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Mercredi 26 Novembre 2014







Jean Presselin, un jardin et des hommes


Rédigé par Marie-Dominique GUIHARD - Le 21/10/2012 - 19:00 / modifié le 02/11/2012 - 23:49


Jean Presselin, président fondateur du Jardin de Cocagne à Saint-Barthelémy-d'Anjou œuvre depuis plus de 30 ans auprès des populations défavorisées. Portrait.



Jean Presselin, fondateur du Jardin de Cocagne (photo Yannick Sourisseau)
Jean Presselin, fondateur du Jardin de Cocagne (photo Yannick Sourisseau)
Le Jardin de Cocagne de Saint-Barthélémy-d’Anjou initie en permanence une cinquantaine de personnes à la production et à la commercialisation de légumes biologiques. En devenant adhérent, tout Angevin peut s'y procurer chaque semaine un panier pour nourrir sa famille et contribuer à faciliter la réinsertion d’adultes en difficulté.

Le président, Jean Presselin, a participé à la création de l’association en 1999. Discret, aujourd’hui âgé de 70 ans, il retrousse encore ses manches au quotidien pour développer l’association et travailler à une certaine vision du monde et du mieux vivre ensemble. Nourri par ses diverses activités au sein du monde agricole, celui qui pratique encore assidûment l’athlétisme avec l’ENA d’Angers s’est investi dans le Jardin de Cocagne d’abord pour des préoccupations d’emploi.

Dans mes fonctions syndicales à la MSA, précise-t-il, nous défendions l’intérêt collectif. C’est une certaine forme de solidarité. Ici, j’en ai découvert une autre avec les chômeurs. Ça aide à être modeste.” Et d’ajouter : ”Dans un monde où l’efficacité économique prime, l’humain est oublié. Au Jardin, nous nous sommes remis dans cette perspective. Mais il faut beaucoup de patience pour démontrer et convaincre.“

Fin septembre, Jean Presselin a décidé de se mettre au vert pour une semaine. “Je dois avoir ma part de stress, sourit-il avec malice. Mais cela ne m’a jamais empêché de dormir car j’ai compris ce que cela voulait dire être professionnel. Je trouve important de mettre une distance entre l’affectif et les responsabilités humaines. Sans rester froid, il faut être lucide et réaliste.“ Membres de nombreuses commissions en lien avec les institutions locales, celui qui jadis a été membre de la JAC (Jeunesse Agricole Catholique) s’active pour trouver de nouveaux financements, entame le dialogue, recherche les compromis et prend le temps de lire, de regarder la TV et de faire du sport.

Finalement, il participe à créer du lien entre les diverses strates de la société. “Nous vivons dans un monde difficile, en train de changer. Les repères n’existent plus. Les jeunes ne conçoivent pas la vie sociale comme nous et nous avons du mal à les capter. Cela ne signifie pas qu’ils ne s’engagent pas. Si la vieille génération n’est pas capable de les accueillir pour leur donner un espace pour faire vivre leurs envies, on ne pourra pas construire la belle idée de l’inter-génération.

L’ancien syndicaliste devenu président s’est forgé une véritable éthique : “Prendre une responsabilité, un titre vous met en avant d’une façon qui me gênait. De part l’autorité de la fonction, nous sommes amenés à prendre des décisions. Mais il ne faut jamais perdre le fil conducteur avec l’institution que l’on représente. Nous devons rendre compte de notre travail. Sinon, on peut vite devenir un notable avide de pouvoir et de notoriété. Le pouvoir juridique donne des limites alors que la notoriété n’en n’a pas, conclu-t-il. En comprenant cela, je me suis senti de plus en plus à l’aise dans mon rôle de dirigeant".

BIO-EXPRESS

Jean Presselin à l'âge de 2 ans.
Jean Presselin à l'âge de 2 ans.
1942. Naissance à Chambellay (49).

1965-1978. Diplôme d’ingénieur en agriculture, conseiller des producteurs de légumes de Saint-Malo (35).

1978. Accident du travail, formation en hygiène et sécurité du travail.

1981-2002. Conseiller de prévention des risques professionnels en agriculture à la MSA, adhère à la CFDT.

1986. Membre et ancien président du Gridel (groupe interprofessionnel de recherche sur le développement local).

1999. Création du Jardin de Cocagne.

2011 : création des filets solidaires en lien avec le Centre Communal d’Action Social d’Angers.

2012. Représentant des Jardins de Cocagne auprès de l’Irisa (inter réseau de l’économie sociale et solidaire de l’Anjou), du Conseil de développement de l’agglomération d’Angers, de la Commission de la Chambre d’agriculture sur la recherche agricole du Pays d’Angers et du Syndicat des irrigants de l’Authion.










1.Posté par webduweb le 23/10/2012 11:10 | Alerter
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L'association "Jardin de Cocagne Angevin" s'est organisée pour pouvoir distribuer les paniers de légumes biologiques en diverses point de l'agglomération. C'est bien meilleur que ce qu'on trouve au supermarché. Les tomates du jardin : quel régal ! Tout est frais, cela n'a pas transité des heures et c'est plus que régional. Le bio, c'est l'avenir !















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