La Princesse de Montpensier : quand passion rime avec jalousie...


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Samedi 6 Novembre 2010 à 17:10


C’est en 1562, sous le règne de Charles IX et de Catherine de Médicis, que le réalisateur nous propulse : alors que le pays est en pleine guerre de religion, Marie de Mézières, jeune héritière du royaume et amoureuse de son cousin le Duc de Guise, est forcée d’épouser le Prince de Montpensier. Gros plan sur le dernier film captivant de Bertrand Tavernier.



Le Comte de Chabannes (joué de façon bouleversante par Lambert Wilson) aux côtés de la Princesse de Montpensier (Mélanie Thierry).
Le Comte de Chabannes (joué de façon bouleversante par Lambert Wilson) aux côtés de la Princesse de Montpensier (Mélanie Thierry).
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Adapté de la nouvelle de Madame de Lafayette, ce film nous montre aussi bien le portrait d’une princesse, enjeu de passions rivales, que les grandes responsabilités qui reposent sur la jeunesse de l’époque. Les guerres de religion entre Catholiques et Huguenots font rage, et le prince de Montpensier confie sa jeune épouse au Comte de Chabannes, ancien maître du prince, et qui deviendra le précepteur, le confident et l’ami de la jeune femme. Ravie d’apprendre la langue latine, l’écriture et les astres, la princesse ne parvient pas à oublier son amour pour le séduisant Duc de Guise, et malgré son mariage, elle fera également chavirer les cœurs du Duc d’Anjou, futur Henri III, et du Comte de Chabannes.

Marie de Montpensier devient alors source de jalousie et de rivalité entre quatre hommes, pleins de désir et de passion pour cette jeune fille certes quelque peu naïve, mais aussi attachante, gracieuse, et faisant preuve d’une grande détermination.

C’est avec poésie (dont Marie de Montpensier n’apprécie pas la sonorité des rimes) et des plans longs maîtrisés que le réalisateur de « Que la fête commence... » et « Dans la brume électrique », nous fait découvrir la beauté des décors, avec les châteaux de Blois, d’Auvergne et d’Anjou. Le charme du film réside aussi dans la somptuosité des costumes d’époque, et dans le jeu des acteurs : nous remarquons l’interprétation saisissante de Lambert Wilson (le Comte de Chabannes), qui parvient aisément à nous faire passer des émotions ; ainsi que celle de Mélanie Thierry (la Princesse de Montpensier), déjà remarquée dans « Un dernier pour la route », pétillante et touchante. Préférant les plans d’ensemble aux gros plans, Bertrand Tavernier nous dévoile aussi les sentiments distincts perceptibles sur le visage de chacun des personnages.

Même si l’histoire se déroule au XVIème siècle, avec son langage classique, elle n’en est pas ennuyeuse : Tavernier réussit à revisiter l’époque en y ajoutant une touche de modernité, comme des scènes de combats corps à corps, des musiques frappantes, et la fougue des jeunes acteurs.
Le dénouement du film nous remplit d’émotion et de compassion pour la jeune Marie, entourée d’amour, de violence et de trahison.

Finalement, sa mère n’avait pas tout à fait tort en disant que « L’amour est la chose la plus incommode du monde ».

Typhaine









1.Posté par Arravanne le 09/11/2010 13:46 | Alerter
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Vous faites une jolie critique de ce film, en ce qui me concerne j'ai aimé les paysages, les costumes, les châteaux bien utilisés , les batailles et la musique. Je serai plus sévère sur les acteurs, Lambert Wilson est le meilleur de tous et de loin, Mélanie Thierry m' a déçue car je ne supporte pas sa voix trop haut perchée et qui à mon avis dessert son jeu d'actrice, Anjou était parfait tel qu'on peut l'imaginer, les pères et beaux pères (Philippe Magnan et Michel Vuillermoz) excellents mais...








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