« La stigmatisation de l’autre s’accroît »


Rédigé par Tiphaine CRÉZÉ et Yves BOITEAU - Angers, le 09/12/2015 - 08:35 / modifié le 10/03/2016 - 17:15


Longtemps directeur de l’Abri de la Providence, aujourd’hui retraité, Jean-François Fribault est devenu président de l’association d’insertion des Jardins de Cocagne l’an passé. Deux postes d’action et d’observation au contact des plus fragiles : migrants, SDF, chômeurs longue durée… Entretien.



Jean-François Fribault est le président des Jardins de Cocagne, et ancien directeur de l'Abri de la Providence.
Jean-François Fribault est le président des Jardins de Cocagne, et ancien directeur de l'Abri de la Providence.
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Difficile de ne pas vous demander d’abord comment vous avez vécu et reçu les événements terroristes de Paris ? Et, d’autre part, comment vous appréhendez le contexte sécuritaire dans lequel nous vivons depuis ?

« Pour les attentats, il n’y a rien malheureusement de tellement surprenant compte-tenu du contexte que l’on connaissait depuis deux-trois ans. On savait que cela pouvait nous arriver. J’ai la chance de ne pas avoir eu un parent ou un ami parmi les victimes. Ce qui me soucie maintenant, même si je comprends que l’Etat doit affirmer et afficher sa fermeté, c’est le mot « guerre ». Je comprends qu’il faille sévir et sanctionner ceux qui prêchent la haine y compris dans les mosquées. Mais employer le terme de « guerre » me fait peur. Je repense à des mots de Martin Luther-King qui me sont chers, cette idée  qu’ « on ne chassera pas la haine par la haine ». En bombant le torse et en affirmant qu’on va écraser l’adversaire, je crains qu’on ne produise des effets indésirables. »

Pourquoi ?

« J’ai peur pour les victimes collatérales y compris ici à Angers. Un témoignage m’a été donné par des amis, d’une femme marocaine vivant seule dans un immeuble qui n’ose même plus sortir de chez elle de peur qu’on la vire. Je crains qu’on en arrive à une société très dure et que les gens, un peu déboussolés, prennent le premier discours qui les arrange comme du bon pain pour se rassurer. Si on utilise le même langage guerrier que ceux qui nous veulent du mal, je ne suis pas sûr qu’on s’en sorte. »

Mais le danger existe. On ne peut pas faire preuve de légèreté, ni de naïveté non plus…

« C’est vrai. Quand on vit en société, il ne faut pas qu’on soit naïf. Quand je travaillais à l’Abri de la Providence, j’ai toujours dit aux SDF comme aux migrants qu’on avait des règles que chacun doit respecter. Mais je pense à tous ces jeunes qui sont endoctrinés dans ces idées-là… Est-ce qu’on adopte la bonne attitude en affichant une totale fermeté ? S’il y a une cellule dormante sur Angers –et après tout, il n’y pas de raison qu’on échappe à cela-, il faut que ces gens soient bien entendu arrêtés. Mais ne devons-nous pas, auprès des musulmans et de la population d'origine arabe témoigner aussi d’actes d’amour, de bienveillance, pour leur faire comprendre qu’on ne mélange pas tout ? »

Vous craignez une recrudescence de stigmatisation ?

« On est déjà là-dedans depuis un certain temps. Quand un pays ne va pas très bien, c’est toujours l’étranger qui est fautif. Pendant la guerre, c’était les juifs. Aujourd’hui, ce sont les immigrés qui nous enquiquinent. On a pourtant été bien content de les trouver à une époque où on allait les chercher pour occuper des emplois qu’on ne voulait pas prendre. Comme politiquement, il y a la pression du Front National, j’ai peur d’une surenchère sécuritaire. Quelqu’un qui vit dans la crainte permanente, n’est pas épanoui.  Alors une société toute entière qui vit dans la peur… elle ne peut pas aller bien non plus. »
"Quand un pays ne va pas très bien, c’est toujours l’étranger qui est fautif. Pendant la guerre, c’était les juifs. Aujourd’hui, ce sont les immigrés qui nous enquiquinent. On a pourtant été bien content de les trouver à une époque où on allait les chercher pour occuper des emplois qu’on ne voulait pas prendre."

A Angers, est-ce que ça sous-tend qu’il n’y a pas assez, selon vous, de gestes de bienveillance à l’égard des musulmans ? 

