L'association des maires TAP dans le dur...


Rédigé par - Angers, le 06/02/2015 - 07:16 / modifié le 13/03/2015 - 10:16


La Ville d'Avrillé et l'Association des Maires et des présidents de communautés de Maine-et-Loire ont mené de concert une enquête sur les Temps d'activités périscolaires (TAP), afin de mieux appréhender leurs mises en place à travers tout le département. Avec des constats communs à toutes les collectivités mais aussi de fortes inégalités selon les territoires.



85 % des élèves, comme ici ceux des écoles de Saint-Barthélémy d'Anjou, sont inscrits aux Temps d'activités périscolaires proposées par les communes.
85 % des élèves, comme ici ceux des écoles de Saint-Barthélémy d'Anjou, sont inscrits aux Temps d'activités périscolaires proposées par les communes.
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Il y a un an, alors que se profilaient des élections qui allaient sensiblement rebattre les équilibres des assemblées municipales, un débat parmi d'autres avaient fait beaucoup couler d'encre : celui lié à la nouvelle organisation de la semaine scolaire en général, à la mise en place des travaux d'activités périscolaires (TAP) en particulier.

Une fois élus, les conseils municipaux avaient dû, souvent dans l'urgence, s'atteler à la tâche, pris entre les contraintes imposées par le décret d'application, la fronde (syndicale ou non) des parents d'élèves et des enseignants et l'intérêt des enfants.

Presqu'un semestre a passé depuis la rentrée de septembre, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le temps a posé un baume apaisant sur les oppositions à cette réforme. A l'heure où de nombreuses collectivités finalisent leur Projet éducatif territorial (PEDT) -obligatoire si elles veulent bénéficier du fonds d'amorçage de l'Etat- la Ville d'Avrillé, en collaboration avec l'association des maires et des présidents de communauté de Maine-et-Loire (AMF 49) rendent publiques une enquête menée du 15 octobre au 28 novembre 2014, auprès de l'ensemble des communes du département.

"La réforme scolaire a eu énormément d'impact sur nos organisations, tant en terme de mise en place qu'en terme de rapport aux familles", explique Philippe Bolo, adjoint aux affaires scolaires d'Avrillé, et initiateur de cette enquête. "Mais à l'automne, les questions étaient encore nombreuses et récurrentes : est-ce qu'on fait payer les TAP ou non ? Doit-on en mettre en place le vendredi ou non ?... L'idée de cette enquête était de montrer à chacun que les interrogations sont partagées par tous".

Un coût évalué à 220 € par élève et par an

Sur les quelque 350 communes du Maine-et-Loire, 176 ont répondu au questionnaire internet, qui représentent 63 251 élèves, soit plus de 70 % des écoliers du département, privé et public confondus.

Une masse critique qui permet d'extrapoler sur certaines données. Le coût des TAP est ainsi estimé, sur la base des données à l'enquête, à 12 M€ pour les collectivités du département, ce qui, ramené à l'effectif scolarisé, représente 220 € par élève et par an... bien au-delà (+22 %) des 180 € par élève et par ans évoqués par l'AMF au niveau national. "Et encore, souligne Philippe Bolo, nous ne sommes là que sur des coûts prévisionnels. La question du financement et la logistique liées à la mise en place de ces TAP sont une constante, dans les résultats de cette enquête".

Pas de surprise du côté du déploiement, donc. De la même manière, les TAP connaissent du succès à peu près partout où elles sont mises en place : 85 % des élèves y sont inscrits. Autre statistique intéressante, les TAP sont gratuites dans 40 % des communes... et donc payantes dans les 60 % restantes, avec une participation moyenne des familles qui s'élève à 70 € par élève et par an. Concernant l'organisation des TAP, 85 % des communes respectent la durée hebdomadaire de 3 heures, et la grande majorité d'entre elles (57 %) les répartissent sur deux (2 x 1h30) ou trois (3 x 1h) jours.
Enfin, plus de 60 % des communes ont choisi de différencier l'organisation des TAP en maternelle et en élémentaire, tant en durée en temporalité qu'en activités proposées.

"Il n'y a pas d'égalité entre une collectivité forte de 900 élèves et une autre qui en accueille 50"

Là ou de fortes disparités se font jour, et posent la question de l'égalité entre les territoires, c'est sur le thème des activités proposées. "Dans le contenu, les TAP semblent répondre à l'ambition initiale de la réforme, qui entendait faire découvrir aux enfants des activités auxquelles ils n'avaient pas accès", commence Philippe Bolo. "Même si les trois activités les plus fréquentes sont le sport, la musique ou le théâtre, les enfants touchent à des activités beaucoup moins traditionnelles. De ce côté-là, ça fonctionne".
Reste que le type et la diversité des activités proposées diffèrent grandement selon les territoires. "Il n'y a pas d'égalité entre une collectivité forte de 900 élèves et une autre qui en accueille 50", confirme l'élu avrillais. En clair, les écoliers en milieu urbain sont de fait mieux servis que les élèves des territoires ruraux, en terme d'éclectisme.

Dernier chiffre à retenir, celui des animateurs mobilisés par les TAP, qu'ils soient agents communaux, associatifs, enseignants ou bénévoles : ils seraient 2900 sur le territoire.

"Nous allons maintenant diffuser les résultats complets à l'ensemble des communes qui ont répondu", conclut Philippe Bolo. "A elles d'en faire le meilleur usage pour l'avenir..." Un avenir qui devrait passer, pour les communes rurales notamment, par le prisme de l'intercommunalité.

​Les résultats complets sont à consulter ici

Quand le privé entre dans la danse...

C'est l'une des spécificités du Maine-et-Loire : le poids de l'enseignement catholique est tel que l'entrée des établissement privés dans la semaine des 4,5 jours a de fait un impact sur l'ensemble du territoire. Mais de ce point de vue, rien n'est encore très clair. Selon nos informations, et comme elle nous l'avait indiquée au printemps 2014, la direction diocésaine encouragerait plutôt les écoles à passer à la semaine de 4,5 jours. Mais la décision et l'organisation choisie, le cas échéant, reviennent aux conseils d'école de chaque établissement. Comme le fait de mettre en place, ou non, des TAP. Au regard des coûts induits, le "non" pourrait l'emporter (concernant les TAP) dans la majorité des cas.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Nicolas le 07/02/2015 10:41 | Alerter
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Et pendant que M. LAFFINEUR se réjouit pour les TAP, il détruit la MJC d'une coupe de subvention de 120 000€...








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