Juin 2015 - François Hollande à Angers : "Vous aurez la French Tech"

L'année 2015 d'Angers Mag Info #6


Rédigé par Sébastien ROCHARD - Angers, le 30/12/2015 - 08:00 / modifié le 30/12/2015 - 18:42


En cette fin d'année, nous vous proposons de revenir sur l'actualité de ces douze derniers mois. Aujourd'hui, retour en juin, avec la visite du Président de la République, François Hollande, lors de l'inauguration de la Cité de l'objet connecté (COC). Visite dont il avait profité pour annoncer officiellement que la métropole d'Angers serait labellisée French Tech.



Le Président de la République, François Hollande, a inauguré vendredi après-midi la Cité de l'objet connecté... et annoncé l'entrée de la métropole d'Angers dans la French Tech.
Le Président de la République, François Hollande, a inauguré vendredi après-midi la Cité de l'objet connecté... et annoncé l'entrée de la métropole d'Angers dans la French Tech.
la rédaction vous conseille
Vous voulez être dans la French Tech ? (applaudissements) Que les choses soient claires entre nous : on ne rentre pas dans la French Tech par un concours d’applaudimètre. On rentre dans la French Tech parce qu’on a toutes les conditions pour faire aboutir des projets (...), parce qu’on est disposé à ouvrir une cité, à la faire réussir et à transformer des idées en objets. Vous aurez la French Tech !"

En pâtisserie, on appelle ça la cerise sur le gâteau. En annonçant aux quelque 1 500 personnes présentes vendredi à l'inauguration de la Cité de l'objet connecté (COC) -qui a réussi à éviter dans une large mesure l'écueil de la grand messe - que la métropole d'Angers allait intégrer la French Tech ( kezako ? ), le président de la République, François Hollande, a ajouté à l'enthousiasme du jour une vague de joie sincère. Un simple engagement, une promesse ? "Non, c'est une décision", tranche le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, quelques minutes après le discours inaugural

Avec toute la réserve qu'il convient d'adopter, à l'heure où s'ouvre la COC - et où elle a tout à prouver - un souffle réel et assez nouveau sur le territoire s'est insinué tout au long de cette journée inaugurale. La preuve ? Le baptême de la COC a attiré bien au-delà du simple cercle des acteurs "connectés" ou des politiques. On y a croisé, entre autres, Philippe Journo - le patron de la Compagnie de Phalsbourg et propriétaire de L'Atoll -, le président du SCO Saïd Chabane ou... le directeur du Quai, Frédéric Bélier-Garcia. "Quand il n'y a pas d'images ou de vidéos, je n'y comprends rien !", rigole l'homme de culture, qui n'en a pas moins dans ses cartons un projet de festival qui laisse une large place au numérique.
"Il va falloir faire masse de différentes économies : l’économie traditionnelle et la nouvelle économie. Les pays qui réussiront, seront ceux qui n’abandonneront pas l’économie traditionnelle, mais qui seront capables de la mettre au service de la nouvelle économie."

Les porteurs de la COC, son président Thierry Sachot en tête, le répète à l'envi depuis le début : les objets connectés concernent et concerneront tout le monde, quel que soit le secteur d'activités. "Les objets connectés font partie désormais de notre quotidien", abonde François Hollande, qui se projette : "Il va falloir faire masse de différentes économies : l’économie traditionnelle et la nouvelle économie. Les pays qui réussiront seront ceux qui n’abandonneront pas l’économie traditionnelle, mais qui seront capables de la mettre au service de la nouvelle économie."

C'est à cet enjeu précis que répond la Cité de l'objet connecté. Et c'est pour cette raison qu'elle reçoit la visite hautement symbolique, le jour de son inauguration, du Chef de l'Etat et de deux de ses ministres. Une présence qui attire encore plus les lumières médiatiques, selon le sénateur-maire d'Angers, Christophe Béchu, "que la montée de notre club de foot en Ligue 1"

"Beaucoup se demandaient : "mais qu’est-ce que c’est que cette cité de l’objet connecté ?" Moi aussi je me posais cette question avant de venir !" reprend François Hollande. "C’est une plateforme industrielle, mais c’est bien plus que cela, puisque ça part d’une idée, innovante, jusqu’à un produit fini qui peut être industriel, avec l’objet connecté pour matrice".

