Marianne fait ses Caprices au Quai


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Mardi 24 Février 2015 à 20:24


Le directeur du Nouveau Théâtre d’Angers (NTA) et du Quai, Frédéric Bélier-Garcia, s’attaque pour la première fois à un classique français, Les Caprices de Marianne de Musset. À découvrir du 26 février au 14 mars au Quai.



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Ce n’est pas son premier « classique » - les Angevins se souviennent de « La Mouette » de Tchekhov dans lequel il faisait jouer sa mère – mais c’est son premier « classique français ».

Frédéric Bélier-Garcia s’est entiché de Marianne et de ses Caprices, pièce publiée en 1833 dans La Revue des Deux Mondes par une Alfred de Musset âgé de 22 ans. « C’est le plus flamboyant, le plus extrême, le plus sauvage… le moins maîtrisé. Entre 21 et 25 ans, Musset a eu son « quart d’heure de génie ». C’est un auteur qui m’a toujours intéressé et on peut dire que j’ai eu une fréquentation continue avec lui. Chez les Romantiques, je le préfère à Hugo et à Goethe ».

Qu’est-ce qui a séduit le metteur en scène ? « Il a capté un moment de sa jeunesse et de la jeunesse de l’époque, une couleur de la vie qui font écho aujourd’hui. C’est une jeunesse qui ne sait pas trop quoi faire d’elle-même. Elle a perdu ses illusions nées de la Révolution et des guerres napoléoniennes. Et elle va se consumer dans les fureurs de l’amour ».

Les Caprices de Marianne met en scène l’amoureux Coelio rêvant de conquérir Marianne, épouse de Claudio. Pour parvenir à ses fins, il envoie son ami Octavio plaider sa cause auprès de la belle. L’émissaire sera plus séduisant que le soupirant, ce qui fera naître sentiments de trahison et quiproquos fatals (à la vie et à l’amour). « C’est une question d’alternative entre le cynisme, représenté par Octave, qui a voué sa vie aux plaisirs, et le fanatisme, incarné par l’amoureux suicidaire Coelio ».

La musique confiée à Vincent Erdeven (Zenzile)

Fidèle à son idée de « famille » et de « sang neuf », Frédéric Bélier-Garcia a convoqué les fidèles Jan Hammenecker (le juge Claudio), Denis Fouquereau (Tibia, valet de Claudio) et David Migeot (Octave) et les nouveaux Sébastien Eveno (Coelio) et Sarah-Jane Sauvegrain (Marianne). Pour celle-ci, fille des comédiens Catherine Gandois et Didier Sauvegrain, il a dû caster plus d’une centaine de comédiennes. « C’est un rôle un peu unique dans le répertoire. Il faut à la fois dégager de l’innocence et de la force ».

Une fois la décision arrêtée, le chemin de croix n’est pas fini. Pour cause de tournage repoussé - Sarah-Jane Sauvegrain sera prochainement à l’affiche de « Big House » de Jean-Emmanuel Godart aux côtés de Yanis Lespert et Gérard Depardieu – Frédéric Bélier-Garcia a répété pendant un mois les Caprices sans sa Marianne.
Mais Sarah-Jane Sauvegrain, révélée au grand public pour son interprétation de la transgenre Alexia dans la série Paris sur Arte et frais émoulue du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, n’aurait pas manqué ce premier grand rôle sur les planches. « Marianne reste très actuelle. C’est un personnage qui découvre le désir. Et, ce que je trouve très intéressant, c’est qu’elle n’est ni « maman » ni « putain », pour reprendre Eustache. Le vrai challenge pour moi qui ai l’habitude de jouer des excessives, c’était d’être en retenue. Marianne parle peu et j’ai parfois envie de parler plus qu’elle ! »

Une autre curiosité séduisante de cette nouvelle création griffée Bélier est la musique. Le créateur-créatif a demandé à Vincent Erdeven, tête chercheuse des groupes angevins Zenzile et Deltas, de composer la bande originale. « L’idée de Frédéric était de partir sur Schubert. Certains morceaux respectent donc un côté baroque quand d’autres sont repensés rock. Le plus dur pour moi était de ne pas casser la délicatesse du théâtre. Il faut être dans le ni trop peu ni trop. C’est vraiment ici, au Quai, pendant les répétitions, que l’on a trouvé la bonne mesure ».
Après sa création à Angers, Les Caprices de Marianne se donnera à Sartrouville, Tours, Le Mans, Vire et Nice.
 
Du jeudi 26 février au samedi 14 mars, au Quai. Du lundi au mercredi à 19 h 30 ; jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi à 18 heures. De 8 € à 23 € (02 41 22 20 20).
Autour des Caprices de Marianne : rencontre avec l’équipe artistique le 4 mars ; parcours commenté « Amour & trahison » au musée des Beaux-Arts les 1er et 8 mars ; atelier technique pour les étudiants le 7 mars et atelier jeu animé par Jan Hammenecker destiné aux étudiants de l’UA le 14 mars.













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