“Real” Rayan…


Rédigé par - Angers le Mardi 11 Février 2014 à 14:01


Passé pro dans son club formateur, Rayan Frikèche a gagné ses galons de titulaires au Sco, avant de connaître un premier coup d'arrêt fin novembre 2013. Il effectue son retour dans le groupe ce mardi face au CA Bastia en Coupe de France. Portrait d’un garçon réservé, attaché à sa famille. Plus encore qu'au foot.



Rayan Frikèche sur son premier terrain à Belle-Beille
Rayan Frikèche sur son premier terrain à Belle-Beille
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Moderne. C'est peut-être l'adjectif qui qualifie le mieux le joueur de football Rayan Frikèche. Milieu de terrain défensif ou relayeur – « j'ai toujours évolué là, même tout petit » – l'enfant de Belle-Beille a les qualités physiques du poste, « avec une grande capacité à répéter les efforts », avance son entraîneur, Stéphane Moulin.

Le boss des pros connaît bien le garçon, lui qui l'a eu sous ses ordres dans les catégories de jeunes : « On percevait déjà une qualité au-dessus de la moyenne chez Rayan ». Sur le rectangle vert, hormis une rentrée victorieuse face à Sochaux en Coupe de France, voilà un bon moment que Rayan Frikèche n'a plus exprimé son talent. La faute à un coup de poing ou coup de sang, face à Clermont, fin novembre 2013. Bilan de l'opération : huit matches de suspension infligés par la Ligue et une sanction interne au Sco d'Angers.

« Un geste qui ne lui ressemble pas », commente Stéphane Moulin, au contraire de ses proches, qui craignait depuis toujours ce type d'écart. « Rayan est quelqu'un pour qui la famille, les amis, le groupe sont très importants, explique Raphaël, un ami d'enfance. Ce qui me révolte, c'est d'entendre les commentaires depuis ce match : c'est un arabe, il vient de Belle-Beille... Rayan, ce n'est pas ça : c'est un type réglo, qui peut tout donner pour les gens qu'il aime ». Ne parler que du footballeur, c'est oublier le gamin de Belle-Beille qui a quitté le club de quartier avec regret, « parce que je voulais rester avec mes copains. Mon père voulait que mon club formateur soit le meilleur possible. »

Sur la plage…

Son père, d'origine marocaine, professeur d'arabe et d'économie, joue avec sa mère un rôle fondamental dans sa vie. « Je vis encore chez eux, parce que je m'y sens bien ». Même chose avec « mes amis, mon quartier, j'y ai mes repères ». Medhi, un cousin dont il est très proche, va plus loin : « Parmi les siens, personne ne le regarde comme une star. C'est un type simple, humble, tout l'inverse du footballeur frimeur.»

Aussi, lorsque Rayan franchit la ligne jaune face à Clermont, ça n'est pas à lui, ni aux semaines d'efforts qu'il va lui falloir « pour retrouver le rythme d'un match de haut niveau » qu'il pense, mais aux siens. « Je suis surtout dégoûté d'avoir déçu mes parents ». Aux détours de la discussion, le jeune homme avoue même qu'il n'est pas rentré chez lui ce soir de novembre. « Ce que j'ai fait, c'est tellement loin des valeurs que mes parents m'ont inculquées... »

Au travers de cette histoire, on découvre un garçon pudique, réservé, qui navigue « dans un monde de requins. Je sais ceux qui sont avec moi depuis le début. Etre footballeur, c'est magnifique, mais ça reste mon métier », tranche Rayan, pour qui le ballon rond évoque surtout des souvenirs... de famille ! « Tout le côté marocain est fan de foot ». Son anthologie à lui, c'est plus « la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2004 entre la Tunisie et le Maroc », que la France championne du monde en 1998 : « Je n'avais que 7 ans... »

Son souvenir le plus fort reste l'une de ses premières sélections sous le maillot espoir des Lions de l'Atlas, en mai 2012, lorsqu'il a marqué contre la France. « Quand je reviens au Maroc, mes cousins me disent que c'est grâce à toutes les parties que l'on a disputées sur la plage que j'ai réussi... » Lui qui rêve des stades et de l'effervescence du championnat anglais estime n'être encore arrivé nulle part. « Deux ans de contrat pro, ce n'est rien, poursuit Rayan. Je dois franchir les étapes une à une ». Et réaliser son ambition pas à pas : une montée en Ligue 1 avec le Sco, la Coupe d'Afrique des Nations 2015 avec le Maroc... Et puis au bout, la Ligue des Champions face à l'équipe qu'il supporte depuis toujours : « le Real Madrid ! »

“Real” Rayan…
Son « grand frère » et « ami » Matar Fall y croit : « Rayan ne se prend pas la tête, il est sain. Il peut jouer dans au moins une douzaine d'écuries de Ligue 1, mais il faut qu'il en ait l'ambition. Lorsque je l'ai connu, à Angers, il ne regardait pas beaucoup de matches, ne se souciait pas de nos adversaires. Je lui ai dit qu'il fallait s'intéresser à son sport ! » Footballeur jusqu'au bout des crampons, sans oublier l'essentiel. Etre moderne, en somme.

BIO-EXPRESS

1991. Naissance à Angers. La famille quitte rapidement le quartier de La Roseraie pour celui de Belle-Beille.

1997. Prend sa première licence de foot au club de Belle-Beille.

2001. Rejoint le Sco d'Angers.

2009. Baccalauréat S au lycée Bergson.

2011. Premier contrat pro au Sco d'Angers.

2012. Le 28 mai, premier but sous le maillot marocain. Il dispute les Jeux Olympiques de Londres avec la sélection.

2013. Il écope de huit matches de suspension suite à une bagarre avec un joueur clermontois.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Romain le 11/02/2014 09:07 | Alerter
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et il joue encore après ce qu'il a fait, ça me dégoûte !

2.Posté par Babe le 11/02/2014 09:22 | Alerter
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Il a tué quelqu'un?
Mon pauvre v49, toujours à côté de la plaque.

3.Posté par idir le 11/02/2014 16:47 | Alerter
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Courage Rayan
n'écoute jamais les mauvaises langues
reviens nous plus fort après l'injustice de la fédé de t'avoir collé huit matches de suspensions
alors que le corse en méritait plus
Tu voulais juste défendre les gens de ton club que tu aimes
maintenant donne tout ce que tu as pour le SCO
On compte sur toi pour que l'on voit des matches de ligue 1 a ANGERS

4.Posté par Strickland le 12/02/2014 03:42 | Alerter
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Bonne lecture
J'ai pensé que les équipes n'étaient pas autorisés à avoir des couleurs différentes sur leurs maillots de football au WC. Comme l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine.

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