Premiers Plans : les réalisateurs régionaux ont du talent


Rédigé par - Angers, le 20/01/2013 - 14:57 / modifié le 21/01/2013 - 15:19


Depuis ses débuts le Festival Premiers Plans d’Angers récompense les meilleurs réalisateurs d’un premier film européen, tout en faisant la promotion du septième art dans son ensemble. Les organisateurs, associés à de nombreuses structures locales, n’oublient pas de rappeler que la région des Pays de la Loire encourage les réalisations locales. Quatre d’entre elles étaient présentées hier soir, aux 400 Coups, dans le cadre de la séance « Films d’Ici ».



Louis Mathieu présentant la réalisatrice d'origine Rwandaise, Jacqueline Kalimunda
Louis Mathieu présentant la réalisatrice d'origine Rwandaise, Jacqueline Kalimunda
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C'est devenu un rendez-vous habituel. Chaque année le Festival Premiers Plans s'associe à l’association angevine « Cinéma Parlant » afin de présenter une sélection de courts métrages réalisés par des metteurs en scène de la Région des Pays de la Loire.

Le Conseil Régional qui dispose d’un bureau des tournages afin de proposer des lieux aux plus grands réalisateurs encourage financièrement ces jeunes réalisateurs, dont les films n’ont rien à envier à ceux qui sont en compétition chaque année. La preuve hier soir au cinéma les 400 coups, où Louis Mathieu, le président de Cinéma Parlant, présentait 4 des meilleurs films choisis sur un vingtaine. Le cinéma se porte donc bien en Pays de la Loire.

« Ça fait déjà 20 ans que nous collaborons au festival Premiers Plans, je souhaite que ça continue », déclarait hier soir Louis Mathieu, qui n’a pas oublié de remercier Daniel Ramponi, le conseiller régional chargé du soutien aux arts visuels et ses collaborateurs. « C’est un peu grâce à lui, même s’il ne veut pas le reconnaître que l’argent consacrée à la production cinématographique en Pays de la Loire a considérablement augmenté ces dernières années ».

« Conséquence directe de cette augmentation, nous avons dû visionner plus de 7 heures de films court métrage », poursuit Louis Mathieu. « C’est la première année que nous en avons autant et surtout d’excellente qualité». Le choix fut donc très difficile pour les passionnés de cinéma que sont les membres de Cinéma Parlant. « Nous observons aussi une tendance : l’augmentation de la durée. Nous sommes désormais sur des 20 à 30 minutes. Ça veut dire quelque chose sur le plan cinématographique ».

La sélection était présentée hier soir par les jeunes réalisateurs, sauf une, clouée au lit pour cause de grippe :

- « Demain ce sera bien » du Sarthois Claude Saussereau, également organisateur d'un festival du court métrage au Mans. Réalisé en 2012 ce film de fiction de 20 minutes évoque l’histoire de Nathan, un demandeur d’emploi qui trouve un emploi précaire pour garder un vieillard, Alfredo, alors qu’il pensait garder un enfant. L’histoire de déroule dans un monde imaginaire et gris, dont le ciel est plombé par le carbone.

- « Tête à tête » de Virginie Boda. Réalisé en 2011, ce court de 18 min retrace le quotidien de Greg, 17 ans, apprenti dans un garage et ainé d’une famille monoparentale. Beau garçon, Greg offre une journée à la mer à sa copine. Ils sont amoureux, il fait beau, il offre le resto à sa copine, mais au moment de payer, ils prennent la fuite ….

- « Burning Down » de la Rwandaise Jacqueline Kalimunda. Réalisé en 2012, ce film de 36mn a été tourné à Nantes. Thomas Kamali est un jeune étudiant africain qui étudie le clonage de cellules humaines. Dans un climat hostile aux immigrés, il navigue entre ses études et un travail de gardien de nuit dans une friche industrielle appelée à être urbanisée. Un soir, on lui propose une occasion d’en finir avec sa double vie et de gagner beaucoup d’argent. Ce film sera présenté lundi devant les malades du centre de long séjour du CHU d'Angers.

- « Argile » de Michaël Guerraz. Tourné dans un atelier d'artiste à Nantes en 2012, ce court de 18 minutes expose la rencontre un peu particulière entre une sculptrice aveugle et son jeune modèle. Des cadres léchés, des lumières exceptionnelles, ce film est tout simplement remarquable.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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