« Je suis chrétien et je ne suis pas d’accord avec un certain nombre de choses que dit l’islam. Mais il nous faut absolument dépasser le débat des religions et témoigner à l’égard des musulmans, un certain soutien. Pas pour dire qu’on est d’accord avec eux encore une fois, ce n’est pas l’objet, mais pour leur montrer de la considération, de l’amitié, organiser des rencontres. Je repense à cette femme marocaine, en larmes, qui n’osait pas sortir de chez elle. Il a suffi que des amis la reçoivent et échangent pour la rassurer. On a besoin de choses et de gestes simples. Si on n’allie pas la fermeté et la compassion, on va se monter les uns contre les autres. C’est le fils du philosophe André Glucksmann (Raphaël Glusckmann, lui-même auteur, NDLR) qui l’a dit récemment : « le risque c’est de faire nous-mêmes le travail que ne peut pas faire Daech : détruire notre société. »

Pour le milieu associatif agissant dans le secteur social, qu’est-ce que ce contexte change ? Est-ce que cela complique encore vos missions ?

« Oui. Aux Jardins de Cocagne, je m’aperçois aussi que la stigmatisation de l’autre s’accroit. « Il n’a qu’a bossé », « il n’a qu’à moins boire », « s’il se shootait moins »… on entend ça quand même. Mais on oublie que la quasi-totalité des associations qui se sont créées dans notre champ social, l’ont fait pour tisser du lien et apporter des choses à des personnes en difficulté qui en ont besoin. C’est comme s’il était de plus en plus difficile de rappeler nos fondamentaux. Plus ça va, plus on nous dit : « Oui, mais ces gens-là ne sont pas rentables », « vous prenez trop de gens en difficulté »… Le pauvre aussi est un peu stigmatisé, et ce contexte ne va pas nous aider. J’ai toujours été convaincu que la personne la plus fragile a du potentiel et que si on sait être à ses côtés au bon moment, elle pourra exploiter ses capacités. »

Cette stigmatisation vient du politique ou de la société ?

« Je pense que c’est entretenu. De la gauche, comme de la droite, quand le chômage était un peu moins élevé, on entendait déjà ça : « ils n’ont qu’à aller bosser ». Mais il y a des gens qui, quoi que nous fassions, ne peuvent pas entrer dans une activité classique vu leur parcours ! Qu’il y ait quelques profiteurs, ça peut arriver. Mais franchement, profiter du RSA… Maintenant, on a les dirigeants qu’on mérite et ils ne sont que le reflet de ce que beaucoup de gens pensent. Dans le petit patelin où j’ai grandi dans les Mauges, quand j’étais gamin, il y avait une famille qui était connue pour ne pas aller à la messe. On les regardait de travers, on leur aurait bien jeté des pierres : la peur de l’autre ne date pas d’hier. »

« La stigmatisation de l’autre s’accroît »
Comment inverser ce cycle de la peur ?

« Par la mobilisation, la prise de parole. Dans les journaux, dans les médias, on n’entend pas toujours ceux qui devraient parler. Cette femme musulmane paniquée, qui ne se sent pas plus en solidarité que nous avec les auteurs des attentats, j’aimerai bien l’entendre parler. Tout le monde étant un petit peu aux abois, ce qui est peut-être positif, c’est une mobilisation des consciences. »

La pression terroriste a accentué encore un peu plus les crispations autour des phénomènes migratoires et l’accueil des réfugiés. C’est quoi un bon accueil pour vous ?

​« D’abord, qu’on le veuille ou non, cela va durer. A Angers, cela a commencé au début des années 2000 et ça ne s’est pas vraiment arrêté. Pour moi, être accueillant est donc un devoir. Maintenant, là-aussi, il ne faut pas être naïf et concilier fermeté et bienveillance. J’ai bien connu Nicole Chatelain, la travailleuse sociale, qui a été tuée en janvier 2013 (par un soudanais âgé de 33 ans, dont l’irresponsabilité psychiatrique a été retenue, NDLR).
A l’Abri de la Providence, on a été confronté nous aussi à deux-trois reprises à des situations très chaudes, qui nous ont conduit à porter plainte. A Bouchemaine, nous avons dû intervenir aussi pour protéger un migrant chrétien à qui d’autres migrants, musulmans, faisaient un peu la guerre. Il faut donc être vigilant mais bien accueillir quelqu’un reste le meilleur rempart contre sa violence et ses excès. C’est parce qu’on va bien l’accueillir, qu’il acceptera mieux les règles qu’on lui impose et les remarques qu’on peut lui faire sur son comportement. »

Quotas ou pas quotas pour nos territoires ? 

« D’un point de vue politique, je les comprends. Car ils permettent d’affirmer la volonté d’accueil tout en affichant nos limites. Maintenant, il faut veiller à ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. On sait bien qu’il y a des villes, des régions, plus accueillantes que d’autres et qui vont subir des pressions plus fortes. Cela nécessite une bonne organisation au niveau national puis régional pour éviter ces tensions sur certaines zones, et ne pas pénaliser l’accueil des sans-abris. Maintenant, ça ne règlera pas tout. Comment dire à des familles déboutées à l’OFPRA (2) après des années de vie en France, qu’elles doivent repartir chez elles alors que leurs enfants parlent très bien français ? »

L’organisation de l’accueil à Angers est-elle suffisamment solide ?

