Michel Piron quitte la présidence départementale de l'UDI


Rédigé par - Angers, le 22/04/2016 - 08:06 / modifié le 22/04/2016 - 08:09


Le député du sud-saumurois Michel Piron, 73 ans, a annoncé jeudi quitter la présidence de l'UDI 49, dont il était à la tête depuis 2013. Une décision motivée par la décision de la famille centriste de ne pas participer aux prochaines primaires de la droite et du centre, alors même que l'élu angevin souhaite soutenir pleinement Alain Juppé. Eléments d'analyse.



Michel Piron était à la tête de l'UDI 49 depuis 2013.
Michel Piron était à la tête de l'UDI 49 depuis 2013.
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Il y a quelques mois, à l'heure des vœux, le député centriste Michel Piron nous avait confié vouloir "transmettre la présidence départementale de l'UDI en temps utile", confortant alors son désir de briguer un nouveau et dernier mandat à la tête d'un parti qu'il préside depuis 2013.

Las ! Le "temps utile" est venu sans doute plus vite que ce que ne l'avait envisagé le parlementaire angevin. Dans un communiqué diffusé dans la soirée de jeudi, Michel Piron annonce qu'il "quitte la présidence à compter de ce jour, tout en assurant la transition. Cependant, je demeure dans l'UDI, comme membre et comme parlementaire." Et il en explique la raison : "Aujourd'hui, au niveau national, dans un contexte extrêmement difficile, la "famille centriste" s'est prononcée majoritairement contre une participation aux prochaines primaires de la droite et du centre. J'ai (...) fait un autre choix : celui de soutenir Alain Juppé (Les Républicains, NDLR), avec qui et pour qui je travaille depuis plusieurs mois. C'est un choix personnel, certes, mais qui m'engage publiquement. C'est, évidemment, incompatible avec la ligne suivie par nos instances nationales."

Une décision prise pour lever "toute ambiguïté", donc, et prise, à en croire le principal intéressé, le jour-même où les centristes ont fait le choix de ne pas participer aux primaires à venir, soit il y a un peu plus d'un mois, le 20 mars. Pourquoi avoir autant attendu pour l'annoncer ? Pour assurer "la transition", dans un contexte local tendu pour le parti fondé par Jean-Louis Borloo. Michel Piron, dans son communiqué, ne le nie pas : "La famille UDI est fragile. Faisons au moins en sorte de ne pas l'affaiblir par des querelles inutiles ou subalternes."
"La famille UDI est fragile. Faisons au moins en sorte de ne pas l'affaiblir par des querelles inutiles ou subalternes"

Affaiblie au niveau national par le retrait de Jean-Louis Borloo -son successeur, Jean-Christophe Lagarde, a du mal à fédérer autour de son nom-, l'UDI connaît aussi de sérieux soubresauts au niveau local, comme nous l'avions esquissé, il y a deux mois, au fil de notre dossier consacré à la droite angevine. Les critiques émises par le président UDI du Conseil départemental, Christian Gillet, ou les velléités oratoires et présidentielles du jeune (25 ans) adjoint au maire d'Angers, Florian Santinho -contre l'avis de Christophe Béchu lui-même- ont-elles joué dans la décision de Michel Piron de se retirer ? Lui assure que non, renvoyant ces péripéties et "petites vanités" à des épiphénomènes.

Reste que l'annonce de son retrait intervient quelques jours seulement après que les instances nationales de l'UDI ont décidé de repousser de juin à la fin de l'année 2016 les élections aux bureaux départementaux. Et que la situation du Maine-et-Loire, avec celle de 4 autres fédérations, n'y est pas étrangère. « Dans ces fédérations, il y a eu, dans les quinze derniers jours de décembre, des adhésions nouvelles et massives, laissant craindre des opérations et adhésions douteuses », annonçait ainsi il y a quelques jours le président national de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, à nos confrères d'Ouest-France. « Dans le Maine-et-Loire, certaines adhésions ont semblé très surprenantes à la commission nationale ».

Si Michel Piron n'était pas assuré à 100 % de conserver dans les urnes la présidence de l'UDI 49, sa décision de quitte la présidence rebat singulièrement les cartes. Qui pour lui succéder ? Lui ne laisse filtrer aucun nom. Ce ne sera pas Eric Touron, son suppléant à l'Assemblée nationale et maire de Distré. Sera-ce Laurent Gérault, actuel délégué départemental du parti centriste ? Son passé avec la droite angevine et son chef de file, Christophe Béchu, ne saurait être occulté. Surtout que cette même droite angevine, dans la perspective d'une grande recomposition, devrait lorgner sur une présidence "amie", pour faciliter les échanges.

La réponse à toutes ces questions en "temps utile" ?




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