Présidentielles, les réactions en Maine-et-Loire après le 1er tour


Rédigé par La rédaction d'Angers Mag - Angers, le 24/04/2017 - 07:15 / modifié le 24/04/2017 - 22:23


Enthousiasme et sourires chez les soutiens d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Déception dans le camp de Jean-Luc Mélenchon et soupe à la grimace pour les équipes de François Fillon et Benoit Hamon. Après le 1er tour de l'élection présidentielles, florilège de réactions politiques en Maine-et-Loire.



Florian Santinho (En Marche), Aymeric Merlaud (Front National), Catherine Deroche (Les Républicains), Manon Cantin (La France Insoumise), de gauche à droite.
Florian Santinho (En Marche), Aymeric Merlaud (Front National), Catherine Deroche (Les Républicains), Manon Cantin (La France Insoumise), de gauche à droite.
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Florian Santinho, adjoint au maire d'Angers, représentant d'En Marche :
"Quand on est clair sur son projet, on n'a pas peur de tendre la main"

"Ce qui est certain, c'est qu'il y a une forme de reconnaissance, à la fois du travail présenté par l'ensemble des militants mais surtout de la capacité de rassembler d'Emmanuel Macron. Certains en ont douté, certains l'ont commenté, certains l'ont critiqué... on se rend compte qu'Emmanuel Macron propose aux Françaises et aux Français de nouveaux visages, de nouveaux usages au delà du bipartisme traditionnel. Comment rassembler maintenant ? Quand on est clair sur son projet, on n'a pas peur de tendre la main à celles et ceux avec lesquels on a pu avoir des désaccords. Je vois d'ores et déjà qu'un certain nombre de responsables politiques de droite comme de gauche - François Fillon, Benoît Hamon- ont apporté leur soutien à la candidature d'Emmanuel Macron."

Aymeric Merlaud, responsable du Front National Maine-et-Loire :
"Aujourd'hui, l'UMPS est incarné par un personnage : Emmanuel Macron"

"C'est historique. C'est une immense victoire pour le camp des patriotes. L'élimination des Républicains et du Parti Socialiste est un séisme politique dont on ne mesure pas encore les conséquences. Il y a eu beaucoup de joie parmi les militants. Ce qui nous laisse espérer pour le 2e tour ? On va assister à une nouvelle campagne avec un nouveau clivage qu'appelle Marine Le Pen de ses voeux depuis des années : le camp des patriotes qui croient encore à la France et le camp de ceux qui n'y croient plus et espèrent la fondre dans la mondialisation sauvage, sans amendement. Aujourd'hui, l'UMPS est incarné par un personnage : Emmanuel Macron. Notre sujet, c'est de montrer la vacuité de son programme que beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne connaissent pas. Et de montrer que c'est le candidat de la continuité de l'action économique menée sous François Hollande !"

Catherine Deroche, sénatrice Les Républicains, soutien de François Fillon :
"Déçue et inquiète"
"C'est une déception. Je militais pour François Fillon depuis les primaires. La campagne a été très dure, marquée par les affaires, on savait que le combat serait difficile et on savait que son programme serait attaqué. Je suis déçue mais je suis aussi inquiète pour la suite car beaucoup de choses restent floues dans le programme d'Emmanuel Macron. Notamment son positionnement dans la lutte contre le communautarisme et le terrorisme islamiste. Mais la démocratie a parlé. Oui, je voterai pour lui mais sans enthousiasme. Et pour les législatives, je souhaite que soient soutenus les candidats que nous avons désignés."
"Personnellement, je n'irai pas voter" - Manon Cantin (La France Insoumise)
Manon Cantin, candidate aux législatives sur Angers Nord et soutien de Jean-Luc Mélenchon :
"Personnellement, je n'irai pas voter"

"Il y a de la déception mais surtout de l'inquiétude. Tout ce que Jean-Luc Mélenchon incarnait notamment au niveau de la transition écologique, il n'y a plus personne pour le porter. Les Insoumis vont pouvoir se prononcer par Internet pour dire ce qu'ils souhaitent faire pour le deuxième tour. Ma décision personnelle est que je n'irai pas voter. Sur la réduction du temps de travail, l'environnement... je ne peux pas me retrouver dans le programme d'Emmanuel Macron ou alors c'est à lui de nous montrer qu'il veut avancer sur ces sujets. Maintenant, je n'oublie pas le mouvement citoyen qui est né autour de Jean-Luc Mélenchon et qui nous a nous-même dépassés sur Angers. C'est de bon augure pour les législatives."

Serge Bardy, député socialiste de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, soutien de Benoît Hamon : 
"Nous n’étions sans doute pas en accord avec ce que les citoyens attendaient de nous"

« La déception est logique : on ne s’engage pas à soutenir quelqu’un pour avoir un résultat aussi faible. Ce que je veux retenir, c’est que la gauche dans son ensemble fait un score remarquable, même si la gauche socialiste fait un score très faible. A travers cela, il y a beaucoup d’analyses à faire, mais pas à chaud, sur les résultats de la politique passée et les positions prises par les uns et les autres. Il ne fait pas se voiler la face non plus : nous n’étions sans doute pas en accord avec ce que les citoyens attendaient de nous. Et nous avions en face de nous un homme qui représentait soi disant le renouveau, et porté par les médias nationaux. Je voterai pourtant pour Emmanuel Macron sans ambiguïté, pour faire obstacle aux valeurs que portent le FN et que je ne partage pas. »

Henri Jeanvoine, porte-parole de l'UPR en Maine-et-Loire (François Asselineau) : 
"Un débat important sur l'Union Européenne"
"L'effet de la campagne de François Asselineau ne s'est pas vraiment traduit dans les urnes. La campagne a été extrêmement courte et les règles nous ont défavorisé. Mais l'essentiel est d'avoir porté à la connaissance des Français un débat important sur l'Union Européenne et les problèmes institutionnels, économique, monétaires et stratégiques que pose l'appartenance de la France. Je pense que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont récupéré cette thématique pour laquelle ils ont du mal à tenir une position claire."