« J’ai le sentiment qu’on travaille un peu au coup par coup, suivant les tensions. Au début de l’organisation de l’accueil, il y avait une bonne volonté partagée par tout le monde aussi bien au Conseil Général qu’à la Mairie d’Angers. Mais en 2008, lorsque la pression s’est vraiment accentuée, ça a commencé à se crisper, à devenir plus politique aussi d’un côté comme de l’autre. Bon, Angers n’est pas Sangatte comme ça pu être dit, mais pour les équipes à l’Abri, c’était devenu extrêmement difficile : imaginez-vous devoir dire à une famille à la rue avec des enfants en bas âge qu’il n’y a pas de place pour eux ? »

Bio express
  • 1950 : Naissance le 25 avril (à Angers), dans une famille de militants chrétiens ruraux. Jean-Fribault, son père, a été président de la JAC (Jeunesse agricole catholique)
  • 1968 : Après des études d’histoire-géo, devient bénévole dans une auberge de jeunesse. Premier pas vers l’action sociale.
  • 1975 : Voyage en Afghanistan puis 1er emploi comme stagiaire rééducateur dans un foyer de réinsertion pour personnes sortant de prison.
  • 1980 : Chef de service à l’Abri de la Providence.
  • 1990 : Directeur de l’Abri de la Providence.
  • 1999-2003 : Président de la FNARS (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) au niveau régional.
  • Juin 2013 : Départ à la retraite.
  • Novembre 2014 : Président des Jardins de Cocagne.

La nouvelle municipalité à Angers a décidé d’appliquer dans son attribution des aides sociales le principe de réciprocité. C’est l’idée selon laquelle les puissances publiques peuvent offrir mais qu’en retour, les bénéficiaires doivent eux aussi rendre service. Qu’en pensez-vous ?

« Je suis assez d’accord. A l’Abri, nous avons toujours exigé une participation symbolique à l’hébergement des personnes. J’ai même vu des bénéficiaires, qui n’avaient pas pu payer à l’époque de leur hébergement, revenir des mois plus tard parce qu’ils y tenaient. Aider les gens, les respecter c’est parfois leur demander un coup de main, une contrepartie, toute proportion gardée bien sûr. »

Vous avez pris fait et cause pour Christophe Béchu aux dernières élections municipales... 

« Pour l’anecdote, lors de mon pot de départ en retraite, c’est Frédéric Béatse qui a fait le plus beau discours, en comparant ma carrière à celle d’un casque bleu. A titre personnel j ‘avais bien travaillé avec l’ancienne municipalité. Ca m’est arrivé de voter à gauche mais là, en l’occurrence, j’ai préféré Christophe Béchu. »

Qu’est-ce qui vous a convaincu ?

« Des petits détails… Comme d’autres candidats, il était venu faire une tournée de nuit au Samu social et mes collègues m’avaient dit qu’il était le plus à l’aise avec les gars de la rue. Je sais qu’il a des valeurs même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Et j’ai mal digéré la désunion à gauche. »

Quel regard portez-vous sur les 18 premiers mois de son mandat ?

« J’entends des gens qui n’ont pas voté pour lui dire qu’ils sont plutôt agréablement surpris. Je pense qu’il faut que la municipalité fasse très attention à écouter tous les citoyens, de gauche comme de droite. A titre de citoyen angevin, je n’ai pas l’impression qu’il y ait de trop grosses boulettes qui aient été faites. Tout ce qui contribue à les voir se mettre ensemble pour défendre notre ville ou notre territoire c’est déjà plutôt pas mal. Quand on est dans une ville, il faut travailler avec les élus de la ville, qu’ils soient de gauche ou de droite. A ce niveau là, on n’a pas à prendre partie en tant que tel. »
"Ce qui me motivait à l’Abri et maintenant aux Jardins de Cocagne, c’est de voir le sourire des gens, le fait qu’on les respecte c’est déterminant. Ils ont tellement l’habitude d’être rejetés, stigmatisés…"

Venons-en aux Jardins de Cocagne : comment observez-vous l’évolution de la précarité ?

