Mineurs étrangers isolés, la réforme mise en oeuvre officiellement


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Angers, le 31/05/2013 - 16:00 / modifié le 31/05/2013 - 15:58


Au lendemain de l'action menée à Angers par la Cimade, pour défendre la prise en charge des mineurs étrangers isolés, le ministère de la Justice vient d'annoncer la mise en œuvre d'une réforme de leur dispositif d'accueil, à compter de ce vendredi.



Mercredi, plusieurs dizaines de personnes avaient tenté de "remettre" des mineurs, actuellement non pris en charge, à la direction de la solidarité du Conseil Général.
Mercredi, plusieurs dizaines de personnes avaient tenté de "remettre" des mineurs, actuellement non pris en charge, à la direction de la solidarité du Conseil Général.
Mercredi, son retard avait été évoqué de façon critique par la président du Conseil Général de Maine-et-Loire, Christophe Béchu, après l'action menée par la Cimade, devant les bâtiments de la direction de la solidarité du département.

"Par le dispositif mis en place,
précise le communiqué officiel du ministère de la Justice, l’Etat assume désormais financièrement la protection des mineurs isolés étrangers durant la période de 5 jours d’identification avérée de leur statut, afin qu’une prise en charge efficace par les services départementaux d’aide sociale à l’enfance puisse s’effectuer."

"L’autorité judiciaire en charge de l’orientation des enfants veillera aussi à ce que la répartition des enfants vers les départements se fasse de manière équilibrée sur le territoire national. A cet effet, une cellule nationale est créée au sein du ministère de la Justice" indique aussi le communiqué ministériel.

Reste à savoir si ce dispositif permettra de résoudre vraiment l'imbroglio dans lequel se trouvent les mineurs étrangers isolés actuellement non accueillis, faute de place, en Anjou et ailleurs. Ils seraient une dizaine à Angers selon la Cimade. Pourront-ils être accueillis dans des départements voisins ? A quelles conditions ?

Mercredi, aussi bien Christophe Béchu que la Cimade avaient fait part de leur réserver sur les chances de réussite de la réforme.


















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