Les invisibles de Premiers Plans : Marie Blourde, restauratrice (3/4)


Rédigé par Laurent BELLANGER - Angers, le Jeudi 23 Janvier 2014 à 08:58


Ils sont bénévoles, stagiaires, intermittents, intervenants extérieurs, salariés occasionnels… Chacun à leur niveau, ils participent, souvent avec passion, à la bonne marche de Premiers Plans. Aujourd'hui, le portrait de Marie Blourde, restauratrice.



Marie Blourde dans la cuisine du festival Premiers Plans
Marie Blourde dans la cuisine du festival Premiers Plans
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Elle est un peu la maman des festivaliers. La plupart d’entre eux la connaissent sous le nom de Marie « Ciboulette », en référence à la société qu’elle a créée en septembre 2010. Car Marie n’est pas restauratrice de formation. Se mettre derrière les fourneaux, c’était, pour elle, un plaisir qu’elle partageait avec sa famille, ses amis, et, à l’occasion, avec le artistes de l’association «La rue du milieu» à Saint-Clément de la Place qui avait besoin d’une restauratrice.

« J’ai appris à faire à manger pour de grandes tablées », se souvient-elle. Mais, lorsque ses enfants ont volé de leurs propres ailes, cette salariée de la fac d’Angers a décidé de changer de cap, et de faire de sa passion un travail. C’est un peu le hasard qui l’a amenée à solliciter par mail, début janvier 2011, les organisateurs de Premiers Plans, qui n’avait pas de restauration attitrée. La réponse ne s’est pas faite attendre : 15 jours plus tard, elle s’est retrouvée à préparer les repas de l’équipe du festival.

Elle a remis le couvert l’année d’après, en janvier 2012. Puis, en 2013, elle a ouvert le restaurant du festival et s’est occupée, en même temps, de la gestion du bar au Centre des congrès. «C’est une grosse organisation avec 250 repas à préparer chaque jour et neuf salariés pour m’accompagner», dit cette femme toujours souriante qui ne semble pas impressionnée par l’ampleur du travail. Car, malgré le changement d’échelle entre sa petite cuisine familiale et celle du festival, Marie « Ciboulette » garde sa méthode. « Je fais tout moi-même, les verrines, les gâteaux. Je n’achète aucun plat préparé : tout vient des producteurs locaux. C’est un peu la cuisine de chez moi, mais en grosse quantité ».

Malgré des journées de 17 heures, Marie ne perd jamais sa bonne humeur. « Il y en a beaucoup qui viennent me voir en cuisine pour que je leur donne un peu plus, ou juste pour discuter : c’est très sympa, et on rigole bien ! » Quant au cinéma ? « L’année dernière, j’ai réussi à voir le film de clôture ». Mais la plus belle récompense pour Marie, c’est d’avoir les acteurs et les réalisateurs « en vrai » autour de sa table.












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