La librairie Richer continue d'égrener les pages de son roman


Rédigé par - Angers, le 22/02/2017 - 08:30 / modifié le 24/02/2017 - 09:30


Quatre mois après sa reprise par le groupe Rougier & Plé, l’institution de la rue Chaperonnière retrouve peu à peu le cours d'une activité "normale". En s'appuyant sur ce qui fait son identité -le livre- mais également sur la puissance de frappe de son nouveau propriétaire.



Au sein de la librairie Richer, le fer de lance du commerce reste le livre, et la rentrée littéraire de janvier a apporté son lot de belles découvertes.
Au sein de la librairie Richer, le fer de lance du commerce reste le livre, et la rentrée littéraire de janvier a apporté son lot de belles découvertes.
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A la rentrée de septembre 2016, à l’heure où les traditionnels prix littéraires couronnaient la « Chanson douce » de Leïla Slimani, le « Petit Pays » de Gaël Faye et l’impeccable « Garçon » de Marcus Malte, c’est une tout autre actualité qui agitait le landernau culturel angevin : la librairie Richer, 90 ans de rayonnages au compteur, était placé en redressement judiciaire (lire ici et ).
Objectif avoué par Pierre Richer, le patron d’alors : trouver un repreneur, en même temps qu’un avenir à ce commerce emblématique de centre-ville.
 
Ce fut chose faite, assez rapidement : le 9 novembre, le groupe Rougier & Plé, spécialisé dans les livres d’art et les loisirs créatifs, arrivait aux commandes de la librairie de la rue Chaperonnière. Mêmes couleurs –rouge et blanc- en devanture, même effectif, mêmes têtes entre les rayons : Richer conservait même son nom, pour offrir son expertise du livre à un groupe qui pèse tout de même plus de 50 M€ de chiffres d’affaires en 2016.
 
Point à la ligne, nouveau chapitre ? Un bon roman a ceci de fascinant qu’il offre toujours une suite de rebondissements, au gré desquels les protagonistes coulent rarement des jours paisibles. La librairie Richer est sans doute l’un de ces protagonistes. Quatre mois après la reprise, où en est-elle exactement de son histoire ? Les fêtes de fin d’année sont passées par là, dans l’urgence de la reprise et de la reconstitution d’un fonds digne d’une telle enseigne. Au mois de janvier, le chaland s’est fait plus rare : a-t-il été refroidi par les températures extérieures, les lourds travaux engagés dans les rues alentour, la perspective des élections présidentielles à venir ? Ou a-t-il simplement cru que l’institution cutlurelle avait mis la clé sous la porte ?
« A très court terme, notre volonté a été que la librairie ne ferme pas. Il a déjà fallu rouvrir tous les comptes avec les éditeurs, et en un temps record. » - Caroline Maufrais, directrice Réseaux Magasins Rougier & Plé

« Il y a probablement eu un effet boomerang à la publicité de notre situation dans les presse locale », estime Nicolas Auvinet, responsable de la partie librairie et de la communication de l’enseigne. « Tout ça nous est arrivé en pleine rentrée littéraire… Aujourd’hui, j’ai envie d’alerter les gens sur le fait que les problèmes rencontrés sont derrière nous. Nous sommes optimistes », complète-t-il.
 
Une sorte de renaissance qui passe notamment par la reprise des signatures/dédicaces. Samedi 18 février, c’est Jilali Hamham, l’auteur MachiAdam en 2011 (Payot/Rivages) et du détonnant 93 Panthers (Rivages) qui était à l’honneur, devant une trentaine de personnes.
Derrière, la vie de la librairie suit son cours. Seul changement notable : l’installation, à l’un des étages intermédiaires des lieux, d’une salle dédiée aux arts créatifs, la patte du groupe Rougier & Plé. « Il y a une surface de vente suffisante pour exposer nos produits », acquiesce Caroline Maufrais, directrice de réseaux magazins Rougier & Plé, qui rappelle les raisons pour lesquelles le groupe s’est positionné pour reprendre Richer. « Ça n’est pas la première fois que l’on se positionne ainsi : nous l’avions fait à l’époque pour la reprise du groupe Virgin, ou celle de Chapitres. La situation de la librairie Richer nous a permis d’entrer sur un créneau et des compétences que nous n’avons pas. C’est la stratégie du groupe ».
 
Et que pense justement le groupe de ces premiers mois de reprise ? « A très court terme, notre volonté a été que la librairie ne ferme pas. Il a déjà fallu rouvrir tous les comptes avec les éditeurs, et en un temps record. »
 
Reste que le groupe garde un œil attentif sur les chiffres de la librairie. « On sent une accélération ces dernières semaines. L’objectif est clair : ramener ce magasin à un niveau de rentabilité. Avant la fin de l’année. » En s’appuyant sur les forces de Richer : « Son premier métier, c’est la librairie. Et nous apportons finalement des produits très complémentaires à cette offre-là », reprend Caroline Maufrais, qui indique « être contente de l’état d’esprit et du dynamisme de l’équipe en place. Nous sommes toujours à la recherche d’un directeur de magasin, mais il y a de belles qualités en interne. »




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