Les réactions après le second tour des élections départementales


Rédigé par - Angers, le 30/03/2015 - 08:05 / modifié le 31/03/2015 - 09:38


Les responsables des différentes formations politiques du département n'ont pas manqué de commenter les résultats du second tour des élections départementales, qui voit la majorité départementale conforter sa position et la gauche limiter la casse par rapport au national.



L'actuel président du Conseil général, Christian Gillet, a été largement réélu sur son canton d'Angers 1, en compagnie de son binôme, Frédérique Drouet d'Aubigny.
L'actuel président du Conseil général, Christian Gillet, a été largement réélu sur son canton d'Angers 1, en compagnie de son binôme, Frédérique Drouet d'Aubigny.
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Christian Gillet (UDI, président du Conseil général, réélu sur le canton d'Angers 1) :
"Je constate que notre groupe est très largement majoritaire au soir de ce second tour. Nous partions de haut, donc il était d'autant plus difficile de faire encore mieux. Les candidats de la majorité départementale sont allés gagner des cantons qui étaient loin d'être évidents, à Saumur, Chalonnes ou sur Angers 6, c'est un vraie satisfaction. Force est de constater que la gauche a bien résisté sur Angers, mais je ne ressens pas de déception, car il y a peu de voix d'écart avec nos candidats. Là où le FN était fort au premier tour, il n'y a pas eu de report de voix en faveur de la droite. Concernant mon propre score, je suis très heureux des 60 % réalisés : c'est assez inespéré et ça me conforte dans mon désir de mener cette nouvelle majorité. Nous allons nous mettre au travail dès demain, avec 3/4 de nouveaux conseillers. Il va donc y avoir un travail pédagogique à faire, mais à marche forcée !"
"Nous allons nous mettre au travail dès demain, avec 3/4 de nouveaux conseillers. Il va donc y avoir un travail pédagogique à faire, mais à marche forcée !"

Grégory Blanc (premier secrétaire fédéral du PS, réélu sur le canton d'Angers 7) :
"On s'en sort plutôt bien sur le département : dans le contexte national que l'on connaît, la stabilisation de notre effectif au sein du conseil départemental est loin d'avoir le goût de la défaite. C'est vrai aussi quand on repense à la situation où était le PS en septembre dernier, qui passait plus de temps à parler de superflu, des intérêts d'appareil, des débats de posture, que de l'essentiel. Si on a réussi à se stabiliser à rebours du national, c'est qu'il se passe quelque chose sur nos territoires, qui doit nous pousser à travailler encore et toujours le fond et l'ancrage territorial. Ce scrutin pose aussi la question de rassemblement à gauche. Nous étions au bord de l'exploit sur Angers 2 et n'avons jamais été aussi hauts sur Angers 1. Saumur se joue à 4 voix ! A nous désormais de bâtir une opposition constructive, de nous tourner vers l'avenir et de poursuivre la reconstruction qui ne se fera pas sur des aigreurs. Nous le ferons notamment avec Jean-Luc Rotureau, qui est de gauche."

Une image rare, depuis plusieurs années : Laurent Gérault, le conseiller régionale UDI et Christophe Béchu, sénateur maire d'Angers, dans la même pièce, et sereins...
Une image rare, depuis plusieurs années : Laurent Gérault, le conseiller régionale UDI et Christophe Béchu, sénateur maire d'Angers, dans la même pièce, et sereins...
Christophe Béchu (sénateur - maire UMP d'Angers, ancien président du Conseil général) :
"Il y a de la déception par rapport aux résultats de certains de mes proches, mais je la relativise de plusieurs façons : d'abord, il y a une vague nationale qui a porté la droite et le centre, mais pas de la même manière en territoire rural ou en territoire urbain. La gauche a mieux résisté en milieu urbain : c'est le cas à Nantes, à Bordeaux et c'est pareil à Angers. 

Malgré cela, la droite et le centre ont progressé en nombre de sièges et en nombre de voix sur les cantons angevins : nous avions 2 cantons sur 8, nous en avons désormais 3 sur 7. Et les 7 binômes soutenus par la majorité municipale ont, en cumulé, fait un score plus élevé sur celui du bloc de gauche. Je renouvelle, comme je l'ai fait depuis le début, mon soutien à Christian Gillet pour l'élection à la présidence du Conseil départemental."
 
Laurent Gérault (conseiller régional UDI) :
"Dans le département, la majorité est confortée autour de Christian Gillet, avec un équilibre de centre droit et de divers droite. Le FN demeure à un score assez élevé : il faut reconnaître qu'il est très présent en milieu rural. Le centre et la droite doivent interroger cette question de la ruralité et combattre le FN sur son terrain, et sur ses idées, sur des thèmes comme l'Europe ou l'immigration.

