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Samedi 20 Septembre 2014


Radars routiers : une manne pour l’État français


Rédigé par - Le 10/08/2012 - 10:40 / modifié le 10/08/2012 - 10:59


Les hommes et les orientations politiques changent, les bonnes recettes qui font gagner beaucoup d’argent à l’État restent. Parmi celles-ci, les radars routiers qui n’ont jamais rapporté autant d’argent que cette année. Si ce dispositif est contesté par de nombreux automobilistes et associations de conducteurs, il n’est pas près d’être supprimé.



Un radar routier dans une rue d'Angers
Un radar routier dans une rue d'Angers
Les recettes générées par les radars routiers devraient atteindre un niveau record en 2012, entre 675 et 700 millions d'euros, contre 639 millions en 2011, selon une estimation de l'Agence Nationale du Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI) relayée par le journal Les Echos.

Les radars auraient déjà rapporté « 324 millions d'euros entre le 1er janvier et le 30 juin, et en tenant compte de la corrélation du trafic selon les saisons, l'année 2012 pourrait rapporter entre 675 et 700 millions d'euros », selon l'ANTAI.

Censé contribuer à l’amélioration de la sécurité routière et à l’abaissement du nombre de tués sur les routes, ce dispositif de répression constitue un fabuleux moyen de remplir les caisses de l’État, en saignant des conducteurs qui payent déjà très cher la possibilité de rouler (augmentation des carburants, tarif des autoroutes, prix d’achat des automobiles). D’autant que le positionnement de ces radars est parfois contestable, les sites choisis n’étant pas toujours des zones à risque mais plutôt de lieux où l’automobiliste, plus confiant est enclin à appuyer sur l’accélérateur (ligne droite, pied de descente).

L’objectif de la mise en place de ces radars, qu’ils soient placés sur le bord de la chaussée, au feu rouge, ou qu’ils mesurent la vitesse moyenne sur un tronçon, est de contraindre l’automobiliste à respecter les vitesses prescrites sur le réseau routier et ainsi réduire le nombre de morts en cas d’accident. Et ça marche, puisque depuis plusieurs années, le nombre de morts a chuté, avec toutefois une légère remontée au cours de ce mois de juillet.

Un expert interrogé par le quotidien économique relève « un relâchement des automobilistes et une légère augmentation de la vitesse moyenne », lequel entraine une augmentation de 20% des excès de vitesse et des contraventions depuis le début de l’année 2012.

Certains automobilistes ont désormais intégré le coût des contraventions dans leurs déplacements, d’autant que celles-ci ne sont pas toujours accompagnées de retraits de points sur le permis de conduire. Preuve que l’amende prime sur la sécurité.

Une autre explication vient appuyer cette notion de prélèvement (obligatoire) sur les automobilistes : il suffirait, si l’Etat voulait être cohérent avec ce qu’il affiche en matière de sécurité des citoyens sur les routes, de contraindre les constructeurs à réduire la puissance de leurs véhicules et par conséquent la vitesse maximum.

Enfin, à l’heure des technologies embarquées il serait technologiquement possible de lier un système de régulation avec un GPS, lequel est aujourd’hui capable de détecter les zones de limitation de vitesse. La vitesse serait ainsi abaissée automatiquement sans intervention du conducteur. Mais pour le coup, l’État ne pourrait plus taxer les automobilistes et perdrait une partie de ses recettes, selon le même principe que le tabac ou l’alcool. « Ne fumez plus, ne buvez plus, ne roulez pas trop vite, mais tout de même un peu, sinon les taxes s’effondreront ».

La liste des radars à Angers et en Maine et Loire sur radars-auto.com




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur






















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