Voilà pour le résumé technique -et sans doute réducteur- du Président, complétée par la secrétaire d'Etat au numérique, Axelle Lemaire : "La Cité de l'objet connecté va être une vitrine, qui porte le signal que l’innovation est un impératif non seulement porté par les start-ups, mais par l’ensemble du tissu industriel. Ce qui est intéressant ici à Angers, c’est que ce défi est porté autant par les collectivités publiques que par les acteurs privés, les entrepreneurs. L’enjeu de s’appuyer sur les atouts du territoire pour se lancer dans la compétition internationale est fondamental. La compétitivité, ça n’est pas seulement la réduction des coûts, mais aussi l'apport de qualité dans les produits par l’innovation."

Une réflexion nationale et européenne sur le numérique

François Hollande a fait un tour rapide du salon high tech proposé lors de cette journée d'inauguration. On le voit ici quitter le stand de Wizbee, la solution éducative proposée par l'Angevin François Cadeau (LogoSapience).
François Hollande a fait un tour rapide du salon high tech proposé lors de cette journée d'inauguration. On le voit ici quitter le stand de Wizbee, la solution éducative proposée par l'Angevin François Cadeau (LogoSapience).
Parce que malgré les sourires affichés tout au long de la journée, le marché de l'objet connecté, ça n'est pas le monde des Bisounours. "C'est une marche rapide", avance François Hollande"Ceux qui gagnent, ce sont ceux qui sont capables d’accélérer, d’aller plus vite que les autres au moment décisif : et ce que vous faites ici, c’est l’accélération."

On l'a compris, "rien n'est possible sans les entreprises. Mais L’Etat a sa part de responsabilité dans les financements, dans la fiscalité, dans la réglementation, dans le soutien à l’innovation.

Les collectivités publiques ont également leur place, car il y a un marché mondial de la localisation des activités, dont elles doivent s’emparer"
, insiste le Chef de l'Etat, qui déroule ensuite les perspectives nationales et européennes pour répondre à ces enjeux.

"Nous travaillons à une Loi sur le numérique pour faire en sorte de préparer la France à la société numérique, intensifier le développement technologique, exploiter les données et les mettre en valeur, mais également protéger les libertés. Il s’agira de trouver un équilibre.

Au niveau européen, nous sommes en face de leaders mondiaux qui peuvent d’autant plus développer leurs produits qu’ils sont sur un grand marché, avec un seul régulateur. En Europe, nous sommes 28. Mais avec 28 marchés, 28 régulateurs, c’est beaucoup plus difficile pour une entreprise d’avoir la taille suffisante. Nous allons donc lancer, avec la chancelière Merkel, un agenda du numérique, qui puisse trouver sa place dans le plan d’investissement Juncker, afin de mettre en place un grand marché européen et un réseau d’infrastructures." 


L'une de ces infrastructures se trouvent donc aujourd'hui à Angers...

Pour plus d'informations, retrouvez notre dossier consacré au renouveau angevin de l'électronique.

De son attachement à la ville d'Angers...

Si l'annonce de la labellisation French Tech de la métropole angevine reste comme le moment fort de l'intervention présidentielle, c'est peu dire que le sens de l'humour de François Hollande a aussi fait mouche à l'heure de parler de son rapport à Angers. Jugez par vous-même :
"Angers… J’ai une relation particulière avec cette ville… comme tous ceux qui y ont fait leur service militaire, nous ne sommes plus qu’une minorité, bientôt en voie d’extinction."

Snobés, les manifestants ?

Manquait-il seulement un élu du territoire angevin à la grand messe de la COC ? Oui : le secrétaire départemental PC et conseiller municipal du groupe d'opposition angevin, Alain Pagano, a décidé sciemment de ne pas y assister. Pour signifier, en substance, son "désaccord avec la politique menée qui ne correspond pas au contrat passé avec les électeurs et qui n'est pas efficace".

Et l'élu communiste de poursuivre : "C'est d'ailleurs symptomatique de voir que les élus de gauche (et de droite) se précipitaient pour assister à l'inauguration mais aucun (à l'exception des élus communistes) n'a fait l'effort de venir parler aux syndicats qui organisaient un rassemblement en marge de l'inauguration. Nouvel exemple de la surdité à l'endroit du monde du travail".


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