Les Tambours du Bronx ont frappé fort au Chabada.


Rédigé par - Angers, le Lundi 2 Avril 2012 à 10:41


Une vingtaine de bidons et des hommes taillés comme des menhirs, Les « Tambours du Brox », n’ont pas failli à leur réputation. Vendredi soir lors de leur passage au Chabada, la scène des musiques actuelles d’Angers, on pouvait les entendre à l’extérieur c’est dire la puissance impressionnante de ces musiciens pas comme les autres. 25 ans que le groupe existe et toujours autant de pêche scénique.



Les Tambours du Bronx ont frappé fort au Chabada.
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Cette année les Tambours du Bronx, le groupe de percussions urbaines français, fêtent leur 25ème année. Crées en 1987, près de Nevers, dans le quartier ouvrier de Varennes-Vauzelles surnommé « Le Bronx », pour ses rues quadrillées comme celle du quartier newyorkais, les Tambours du Bronx comptent plus de 1 200 concerts durant lesquels ils ont cassé environ 16 000 bidons et 140 000 mailloches en bois. Ils sont considérés, de nos jours, comme la référence en matière de percussions industrialo-expérimentales.

Les Tambours du Bronx feront plusieurs concerts cette année pour leur quart de siècle. Ils sont venus tout spécialement à Angers pour faire partager un moment impressionnant aux rythmes effrénés. Armés de bidons métalliques « Monostress de 225 l, livrés en camion entier, et de mailloches en bois, ces athlètes de la musique ont frappé sans discontinuer avec une puissance qui laissera sans voix le public angevin. Mais en dehors de cette force, on se rend vite compte que les Tambours du Bronx envoutent leur public au fur et à mesure que le concert avance dans le temps. Parallèlement la puissance et la furie que dégage cette musique emporte chacun des musiciens dans une hypnose totale.

Un groupe international qui ne laisse pas indifférent

Les Tambours du Bronx qui ne manquent pas d’ingéniosité, ont fait évoluer leur musique dans le temps, en incluant différents effets de percussion, ce qui la rend peut-être moins agressive et plus en adéquation avec la musique actuelle. Comme il fait désormais, le groupe se divise sur scène en plusieurs groupes, avec des stands à « samples », l’un avec bouts de tuyaux électrifiés permettent d’apporter plus de basses, et l’autre plus électro, permettant d’apporter des ambiances différentes sur chaque morceau.

Pour clôturer l’ensemble orchestral, le centre de la scène est occupé par une quinzaine de bidon, peints par chacun des membres. Chaque bidon a une durée de vie de deux concerts, un pour chaque face, avant d’être donné au public. Ce fut le cas vendredi, plusieurs spectateurs sont repartis avec les fameux bidons, certains ayant tentés d’imiter les musiciens sur le parking du « Chab ».

Les Tambours du Bronx se sont produits dans de nombreux pays, aux États Unis, au Brésil, aux Émirats arabes unis, au Maroc, en Tunisie, en Grèce, à la Réunion, à Djibouti, en Slovénie, en Égypte, en Norvège et dans toute l'Europe occidentale. On les a vu dans plusieurs événement comme le défilé sur les Champs-Élysées lors du bicentenaire de la révolution française pour Jean Paul Goude en 1989 ou lors de la première partie de Johnny Hallyday sous la tour Eiffel pour ses 40 ans de carrière.




Christopher Lemeunier
Rédacteur et photographe spécialisé musiques actuelles et spectacles art vivant. Correspondant pour... En savoir plus sur cet auteur








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