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Vendredi 28 Novembre 2014







Pétition Plantagenêt : le coup de maître du barreau d’Angers


Rédigé par - Le 09/09/2012 - 16:28 / modifié le 09/09/2012 - 22:25


Comme prévu dans le programme des Accroche-cœurs d’Angers, le procès de la réhabilitation d’Édouard Plantagenêt lequel pourrait permettre la restitution des joyaux de la Couronne d’Angleterre à la ville d’Angers a été organisé ce matin, à proximité du château d’Angers. Il s’agissait bien sûr d’une parodie de procès, à laquelle ont participé les meilleurs avocats Angevins et l’historien, animateur et journaliste d’Europe 1 : Franck Ferrand.



Les avocats chargés de la défense de la ville d'Angers, pendant l'intervention de Louis René Penneau
Les avocats chargés de la défense de la ville d'Angers, pendant l'intervention de Louis René Penneau
Il y avait foule ce midi sur la promenade du bout du monde, à côté de la poterne du château d’Angers, pour assister au procès en réhabilitation du dernier des Plantagenêts, le compte de Warwick, Édouard Plantagenêt, emprisonné dans la tour de Londres puis décapité par Henri VII, le nouveau roi d’Angleterre, en 1499.

Une pétition, pour l’honneur et pour l’amusement, a été lancée par les organisateurs des Accroche-cœurs afin de demander, non seulement la réhabilitation du dernier de la famille d’Anjou, mais aussi la restitution des biens et notamment des bijoux détenus par la couronne d’Angleterre.

Imaginé par Calixte de Nigremont, l’animateur des Accroche-cœurs et l’équipe d’Acqua Viva Production ce procès fut, comme on l’imaginait, drôle et enlevé, les stars du barreau angevin qui avaient accepté de bonne grâce de se prêter à l’exercice, ont joué le jeu en payant de leur personne, avec quelques envolées de manches dignes des plus belles plaidoiries du Tribunal d’Angers.

L’histoire des comtes d’Anjou à tout d’abord été contée par un spécialiste de la question, Franck Ferrand, historien, journaliste et surtout animateur de l’émission radiophonique « Au cœur de l’histoire », chaque jour en début d’après-midi à 13h, lequel faisait figure d’expert dans ce procès.

« Pour des raisons objectives, cette cour se réunit afin de savoir si nous avons manière et matière à poursuivre dans l’affaire qui oppose la pétition Plantagenêt au gouvernement britannique quant à la possession des joyaux de la Couronne d’Angleterre », a mentionné le président de ce tribunal populaire, Calixte de Nigremont. « Ce qui nous distingue des procès classiques c’est que le public pourra réagir, applaudir, voire de conspuer avec courtoisie les différentes parties ».

Ecoutez l'intégrale de l'intervention de Franck Ferrand (Europe 1)

franck_ferrand.mp3 franck-ferrand.mp3  (28.77 Mo)


Un cours d’histoire de l’Anjou et une parodie de procès

Franck Ferrand, historien et journaliste d'Europe 1, expert pour cette parodie de procès
Franck Ferrand, historien et journaliste d'Europe 1, expert pour cette parodie de procès
En l’absence d’avocats britanniques, le bâtonnier d’Angers, Maitre Claudine Thomas a commis d’office deux avocats d’Angers. « Malgré notre invitation, nous avons fait constater que l’avion en provenance de Londres (sur l’aéroport d’Angers Marcé), était vide d’avocats pour assurer la défense des Anglais », a déclaré Madame le Bâtonnier en présentant les deux avocats désignés. Deux de ses confrères ont été désignés au titre des commissions d’office, pour représenter le gouvernement britannique et intervenir gracieusement. Celine Lerouge et Alain Fouquet ont assuré la défense de l’Angleterre, Patrick Descamps lequel est arrivé avec un sac à l’effigie de la Reine d’Angleterre, Brigitte Sublard et Louis René Penneau, pour la défense des intérêts d’Angers, tous avocats du barreau d’Angers.

Comme l’a présenté Madame la Bâtonnière, ces derniers y ont mis tout leur cœur et leur fantaisie, devenant pour l’occasion de véritables comédiens, usant même des imitations et des us et coutumes d’Anjou pour défendre leur partie. Ils ont ainsi interprété cette parodie de la façon la plus loufoque et la plus comique, « avec le plus de mauvaise foi qu’ils puissent, tout en usant de leur talent », laissant ainsi croire qu’a défaut, les avocats pourraient faire d’excellents comédiens.

Pour tous ces avocats, ce fut une expérience plutôt amusante. « L’idée était séduisante et ça amusait tous les confrères. L’idée c’était d’inviter nos amis anglais, mais ils se sont dégonflés. J’ai dû imposer les choses car il fallait que la contradiction soit organisée et assurée », a commenté Madame la Bâtonnière, Maitre Thomas. « On a pris le contrepied de l’histoire en utilisant des arguments fantaisistes, avec des avocats pénaliste habitués de plaider ».

Maitre Thomas a confirmé que les avocats sont libres et indépendants et qu’ils n’avaient pas d’autorisation particulière à demander, même au ministère de la Justice.

Après quarante minutes de plaidoiries plutôt cocasses et quelques questions du public, l’affaire a été remise en délibéré, la cour remettant ses conclusions à 19h lors de la clôture des Accroche-cœurs 2012.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Alain le 10/09/2012 09:37 | Alerter
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Tout çà est bien futile, la question n'est pas de savoir ou pas si la pétition est ridicule, mais plutôt l'utilité de celle-ci. Pourquoi en vouloir à des joyaux qui ne sont plus, pourquoi s'en prendre à l'Angleterre, de mon point de vue, je m'en fous complétement. Je suis plus attristé par le ton que prend le festival des Accroche-coeurs, un fourre tout de n'importe quoi. Les villes festivalières comme Châlon, Aurillac, Libourne, Morlaix, Miramont... doivent bien rire du pseudo succès de ce p...















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