L'Anjou, six pieds sous terre

2. Au cœur de l'Anjou bleu


Rédigé par Patrick TOUCHAIS - Angers le Lundi 21 Juillet 2014 à 22:06


Quel vacancier ne lève pas le nez au ciel, l'été venu, pour s'assurer de la météo du jour ? C'est à une tout autre gymnastique que la rédaction d'Angers Mag invite les touristes et curieux autochtones, durant les semaines qui viennent : un mouvement de tête, de haut en bas, jusqu'au sol... ou au sous-sol plus exactement. Réputées pour leur diversité géologique, les profondeurs angevines ont façonné l'histoire de ce pays, du schiste ardoisier au falun, de l'argile à la houille, de l'or maugeois au fer segréen. Le temps a depuis fait son œuvre, consacrant certains sites, en enterrant d'autres. Sous le vernis touristique, notre plongée six pieds sous terre vous propose des visites insolites, parfois méconnues, toujours instructives au cœur de l'Anjou souterraine. Là où il fait toujours beau...



A 126 mètres sous terre, les guides vous racontent l’histoire de la mine, de l’ardoise et des mineurs.
A 126 mètres sous terre, les guides vous racontent l’histoire de la mine, de l’ardoise et des mineurs.
la rédaction vous conseille
La vie de mineur. Une vie de labeur. Et de bonheur aussi. Forgée par des années d’amitié et de solidarité autour de la mine. C’est tout cela qu’on vous raconte quand vous pénétrez sur le site de la Mine Bleue à Noyant-la-Gravoyère, au cœur du Segréen.

Dans cette petite commune ouvrière, l’extraction d’ardoise a fait vivre des générations de mineurs, débiteurs, fendeurs... Tous ces métiers qui ont façonné des gueules, des caractères, des bandes de copains, et des souvenirs. “La Mine Bleue, c’est la mémoire des mineurs”, lance Guy, 27 ans “de fond”, qui quotidiennement passe sur le site touristique, des anecdotes plein les yeux. Bleus comme le schiste sous ses pieds.

Par un funiculaire, en quelques minutes, le visiteur se retrouve 126 mètres sous terre. Première impression plutôt fraiche (13°C permanents) et humide. On emprunte ensuite un petit train – récupéré dans une mine de charbon du Nord – pour commencer la visite à travers les galeries. 1 km sur les 5 existants se visite aujourd’hui.

Les forçats de la pierre bleue

Sous d’anciennes cabanes de mineurs, les démonstrations de fente et de coupe d’ardoise sont quotidiennes.
Sous d’anciennes cabanes de mineurs, les démonstrations de fente et de coupe d’ardoise sont quotidiennes.
Une fois quitté les étroits wagonnets, le visiteur arpente alors les galeries avec le guide, s’arrêtant dans les chambres, ces grandes cavités creusées par l’extraction des blocs d’ardoise. On y apprend que les mineurs travaillaient en phase descendante ou montante, qu’ils attaquaient la pierre dans le sens nord-sud. Et moults petits détails sur la vie quotidienne de ces forçats de la pierre bleue, racontée notamment via un film d’une dizaine de minutes.

Une fois remontés “au jour”, les visiteurs profiteront d’une démonstration de fente d’ardoise. Accueillant ces dernières années quelque 40 000 visiteurs par an, le site touristique a bien failli fermer ses portes à la fin 2013. La société qui exploitait les lieux - propriété du Pays segréen – était financièrement au fond du trou. C’est donc la collectivité locale qui a repris l’affaire en mains pourune énième réouverture. Car la Gatellière en aura connu des hauts et des bas.

Ouverte en 1916, elle fermera 20 ans plus tard. Le riche banquier angevin qui la possédait est enseveli sous la crise financière. La société des Ardoisières d’Angers la rachète... sans l’exploiter. Seule la mine voisine deMisengrain a été exploitée jusqu’en 1999.

La nécessité de se renouveler

C’est en 1991 que la municipalité de Noyant-la-Gravoyère et son tenace maire de l’époque, Daniel Dupuis, décide de transformer les lieux en un site touristique, baptisé la Mine Bleue. Partie en trombe – plus de 100 000 visiteurs par an – la fréquentation s’essouffle. Le site fermera ses portes au début des années 2000, avant d’être relancée en 2007 par une société privée jusqu’en 2013.

“Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce genre de lieux nécessite de gros moyens en fonctionnement et en investissement”, souligne la dynamique directrice adjointe Alexandra Brisson. Et pour valoriser le site, les idées fourmillent. “On va développer les activités ludiques et pédagogiques autour de l’ardoise. On essayer de recréer l’ambiance du dimanche des mineurs. Ils travaillaient toute la semaine, et le dimanche, ils se retrouvaient sur la butte pour déjeuner et jouer ensemble”.

Tout un programme à mettre en œuvre, et à renouveler, pour que les visiteurs viennent et reviennent. En attendant, la Mine Bleue propose toute une série d’animations estivales (visite contée, soirée jazz...).

www.laminebleue.com
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