« En juillet de cette année, nous étions l’un des derniers chantiers d’insertion -sur la vingtaine qui existe en Maine-et-Loire- à continuer à prendre un public très éloigné de l’emploi. Qu’est-ce qu’on nous a dit ? Vous manquez d’argent, OK, mais la part de chiffre d’affaire que représentent vos jardiniers en insertion n’atteint pas le seuil réglementaire. Au pied du mur, on a dû accepter de prendre un public moins éloigné de l’emploi, en contradiction avec nos missions de base. On marche sur la tête ! Et le problème, c’est que les services d’accueil social à la Ville notamment, ont de moins en moins de possibilité d’activités adaptées à proposer à ces personnes. Ce qui me fait sortir de mes gonds c’est que d’un côté, on stigmatise cette population et de l’autre, on leur enlève tout moyen de leur remettre le pied à l’étrier. »

Quel est le profil de ces personnes ?

« En général, ils ont un parcours accidenté. Certains sortent de l’Aide sociale à l’enfance, ont été placés quand ils étaient enfants. D’autres ont des problèmes d’addiction importants. On estime que 30 à 40 % des femmes de ce public a subi des abus. On ferme beaucoup les yeux sur les plaies de notre société et c’est lors d’événements dramatiques comme ceux du 13 novembre qu’on les ouvre. Moi-même, si je n’avais pas exercé ce travail, je ne m’en serai peut-être pas rendu compte à ce point là. »

Sommes-nous en train de créer une « sous-catégorie » parmi les précaires ?

« Oui, c’est sûr. »

Quelle est l’attente principale d’une personne en situation de précarité ?
« Selon moi c’est la reconnaissance. En 2002, le sociologue Serge Paugam avait mené une étude auprès de plus de 1000 SDF à qui il demandait « Qu’est-ce que vous attendez ? » Le lien social arrivait en tête des réponses, avant l’emploi et le logement. Ce qui me motivait à l’Abri et maintenant aux Jardins de Cocagne, c’est de voir le sourire des gens, le fait qu’on les respecte c’est déterminant. Ils ont tellement l’habitude d’être rejetés, stigmatisés… »

(1) Abri de la Providence : lieu d'accueil associatif pour les personnes sans domicile ; et espace accueil pour les migrants qui arrivent sur le territoire.
(2) OFPRA : Office français de protection des réfugiés et apatrides.

La situation financière des Jardins de Cocagne...

« Nous sommes toujours en redressement judiciaire. Le plan de redressement sera présenté dans les semaines qui viennent et le tribunal va statuer sur sa validité fin janvier 2016. Sachant que nous n’avons plus de prolongation possible. Le Jardin a cumulé une dette assez importante (340 000 euros) : soit nous arrivons à obtenir un étalement de la dette suffisant pour arriver à l’éponger, soit une petite réfaction de cette dette. Sinon, on va dans le mur. Ce serait quand même malheureux parce que 49 personnes travaillent aux Jardins de Cocagne, sans parler du personnel d’encadrement. Ce n’est pas une association coupée de la réalité de la vie. On va tout faire pour y arriver. A nous de mieux nous organiser avec des moyens moindres. »

Jean-François Fribault,
façon Proust

 
  • Le bonheur parfait selon vous ? Pour moi il est intérieur. Faire les choses en conscience. Avoir une certaine paix intérieure
 
  • Le trait de caractère dont vous êtes le plus fier ? Ma qualité d’écoute, ce côté « casque bleu », justement. Je suis très à l’écoute des gens et j’essaie de ne pas juger durement.
 
  • Votre qualité préférée chez une femme ? Je ne suis pas sur que ce soit vraiment différent d’un homme. Ma femme et moi sommes très complémentaires. Il y a une sensibilité qui n’est pas tout à fait la même que chez un homme mais c’est peut-être une idée un peu vieillotte.
 
  • Votre qualité préférée chez un homme ? Un homme doit savoir décider, trancher.
 
  • Votre artiste préféré ? Joan Baez.
 
  • Votre film « culte » ? « Vol au-dessus d’un nid de coucou » de Milos Forman et « Le nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud.
 
  • Le livre qui a « changé votre vie » ? La Bible.
 
  • Votre chanson préférée ? Ces temps-ci, « Someone Like You » d’Adele.
 
  • Que détestez-vous le plus au monde ? L’hypocrisie, ces gens qui vous font la leçon et qui font tout le contraire.
 
  • Le défaut qui vous inspire le plus d’indulgence ? Tout défaut m’inspire de l’indulgence. 









1.Posté par zitoyen d''''une zone de non droit le 16/12/2015 21:18 | Alerter
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Mettez ce grand père dans mon quartier afro-maghrébin et il votera FN en attendant qu'Hitler se représente, enfin s'il ne se fait buter pour quelques euros comme le père d'une amie massacré par des africains pour 30€ !!!!
Reste bien cacher dans ton quartier 100% blanc petit pépé égoïste, jm'en foutiste et ne vient pas stigmatiser les français qui n'ont pas ta chance et vivent l'enfer dans les banlieues.

Le boboisme c'est l'égoïsme, l'individualisme, le jm'en foutisme, de la masturbation de l'âme.








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