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"N'accusons pas l'Europe de nos propres faiblesses." Michel Piron, député UDI 

Michel Piron, député UDI, 4e circonscription : "Pour moi, la question primordiale est que ce pays soit gouverné et bien gouverné par une majorité de gens modérés, qui refusent les solutions extrémistes. Emmanuel Macron a su être très respectueux de ses concurrents. Il a été de très loin le moins agressif, ça ne l'a pas empêché de faire un certain nombre de propositions qui respectent la complexité des choses . C'est surtout un Européen convaincu : l'enjeu majeur du 2e tour, c'est de savoir si on veut revenir 70 ans en arrière et mettre en l'air cette extraordinaire construction de la paix, voulue et portée par des gens exceptionnels. N'accusons pas l'Europe de nos propres faiblesses."

Luc Belot, député socialiste de la 1re circonscription : « Ce que je retiens, c’est que Marine Le Pen ne finit pas en tête alors que ça fait six mois qu’on nous annonçait cela. Pas en tête, donc, mais au second tour, et je ne peux me satisfaire de voir le FN au second tour d’une élection présidentielle en France, en 2017. Concernant le résultat du Parti socialiste, c’était couru d’avance avec les positions radicales défendues par Benoît Hamon. Je lui ai apporté ma signature par loyauté vis-à-vis du Parti socialiste, mais j’ai voté Emmanuel Macron. Les législatives ? Chaque chose, chaque bataille en son temps. Je sais juste que je suis le député sortant de la 1re circonscription… »

Corinne Bouchoux, sénatrice EELV de Maine-et-Loire : " Après avoir soutenu Yannick Jadot puis Benoit Hamon -dont je salue la campagne courageuse-, je vote sans hésiter pour Emmanuel Macron le 7 mai. Nos concitoyennes et concitoyens sont las des « professionnels de la politique » et des affaires.
J’espère que le résultat du 7 mai permettra un sursaut démocratique et une clarification politique.
Nos partis du XXème siècle peinent à s’adapter au XXIème siècle. Il faut de nouvelles représentantes et représentants. Nous sommes pour une société plus écologique, plus bienveillante où la défense des sans-logis et des mal-logés est un enjeu majeur."

Jean-Luc Rotureau, conseiller départemental, soutien d'Emmanuel Macron : "Je suis heureux car ce sont des choses qu'on sentait aussi au niveau local depuis plusieurs années, cette nécessité de mieux prendre en compte le terrain dans la diversité de ce qu'est la France. C'est ce qu'on doit préserver face à un FN qui est là pour opposer les gens, caricaturer, chasser les plus fragiles. Et ce discours, il faut aussi le démasquer. Ca oblige aussi Emmanuel Macron a rassembler au delà  des clivages habituels, je sus conscient de la diversité de l'exercice."
"Il est évident qu'au second tour, je n'apporterai pas ma voix à Marine Le Pen" - Christian Gillet, président du Conseil Départemental de Maine-et-Loire

Jean-Charles Taugourdeau, député Les Républicains (Saumur-Nord) et maire de Beaufort-en-Anjou : "Emmanuel Macron aura besoin d’une majorité pour gouverner. Ce sera tout l’enjeu des législatives. Les Français n'ont pas rejeté la droite et le centre. Ils ont exprimé leur colère que je comprends. Ils savent que la droite et le centre sont en capacité de faire que la France soit plus forte pour redonner du travail aux Français, assurer leur sécurité et leur protection sociale."

Christian Gillet, président du Conseil départemental de Maine-et-Loire (UDI/soutien de François Fillon) :  "Je suis déçu pour François Fillon, pour l'homme. Il est évident qu'au second tour, je n'apporterai pas ma voix à Marine Le Pen. Maintenant, j'attends des précisions sur la manière dont Emmanuel Macron entend gouverner et avec qui. Comment les législatives vont se passer aussi parce que pour le moment. Les premiers candidats qui sont annoncés nous surprennent un peu. Il faudra savoir s'il pourra s'appuyer sur une majorité composite ou une majorité unie."

Jean-Louis Belliard, 1er secrétaire du Parti Socialiste de Maine-et-Loire : "Je ne vais pas vous cacher qu'un étiage qu'on nous annonce à hauteur de 7% n'est pas à la hauteur de nos attentes.  J'invite tout les gens à gauche à ne pas mettre des barreaux aux fenêtres et à construire les rassemblements qui seront nécessaires. Il y a un enjeu dans 15 jours et j'invite très clairement à voter pour Emmanuel Macron même si j'ai des divergences avec lui sur la suppression des 120 000 fonctionnaires, la baisse du budget de l'Etat ou le traitement des corps intermédiaires."









1.Posté par Martine Jolly le 24/04/2017 16:03 | Alerter
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Comme par hasard une seule réaction d'un membre du Front National alors que Marine Le Pen se qualifie au second tour. En tout cas ce que dit Monsieur Merlaud est très juste il va falloir faire barrage à Hollande bis!!















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