Les 7 plus hauts sommets du monde, le grand défi d’un Chalonnais


Rédigé par - Angers le Samedi 28 Décembre 2013 à 11:50


« La montagne, ça vous gagne ! » C’est le slogan des offices de tourisme alpin, c'est aussi celui qui a séduit un habitant de Chalonnes sur Loire (49), Florent Guillarme. Parti vers Chamonix pour raison professionnelle il s’est lancé, depuis plus de 20 ans dans un pari un peu fou : gravir les 7 plus hauts sommets du monde. A ce jour il lui en reste deux et non des moindres.



Florent Guillarme au sommet du Kilimandjaro avec son guide (Photo Florent Guillarme)
Florent Guillarme au sommet du Kilimandjaro avec son guide (Photo Florent Guillarme)
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Mais qu’est-ce qui a pu à ce point motiver Florent Guillarme, un habitant des bords de Loire, pour se lancer dans cette course folle sur le toit du monde ? Né à Chalonnes il y a 47 ans, rien ne laissait présager qu’il rentrerait dans le cercle très fermé des « Seven Summiters », ceux qui se lancent à l’assaut des 7 plus hauts sommets du monde. Pas même la fameuse pierre Becherelle, le site d’entrainement des grimpeurs angevins, situé non loin de sa ville natale.

« Plus jeune je m’intéressais plutôt au football », affirme l’intéressé qui a pris gout à la montagne en trouvant un travail sur place. « A 26 ans j’ai trouvé un poste aux Houches, dans la vallée de Chamonix », poursuit Florent Guillarme. « Je travaillais dans une maison familiale de vacances et tous les jours je voyais le Mont Blanc à travers les baies vitrées ».

Très tenté d’aller le voir de plus près, ce sont surtout les guides conférenciers qui venaient parler de la montagne dans son établissement qui lui ont ouvert la voie. « Je faisais du ski, je m'intéressais à la montagne et j’ai tout de suite accroché ».

Après 4 ans d’adaptation et quelques petites grimpettes, devenu enfin alpiniste, notre Chalonnais se lance, en 1991, avec un guide, à l’assaut du Mont Blanc. C’est alors qu’il a le déclic.

« J’aime bien relever les défis et j’avais envie de voyager, découvrir le monde et faire de belles rencontres », explique Florent Guillarme. « Mais je ne rendais pas vraiment compte de la difficulté ».

« J’ai vu les neiges du Kilimandjaro »

Avec les papous, (pas tous primitifs ...), en Nouvelle Guinée  ( Photo Florent Guillarme)
Avec les papous, (pas tous primitifs ...), en Nouvelle Guinée ( Photo Florent Guillarme)
Avec un petit budget, il se lance, en 1992, à l’assaut du premier sommet : le Kilimandjaro (5895 m), en Tanzanie. Suivront l’Elbrouz (5642 m) dans le Caucase, la Pyramide de Carstensz (5030 m), en Papouasie Nouvelle-Guinée, l’Aconcagua (6959 m) en Argentine et le Mac Kinley (6168 m) en Alaska.

5 défis réalisés sur 7, avec au passage de belles rencontres comme il escomptait. La plus belle fut avec les Papous de Nouvelle-Guinée. « C’est un peuple primitif. Ils étaient très surpris, nous touchaient la peau pour faire connaissance. Ils nous prenaient pour des extra-terrestres. C’était pour moi un voyage hors du temps ».

Si Florent Guillarme est plutôt satisfait de ces belles aventures, il reste tout de même sur sa faim, deux autres sommets manquent à son palmarès : le Mont Vinson (4897 m) en Antarctique et l’Everest (8850 m) au Népal.

« Une question de budget », affirme le désormais alpiniste, même s’il se considère toujours comme un amateur. « Pour ces deux courses il faut de gros budgets, environ 35 000 euros par sommet ». Il lui manque près de 80 000 € au total pour boucler les « seven summit ».

Désormais il cherche donc des sous, gardant toujours l’espoir de trouver des donateurs qui lui permettront d’arriver jusqu’au bout de son aventure. « Si je ne trouve pas, je serais déçu. Mais j’en ai déjà fait cinq, ce n’est déjà pas si mal », relativise Florent Guillarme. « Je fais cela pour le plaisir, c’est avant tout une satisfaction personnelle ».

Pour sensibiliser d’éventuels financeurs, l’alpiniste a créé un site web, 7 sommets pour un défi et multiplie les interventions auprès de médias. « Je communique beaucoup sur place, mais faire des courses en montagne, c’est très commun ici. C’est ce qui complique ma recherche de budget ».

S’il ne réalise pas complètement son défi, l’Angevin qui milite désormais dans une association de protection de l’environnement, notamment pour la gestion des déchets de ceux qui escaladent le Mont Blanc et la limitation de la circulation automobile dans la vallée de Chamonix, aura au moins vécu un moment fort dans sa vie d’alpiniste écolo : « voir les neiges du Kilimandjaro, aujourd’hui disparues ».




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur

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