Le naufrage africain des Bleus


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 23/06/2010 - 10:56 / modifié le 23/06/2010 - 18:06


L’Equipe de France de Football n’aura pas fait rêver bien longtemps ses supporters. Ils n’étaient d’ailleurs pas nombreux ceux qui croyaient dans les chances de cette équipe lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Une page se tourne pour le football français…



Les Bleus ont tourné le dos à leur public... (photo FFF)
Les Bleus ont tourné le dos à leur public... (photo FFF)
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La défaite face à l’Afrique du Sud est l’épilogue d’une longue descente aux enfers de l’Equipe de France ex championne du monde en 1998. Que de chemin parcouru depuis cette année là et quel gâchis humain et financier. Et pourtant lors de la coupe du monde précédente, en 2006, les Bleus avaient terminé à la porte d'un second sacre. Depuis, plus rien, c'est le vide sidéral, le désintérêt total pour le sport de haut niveau.

Que s’est-il passé pour que la mécanique pourtant bien huilée casse aussi rapidement, entrainant les joueurs, le sélectionneur, la Fédération, dans une spirale infernale dont personne ne sortira indemne ? On peut se le demander, même si les plus « footeux » d’entre nous ont bien une petite idée. Des joueurs trop fragiles mentalement, mal préparés, sans aucune conviction, l’argent facile, la sur médiatisation de certains, l’intrusion de la presse jusqu’au plus profond des vestiaires ou de la vie privée, tous ces éléments ont réduit à néant les espoirs d’une équipe et du pays censé les supporter.

Nous avons tous vu et revu, des joueurs sans réelle motivation, irrespectueux envers le public qui les fait vivre grassement, à l’image de leur sélectionneur censé leur servir de guide et qui refuse de serrer la main de son homologue Sud Africain à l’issue de la dernière rencontre. Des joueurs trop payés, trop adulés, au point d’oublier que leur premier travail consiste à taper dans un ballon et de marquer des buts. Après tout, ils sont à l’image de la France qui se laisse aller à des futilités avant de gagner le moindre sou. Pour le supporter, c’est l’achat d’un téléviseur écran plat de grande démission alors qu’il pointe au chômage. Pour les joueurs ce sont les filles de petites vertus, blonde de préférence et à forte poitrine, comme dirait un certain humoriste. Chacun ses envies, mais dans tous les cas chacun de dépenser en oubliant l’essentiel : c’est le travail qui procure la richesse et non l’inverse. Et le pire dans l’histoire ce sont les premiers, c'est-à-dire les faibles revenus, qui dépensent le plus pour voir les seconds se ramasser sur la pelouse.

Que ce pitoyable résultat et l’image qui s’en dégage servent de leçon à toute une génération qui croit encore que l’argent se récolte sur un arbre à billet que l’on plante dans le jardin. Il est peut-être temps, au moins pour les professionnels dont on veut bien nous parler, de réintroduire la notion de culture du résultat qui veut que l’on verse un salaire lorsque le travail attendu est correctement exécuté. Ils renoncent à leur prime dite de sponsoring, 5 millions d’Euros à partager, tout de même, et implorent le pardon comme des gamins qui auraient fait une grosse bêtise. Est-ce vraiment suffisant pour gommer toutes les attitudes d’enfants gâtés qu’ils nous ont servis depuis le début du mondial, certainement pas.

Plutôt que refuser leur prime(*), pourquoi ne pas la verser aux sinistrés du Var, comme l’avait suggéré un Maire d’une petite commune touchée par la catastrophe. Voilà une belle action qui aurait permis de retisser des liens avec leur public. Mais nos joueurs, autant que le sélectionneur et la Fédération se moquent bien des Français qui les font vivre comme des nababs. Chacun marche dans la combine et empoche un solide cachet en se disant : pourvu que ça dure.

Et dire que je n’aime pas le football !...

(*) Selon nos sources, c’est la Ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin qui aurait fortement conseillé aux joueurs de renoncer à leur prime de sponsoring.





Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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