Nineteen Something : label proustien


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Mercredi 20 Mai 2015 à 14:30


Eric Sourice, chanteur-guitariste des feux Thugs, groupe phare de la fin de siècle, a créé avec son pote, Franck Frejnik, Nineteen Something, label permettant de (re)découvrir le rock à guitares des années 80/90. Il le présente, en musique, jeudi soir au Boléro.



Casbah (Casbah Club), Eric Sourice (The Thugs et fondateur du label Nineteen Something) et Gilles Moret (Dirty Hands).
Casbah (Casbah Club), Eric Sourice (The Thugs et fondateur du label Nineteen Something) et Gilles Moret (Dirty Hands).
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« Avec Franck, on cherchait à réécouter des groupes de cette époque. Et, même avec cette source inépuisable qu’est le net, c’était presque impossible. On s’est dit alors que le meilleur moyen était de créer notre label, numérique au départ. Cette scène française rock à guitares avec chant en anglais, dont je faisais partie avec Les Thugs et que l’on a beaucoup soutenue, méritait d’être connue, du moins accessible à tous ceux qui l’ont aimée et aux plus jeunes qui veulent la découvrir. Nineteen Something est donc né en 2014. Avec le catalogue Thugs, puis avec des albums de deux groupes angevins emblématiques, Casbah Club et Dirty Hands. On a démarré avec le local mais l’idée est de présenter des groupes de partout. Thompson Rollets de Périgueux est au catalogue. D’autres comme Hydrolic Systems, Maniacs, Sixpack, et Skippies y sont prévus ».

Beau cadeau pour Casbah Club et Dirty Hands, les deux formations qui se produiront lors de la soirée de présentation du label, jeudi au Boléro, l’édition sur sillon de l’album « Dead London Calling » pour le premier et du live « Miles Away » pour le second. « Il n’était question que de son en ligne au départ, explique Jean-Hugues « Casbah » Malnar, chanteur du Casbah Club, aujourd’hui l’un des piliers de la société O*Spectacles. Et quand Eric nous a dit qu'il y aurait une sortie « physique », cela a été la très bonne surprise. Casbah Club a toujours été un groupe complètement désorganisé, bordélique, dilettante. Résultat, on n’a jamais rien sorti. On a été sur quelques compilations. Il doit y avoir une K7 (ne riez pas les jeunes et demandez à vos parents ce que c’était !) qui traîne. Alors avoir ce CD entre les mains, c’est vraiment émouvant ».

Pour le chanteur-guitariste des Dirty Hands, Gilles Moret, c’est le mot « live » qui assure : « Il y a un côté mythique à voir le nom de son groupe sur un album live. Cela implique qu’il a pris du grade, qu’il a une histoire. Et c’est vrai que Dirty Hands a quelque 400 concerts à son actif ! ».
 
« On écoutait les pionniers du rock quand on était ado. Là, c’est pareil : pourquoi les jeunes n’écouteraient pas ce qui se faisait dans ces années-là. Et puis le son est impeccable, super-bien produit. Ce n’est pas du revival, ni de la nostalgie. Cette musique est très actuelle » - Eric Sourice

Oui, mais pas un seul depuis 1995 ! « On vient d’en faire trois, c’est-à-dire trois de plus qu’en vingt ans ! (rire). C’est comme le vélo. C’est très dur de s’y remettre mais on l’a dans la peau ! Franchement, Eric, avec son label, nous a fait un très beau cadeau. Pour des vieux cons de père comme nous, cela dit à nos enfants que l’on a fait de la musique, un jour ! Et puis cela nous permet de rejouer entre potes et de revivre ces montées d’adrénaline que seule la scène provoque. Enfin, c’est un projet qui rend hommage à une scène qui a compté, ici comme ailleurs ».

Alors, ce parfum de madeleine rock enivrerait-il nos quadras de ses effluves de nostalgie morbide ? « Il n’y a aucune nostalgie, s’insurge Casbah. La nostalgie, c’est quand c’est mort. Et nos morceaux sont bien vivants. Ils sont là pour être joués d’ailleurs. Et qu’on les joue à vingt, trente ou quarante ans, ce sont les mêmes ».
Bluffé par un concert de reformation des Buzzcocks, Eric Sourice surenchérit : « On écoutait les pionniers du rock quand on était ado. Là, c’est pareil : pourquoi les jeunes n’écouteraient pas ce qui se faisait dans ces années-là. Et puis le son est impeccable, super-bien produit. Ce n’est pas du revival, ni de la nostalgie. Cette musique est très actuelle ».

Nineteen Something ne se contente pas de proposer du son et des albums, il renseigne aussi sur les groupes. Une mine précieuse pour tous ceux qui aiment le rock racé et couillu, inspiré et sonic.

Le Casbah Club...
Le Casbah Club...
La soirée Nineteen Something

Ce jeudi, au Boléro, rue Saint-Laud. Ouverture des portes à 19 h 30. Casbah Club de 20 heures à 20 h 45 ; Dirty Hands de 21 heures à 21 h 45 ; DJ set de 21 h 45 à 23 heures (5 €).
Casbah Club. Ses membres actifs furent et sont Mathieu Rousseau, Philippe Pessard et Jean-Christophe Wautier à la batterie ; Fred Froger, le Gzu et Gilles Théolier aux guitares ; Matthieu Bablée à la basse et Casbah au chant.
Dirty Hands. Gilles Moret au chant et à la guitare ; Dominique Pasquini à la guitare ; Patrice Cottenceau à la batterie et Alain « Boochon » Lardeux à la basse.

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1.Posté par Dominique Gardais le 21/05/2015 08:32 | Alerter
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[Il était temps on commençait à s'emmerder.
Sérieux, Why LES THUG'S let us down?
Minorïté.








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