Nouveau gouvernement : Béchu (UMP), Bardy (PS) et Piron (UDI) réagissent


Rédigé par Rédaction Angers Mag - Angers, le 27/08/2014 - 14:49 / modifié le 11/09/2014 - 08:58


Quand le sénateur-maire UMP d'Angers et le député PS enfilent critiques et scepticisme, le parlementaire UDI parle lui d'une clarification nécessaire. Après la recomposition du gouvernement Valls, Christophe Béchu, Serge Bardy et Michel Piron livrent leurs réflexions.



Christophe Béchu (sénateur-maire UMP d'Angers), Serge Bardy (député PS d'Angers-Mauges) et Michel Piron (député UDI de Saumur-Thouarcé).
Christophe Béchu (sénateur-maire UMP d'Angers), Serge Bardy (député PS d'Angers-Mauges) et Michel Piron (député UDI de Saumur-Thouarcé).
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Christophe Béchu, que vous inspire ce nouveau gouvernement ?

"On vient de vivre 48h de grand spectacle pour savoir qui allait rentrer ou sortir, est-ce que ça allait être l'occasion d'un remaniement etc... pour qu'au final ce soient quasiment tous les mêmes. Je note qu'on nomme un nouveau ministre de l'économie en 11e position (ndlr : Emmanuel Macron), inconnu du grand public, là où un certain nombre de pays européens font le choix de prendre des personnalités de la société civile qui ont une expérience industrielle ou économique pour faire face à la situation. Qui plus est, deux choses caractérisent son parcours : il a travaillé dans des banques d'affaires et incarne la finance. Pour un Président de la République qui expliquait que c'était son ennemi, c'est assez consternant. De surcroit, c'est quelqu'un qui a piloté la politique économique du gouvernement à l'intérieur de l'équipe Hollande, au début du quinquennat, laquelle est une des causes de discorde au sein de la propre majorité actuelle. L'arrivée d'un Louis Gallois ou d'un Gérard Collomb aurait été de nature à envoyer d'autres signes. Sur le plan du casting, on se dit "tout ça pour ça"".

L'instabilité gouvernementale a-t-elle des incidences pour Angers ?

"De ce côté là, je suis plutôt satisfait que beaucoup gardent leurs portefeuilles car on va pouvoir poursuivre les dossiers engagés avec les mêmes interlocuteurs. Un exemple purement anecdotique, le secrétaire d'Etat aux sports présent au DécaNation samedi sera bien le même que celui annoncé (ndlr : Thierry Braillard). Autre exemple sur un dossier bien plus lourd, celui de la prison pour lequel on attend les arbitrages de Madame Taubira : si elle quittait le ministère, ça voulait dire qu'on repartait pour des mois. A l'inverse, le départ d'Arnaud Montebourg avec lequel on avait avancé sur le dossier des compteurs Linky (ndlr : pour la réindustrialisation du site Thomson-Technicolor) va nous obliger à refaire un travail de pédagogie car il est probable que ce ne soient pas du tout les mêmes hommes qui entourent le nouveau ministre de l'économie."

Serge Bardy (PS), député d'Angers-Mauges : "Je regrette le refus de débat"

"J'ai été surpris par la rapidité et le timing de cette remise en cause du gouvernement. Il aurait fallu, à mon sens, prendre plus de temps, après les prises de position de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, que je soutiens d'ailleurs. Mais après tout, le Premier ministre et le président agissent ainsi pour avoir les mains libres sur la politique qu'ils mènent et avec laquelle j'ai quelques divergences bien connues. Je regrette le refus de débat et de remise en cause de l'action menée vis-à-vis- de la situation.

Sur le fond, je ne crois pas que l'austérité apportera de réponse à cette situation : le grand absent de la politique menée, à travers notamment le pacte de responsabilité, c'est l'investissement territorial. Et je continuerai en tant que parlementaire à travailler, au sein de la majorité, pour son rééquilibrage. La nomination d'Emmanuel Macron à l'économie ? La composition du nouveau gouvernement me conforte dans mon analyse : énarque je suis, énarque je reste pour être dans un gouvernement, alors qu'un élu du peuple qui connaît les entreprises pour en parler serait plus utile en ce moment.

Je ne pense pas que les militants et sympathisants du PS qui avaient voté en masse lors des primaires socialistes soient en accord avec la politique menée. Pour autant, je ne suis pas là pour faire tomber les gouvernements : je reste optimiste et pense toujours que ce quinquennat peut être une réussite : pour cela, il faut privilégier l'action, par le vote et par le débat. Je me sens en tout cas légitime dans ma façon d'agir."

Michel Piron, député de Saumur Sud (UDI) : "Une ligne claire mais j'attends des actes"

Nouveau gouvernement : Béchu (UMP), Bardy (PS) et Piron (UDI) réagissent
"Ma première observation est qu'il s'agit enfin d'une clarification sur une ligne sociale-démocrate assumée. C'était souhaitable du point de vue la réflexion pour qu'on n'arrête de vendre aux gens une politique qu'on ne mène pas ou des promesses qu'on ne peut pas tenir. La nomination d'Emmanuel Macron à l'économie, de ce point de vue là, a une signification certaine. Maintenant, la question est de savoir s'il y a une majorité pour soutenir une politique social-démocrate au Parlement. Car plus on attendra pour mettre en place les réformes douloureuses mais nécessaires, plus ça fera mal. Tout le monde le sait.

Les question demeurent : qu'est-ce qu'on fait pour débloquer le pays ? Sur le droit du travail ? Sur la simplification des normes de toute sorte, notamment dans le domaine du bâtiment ? Sur la réforme territoriale ? On sait qu'elle n'ira pas jusqu'au bout, mais jusqu'où ira-t-elle ? Sur les finances publiques ? Sur les fondamentaux de l'école primaire ?

Manuel Valls a une ligne claire, il ne pouvait pas accepter la divergence affichée de manière invraisemblable sur la politique menée, notamment aux yeux de l'Europe. Comment pouvons-nous espérer être entendu des Européens avec des comptes qui continuent de se dégrader comme ils se dégradent. Schröder a été impopulaire en Allemagne, mais il avait tranché dès la fin de sa première année de mandat. Il aura fallu attendre deux ans et demi, à mi-mandat, pour clarifier les choses chez nous. Maintenant, j'attends des actes. Si ça prend la bonne direction, à l'UDI, nous soutiendrons les mesures qui nous semblent nécessaires et l'on ne s'opposera pas systématiquement."



















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