Irish Celtic, les ambassadeurs de la danse irlandaise


Rédigé par - Angers, le 04/12/2011 - 14:08 / modifié le 04/12/2011 - 14:16


Et dire que la troupe d’Irish Celtic s’était déplacée dans sa version réduite lors des deux représentations qu’elle a données au centre culturel Jean-Carmet à Mûrs-Erigné. Impossible à imaginer tant le spectacle fourni fut à la hauteur des attentes.



Par la danse et la musique, la troupe Irish Celtic rend hommage à tout un peuple en proposant un voyage chargé d’histoire et de traditions.
Par la danse et la musique, la troupe Irish Celtic rend hommage à tout un peuple en proposant un voyage chargé d’histoire et de traditions.
Ils étaient quand même douze danseurs, une chanteuse, cinq musiciens et quelques autres personnages, tout droit venus d’Irlande, à se partager les planches érimûroises. Dans un décor de pub irlandais reconstitué en fond de scène, les spectateurs étaient conviés à découvrir l’histoire et les légendes d’un pays à travers une fresque illustrée par des danses, des chants, des musiques, des numéros de claquettes, des histoires.

Et comment narrer les traditions d’un pays sans lasser son interlocuteur autrement qu’en l’invitant autour d’une pinte de bière, accoudé au zinc, dans une chaleureuse ambiance. Comme tout Irlandais qui se respecte, Tobby, le patron de la taverne, se chargera de la mission non sans avaler force rasades de Guiness. Et d’annoncer dans un français teinté d’un irrésistible accent : « Naissances, mariages, décès : nous, on va tous au pub. C’est notre église ». Alors va pour une visite à l’Irish Café pour écouter mais aussi pour voir.

A partir de ce postulat, le narrateur va dérouler le fil d’un spectacle haut en couleur, fait de tableaux féériques, de chorégraphies millimétrées, de costumes chatoyants, de musique endiablée. Il accompagnera le spectateur tout au long des deux heures de la soirée afin d’expliquer par de savoureuses anecdotes chaque tableau. Pour lancer son récit, il nous présentera son rejeton : « Mon fils, c’est un désastre, il ne sait que balayer la salle et danser. Vous voulez voir ? » Donc, place à la danse pour le garçon en question.

Mais aussi pour les autres, danseurs et danseuses de la troupe. La danse celtique donc, comme le viatique de tout un peuple, comme un acte de résistance face à l’envahisseur anglais, comme un passeport pour l’exil des migrants, comme une culture qui se transmet de génération en génération… Nanti de son humour typiquement britannique, le débonnaire tavernier, son éternel verre à la main, viendra raconter tout cela non sans ajouter que, selon lui, « Tout bon voyage se poursuit avec du whisky ».

Alors, les chorégraphies s’enchainent, les costumes se renouvellent, les musiciens jouent des airs endiablés, les danseurs de claquettes rivalisent de prouesses pour séduire les belles de la troupe. On reconnaît des mélodies entendues dans Titanic, Braveheart, Le Dernier des Mohicans, on découvre des musiques traditionnelles, on boit, on rit. Sur scène, le rythme ne faiblit jamais et ça gagne le public qui se surprend à taper la cadence des pieds et des mains. Ça y est, les vapeurs de houblon commencent à faire leur effet dans la salle !

Irish Celtic, les ambassadeurs de la danse irlandaise



Michel Barini
Contributeur Angers Mag - pour le secteur des Ponts de Cé et Murs Erigné. Collabore à la rédaction... En savoir plus sur cet auteur















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