en lui demandant de prendre ses responsabilités pour faire en sorte que cessent ces pratiques illégales.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur















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