A Angers, il faut être réaliste et constater que la gauche se maintient. Des 4 adjoints présentés par le maire, dans ce scrutin départemental, un seul est élu (Gilles Groussard sur le canton d'Angers 4 NDLR) et il passe avec les voix de Bouchemaine et Sainte-Gemmes. Je note aussi que Michelle Moreau, pourtant élue depuis 28 ans et première adjointe de Jean Monnier, Jean-Claude Antonini puis Christophe Béchu n'est pas élue, malgré cet ancrage territorial.

Plusieurs cantons se jouent sur quelques voix. Après une seule année de mandat municipal sur Angers, l'enracinement n'est pas fait et je me demande dans quelle mesure les bisbilles entre le président de l'UMP, Marc Laffineur, et Christian Gillet n'ont pas eu des répercussions sur la dynamique de réunion des forces de droite... et sur les quelques voix qui manquent parfois. La grande leçon, c'est que l'Anjou reste une terre modérée."

Gaétan Dirand et Benoît Lépine, président et vice-président du FN 49, dimanche soir en préfecture.
Gaétan Dirand et Benoît Lépine, président et vice-président du FN 49, dimanche soir en préfecture.
Gaëtan Dirand (président du FN 49, non élu sur la canton de Longué-Jumelles) :
"Dans les cantons où l'on s'est maintenu, on augmente nos scores, alors je suis satisfait, même si nous n'avons pas d'élus. On s'aperçoit que le FN s'ancre sur des cantons où il n'était pas présent avant. j'ai le souvenir des dernières législatives, où nous ne faisions que 10 % : nous sommes aujourd'hui entre 25 et 30 %. Nous et nos électeurs avons subi une forme de mépris de la part du président du Conseil général, Monsieur Gillet, durant l'entre-deux tours : lui soutient depuis des années les partis qui ont vendu la France. Je n'ai donc aucune leçon à recevoir de Monsieur Gillet. S'il est réélu, c'est en grande partie grâce à nous, alors il ferait mieux de venir nous dire merci, car nous avons éliminé la gauche dans pas mal d'endroits. Maintenant, je lui souhaite bon courage pour résorber la dette du Département...

Notre objectif, désormais, est d'être le premier parti des élections régionales."

Jean-Luc Rotureau a conservé son siège au Département, battant le binôme socialiste au premier tour, puis celui de la majorité départementale au second.
Jean-Luc Rotureau a conservé son siège au Département, battant le binôme socialiste au premier tour, puis celui de la majorité départementale au second.
Jean-Luc Rotureau (conseiller général d'opposition sortant, réélu sur le canton d'Angers 4) :
"Nous sommes heureux. Avec le contexte national défavorable, une partie de la gauche qui nous en voulait et le nouveau découpage des cantons qui regroupait 40 % des inscrits à Avrillé, ça n'était pas gagné, mais je suis fier du travail effectué. Nous n'avons jamais été dans la rancœur, mais dans un travail constructif, malgré tous les coups pris. On se considère comme faisant partie du groupe de gauche : je vous rappelle que j'ai été pendant 6 ans le président du groupe de gauche, qui n'avait jamais été aussi offensif et aussi constructif. Nous n'avons pas de raison de nous sentir isolé. Le premier secrétaire de PS Grégory Blanc, et Catherine Jamil, secrétaire de section d'Avrillé, avaient d'ailleurs appelé à battre la droite dans l'entre-deux tours."
 
Alain Pagano (premier secrétaire du Part communiste) :
"Dans le Maine-et-Loire, la gauche résiste un tout petit peu mieux que dans le reste de la France, mais malgré tout, elle perd des positions : le contrat pris par Hollande a depuis été déchiré et le mécontentement est là. Si la gauche veut retrouver des victoires électorales, il faut un changement de politique, plus à gauche."





Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Henri du Vergier de La Rochejaquelein le 30/03/2015 09:05 | Alerter
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Je n'ai qu'une chose à dire, merci à tous d'avoir fait un sorte que le Front national avec ces idées d'un autre âge, n'est aucun élu. Pourvu que cela dure. Pour ça un bon remède, lisez leur programme, c'est stupéfiant.
Je crois qu'une de mes parties préférées c'est le retour des femmes au foyer avec un smic pour mieux s'occuper des enfants, et libérer l'emploi.
Vive l'épanouissement.
En tout cas merci.















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