Le site de Thomson cherche toujours un "parrainage économique"


Rédigé par - Angers, le 11/10/2013 - 08:07 / modifié le 11/10/2013 - 08:07


Le président de l'agglomération d'Angers a profité du conseil communautaire jeudi soir pour faire un point de situation, un an après la fermeture de Technicolor, sur les perspectives de réindustrialisation du site. Jean-Claude Antonini a, au passage, inventé un nouveau concept : celui de "non actualité".



Le site de Thomson cherche toujours un "parrainage économique"
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Il y a un an, quasiment jour pour jour, le rideau tombait sur les derniers espoirs des salariés de Technicolor. Pour le président de l'Agglo, Jean-Claude Antonini, il n'était donc pas question de faire l'impasse sur le sujet, même s'il ne figurait pas à l'ordre du jour du conseil communautaire de jeudi soir.

Une intervention en guise d'introduction, mais sans réelle nouveauté : "C'est en fait un point de non actualité sur Thomson Angers", explique d'emblée Jean-Claude Antonini, rappelant au passage que l'Agglo "n'était pas étrangère au plan social digne" qui a été mis en place pour accompagner les salariés. "Il va falloir attendre plusieurs mois pour savoir si nous avons gagné le pari de la réindustrialisation du site", poursuit-il. Un pari qui a pris corps dès l'annonce de la liquidation judiciaire de l'activité du groupe Technicolor à Angers et qui se base sur un constat : celui "d'un écosystème régional" favorable à l'électronique.

Au mois de décembre dernier, l'Agglo a donc racheté l'outil de production à hauteur de 1,1 M€, puis est devenu au printemps propriétaire des lieux pour 6,5 M€, "loin de la valeur réelle du site", insiste l'élu. On sort les calculettes et on ajoute au 7,6 M€ investis "l'ingénierie, la maintenance et le gardiennage du site, soit environ 1 M€ par an".

Jusque-là, tout va bien : reste à trouver les activités idoines, "de la sous-traitance dans l'assemblage électronique". "Attention", prévient cependant Jean-Claude Antonini, "ce n'est pas nous qui reprendrons le site !" Le nouveau projet économique est donc confié à un cabinet extérieur, qui a notamment en charge la réhabilitation des infrastructures : "certains bâtiments sont obsolètes et des passoires thermiques, mais le corps d'usine est d'excellente qualité".

Orange et d'autres fers au feu...

L'enjeu pour l'Agglo est d'aller mander "un parrainage économique" pour démarrer l'activité. Jean-Claude Antonini s'en persuade : "Il faut amorcer la pompe, puis ça devrait tourner..." Dans le viseur des élus de la majorité communautaire, il y a bien sûr Orange, cet "opérateur national de téléphonie qui ne travaille plus en France", glisse le président, qui assure négocier et avoir "d'autres fers au feu, notamment dans le secteur de l'énergie, avec les compteurs électroniques".

Où en sont ces négociations ? Quid de la requalification du site ? Quels investissements à venir pour l'Agglo ? S'il n'a pas répondu, loin s'en faut, à toutes les questions, le "point de non actualité" du président de l'Agglo aura au moins eu le mérite de replacer le dossier Thomson au centre des attentions, alors que l'échéance électorale arrive à grands pas.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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