L'appel des campus

DOSSIER ELECTIONS : QU'ATTENDENT LES ANGEVINS ? #2


Rédigé par - Angers, le 13/04/2017 - 07:45 / modifié le 14/04/2017 - 10:10


Présidentielles, les dimanches 23 avril et 7 mai. Législatives, les 11 et 18 juin. Ces prochaines semaines, les Français vont se choisir un nouveau chef d’Etat puis donner (ou pas) à son gouvernement une majorité à l’Assemblée nationale pour soutenir son action. Dire que l’enjeu de ces deux rendez-vous électoraux sera déterminant pour notre avenir commun est un euphémisme. Dans un contexte politique teinté de désenchantement et de défiance, les Angevins tentent d’évaluer les programmes et les candidats. Pour le jour venu, si possible, voter en pleine conscience. Nous en avons rencontré et interrogé un certain nombre pour mesurer leurs attentes, sans soucis d’exhaustivité mais avec la volonté de varier nos points de chute et les regards. Alors, qu’attendent-ils ces Angevins ? Deuxième volet aujourd'hui, à la rencontre des étudiants...



A la sortie du resto U, sur le campus de Belle-Beille, on parle plus de révisions que d'élections.
A la sortie du resto U, sur le campus de Belle-Beille, on parle plus de révisions que d'élections.
la rédaction vous conseille
Ce midi de fin mars, des dizaines d’étudiants sortent de la pause déjeuner, sans doute plus préoccupés par la révision des examens de fin d'année que par l'identité du futur président de la République. Qu'importe, nous leur posons sans ambages la question liée à la perspective des élections présidentielles, puis législatives.
Premier constat : le sujet ne rebute pas, il fait même naître quelques sourires complices entre camarades de promo ou de fac. « On n’en parle peu entre nous, parce que c’est un sujet de discorde », explique Baptiste, étudiant en fac de lettres. Sur le simple fait d’aller voter ? « Non, sur le nom de celui pour lequel on va voter. »

Car s’il est bien une chose qui apparaît lorsque l’on déambule sur le campus de Belle-Beille ou celui de Saint-Serge, c’est que l’abstention n’est pas au programme des partiels qui s’annoncent d’ici quelques jours. Maëlle (L2 psycho) a beau se dire « déçue par les élus, avec les récentes affaires de corruption » ; sa camarade Clara dénoncer « le langage crypté des politiques qui ne parle à personne et le concours de clash entre rappeurs en costards auxquels ils se livrent », pas question pour elle deux de sécher l’isoloir. « C’est un droit trop difficilement acquis et on ne comprend pas ceux qui s’abstiennent puis osent critiquer ensuite. » Tess et Claire, étudiantes en droit – et qui voteront pour la première fois- ne disent pas autre chose.
 
Même son de cloche chez Nina et Baptiste, qui regrettent pourtant « des débats de fond quasi inexistants. Ils ne nous prennent pas au sérieux », se désole même Nina. « En même temps ils ont raison puisqu’ils sont toujours en poste. » Baptiste aimerait lui que l’action du futur président et de son équipe s’inscrive dans le temps : « J’ai l’impression, avec l’alternance, que les élus passent leur temps à détricoter ce qui a été fait par leur prédécesseurs, juste par principe… »
Assez du « le langage crypté des politiques qui ne parle à personne et le concours de clash entre rappeurs en costards auxquels ils se livrent »

L’autre constat fort, chez Baptiste –qui consulte des sites comme Mr Mondialisation- comme pour Thomas, 22 ans, étudiant en médecine, c’est une défiance assez importante vis-à-vis des médias « traditionnels ». « J’écoute directement les discours des politiques afin d’éviter les déformations des journalistes et de ne pas me laisser influencer », explique le jeune homme.
 
Qu’attendent finalement ces jeunes gens du futur président ? Les exigences divergent selon la sensibilité, mais surtout le degré d’informations de chacun. « L’exemplarité et l’honnêteté », reviennent comme une constante, notamment chez Arnaud et Anne Astrid (pharma, 21 ans) ou Alix (Droit, 18 ans). « L’élection présidentielle, c’est quand même un moment de l’histoire de France, et ce qu’on nous sert, ce sont des débats où seul un tiers des candidats éligibles sont représentés et où certains candidats sont mis en examen », peste Pierre, étudiant en Lettres. « Je voudrait un président plus proche de ses électeurs tant dans sa présentation que ses actes, en qui l’on peut avoir confiance, comme les chefs d’Etats de pays d’Europe du Nord », avance de son côté Camille, en L3 de droit.

On joue les prolongations, en vidéo...





Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















Angers Mag











Angers Mag : #Angers REPORT'CITÉ trace sa route @Angers @MinistereCC @KeolisAngers https://t.co/5jrXBWmmjE https://t.co/dULolkaDWK
Mercredi 21 Juin - 12:33
Angers Mag : #Angers Ouest eMedia Presse (@angersmaginfo) a été placée en liquidation judiciaire https://t.co/vMG2O392Qi https://t.co/N9IyhvEjS3
Mercredi 21 Juin - 12:23
Angers Mag : « En Indonésie, le tourisme engendre des transformations profondes » #Angers https://t.co/gJQfDIqgwP https://t.co/bn8ODsUAFu
Jeudi 15 Juin - 10:03
Angers Mag : JoeyStarr, les différents visages de l'éloquence: Sur la scène du Festival d'Anjou le 15... https://t.co/9fZW6XZ2i2 https://t.co/bB4ZKtREuR
Mercredi 14 Juin - 12:03