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Mercredi 26 Novembre 2014





Ndidi a mis le feu à la scène de Tempo Rives


Rédigé par - Le Vendredi 20 Juillet 2012 à 14:25


Pour la seconde soirée de la scène estivale Tempo Rives à Angers, le public était de nouveau au rendez-vous, très nombreux pour applaudir une artiste exceptionnelle venue du Canada anglophone, pour un concert chaleureux dont on se souviendra longtemps. Avec sa voix légèrement rauque qui chante le blues, aussi à l’aise dans le jazz que dans la soul music, Ndidi Onukwulu a littéralement emballé le festival angevin.



Ndidi, un fille nature à la voix puissante
Ndidi, un fille nature à la voix puissante
Elle est apparue sur scène tout sourire, les lèvres charnues teintées d’un rouge puissant comme sa voix, avec ses yeux noisettes et charmeurs à faire pâmer tous les hommes allongés nonchalamment sur les pelouses du quai de la Savatte. Puis elle a poussé la chansonnette, celle que les gamins des quartiers noirs américains chantent dans la rue. Soudain les oreilles se sont dressées, surtout quand elle a demandés au public : « Êtes-vous amoureux, car pour moi c’est l’année de l’amour ». Les hommes n’en sont pas encore revenus.

Ndidi Onukwulu avait établi le contact, dès les premiers morceaux, très à l’aise sur scène comme à coté, quand elle descend pour venir danser au milieu d’un public conquis. La belle sait donner de la voix, sensuelle, douce et puissante à la fois, capable d’exprimer les plus fortes émotions devant un public aux anges.

Puis elle raconte, moitié en anglais, moitié en français, ses histoires personnelles, celle de son chat, disparu, que lui ramène son voisin et dont elle fait une chanson, sa vie, pas toujours facile. Elle est nature Ndidi Onukwulu et le public adore. Suspendu à ses lèvres rouges sang, il ne rate pas une phrase, comme hypnotisé par son sourire ravageur.

Ndidi puise son inspiration dans l’amour et la perte qu’il entraine parfois, autant que dans la poésie, et les bribes de conversations saisies au fur et à mesure de ses rencontres ou de sa vie. D’origine nigériane et allemande, Ndidi, femme complexe et énigmatique, a passé son enfance en Colombie-Britannique, au Canada, à observer les animaux qui errent dans ces grands espaces sauvages, tout en cherchant à s’échapper, dans son imaginaire, dès qu’elle le pouvait.

Ndidi chante des chansons dont les paroles sont, pour la plupart, mélancoliques et étranges, le reflet de sa vie, avec des sonorités variées, allant du rythme lent, parfois à capella accompagné de claquement de doigts, ou des frappes de mains du public, des ballades très country, ou encore de la soul entrecoupée de big bands, avec des tonalités blues qui ne laissent pas le spectateur insensible. D’ailleurs, pris dans le jeu, le public angevin n’a pas mis de temps à se laisser entrainer dans la danse pour remuer au rythme de Ndidi.

Elle en profite pour raconter sa vie, pas toujours rose, brinqueballée entre son père, un batteur nigérian, et sa mère, une ex-danseuse, divorcée puis remarié avec un policier canadien. Déménageant de ville en ville elle à dû subir les regards et les murmures de gens peu habitués à la fillette métisse qu’elle était. Solitaire, Ndidi a trouvé refuge dans la lecture, l’écriture de poème ou le théâtre improvisé en pleine forêt devant un public imaginaire, avant de partir pour New York pour aller à la rencontre du rock, puis du hip hop.

Influencée par des divas de la scène, Tina Turner et Donna Summer, Ndidi à besoin de s’extérioriser. Fasciné par l’espèce humaine, une grande partie de son inspiration lui vient tout simplement en observant les gens. « Je pense que c’est une façon de compenser les années de mon enfance où j’étais terrifiée par les gens », déclarait-elle lors d’une interview. Quel que soit le sujet ou la personne dont parlent ses chansons, Ndidi écrit et chante à cœur ouvert, sans rien cacher et ça, le public apprécie.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur







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