Régionales, Bruno Retailleau se lance évidemment


Rédigé par - Angers, le 06/01/2015 - 22:13 / modifié le 31/01/2015 - 10:55


Le président du Conseil général de Vendée a levé officiellement mardi le peu de doutes qui pesaient encore sur sa candidature aux régionales. L'UMP le soutient. Reste à savoir s'il réussira à convaincre au delà de sa famille politique pour mener à bien son objectif de reconquête du Conseil régional des Pays-de-la-Loire.



Régionales, Bruno Retailleau se lance évidemment
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En ce début année, commençons par un petit rappel électoral pratique : nous serons appelés deux fois aux urnes en 2015. Une première fois fin mars -les 22 et 29 mars- pour désigner nos représentants au Conseil départemental, nouvelle appellation donnée à l'actuel Conseil général (nous aurons l'occasion d'y revenir en détail ces prochains jours et semaines sur Angers Mag). Une deuxième fois, en décembre et à des dates qui restent à déterminer, nous serons invités cette fois-ci à renouveler le Conseil régional des Pays-de-la-Loire.

Si l'on devait simplement en juger par l'engouement médiatique et politique qui les entoure et sans négliger l'une ou l'autre, dire que les deux échéances ne suscitent pas tout à fait le même intérêt relève de l'évidence. A ce titre, l'officialisation de la candidature ce mardi de Bruno Retailleau pour les élections régionales, vaut bien tous les résumés. Car qu'est-ce qui peut bien décider un responsable politique à "lâcher" la présidence d'un Département aussi identifié et puissant que celui de la Vendée, sinon un intérêt jugé supérieur ?

"Aujourd’hui, la principale difficulté c’est la crise, or la réforme territoriale va confier aux Régions l’essentiel des leviers économiques, comme les aides aux entreprises, les investissements d’avenir, la formation des Hommes ou l’attribution des fonds européens. Demain encore plus qu’aujourd’hui, le combat contre la crise se mènera principalement depuis les conseils régionaux" a justifié Bruno Retailleau, évoquant auprès de l'AFP, l' "arrachement" que constituait pour lui le renoncement à son mandat départemental, démarré en 1988 dans le canton de Mortagne-sur-Sèvre (près de Cholet) dans le giron de son ancien mentor, Philippe de Villiers, jusqu'à la succession de celui-ci à la tête de la Vendée en 2010.
 
"La Vendée n'était donc qu'un tremplin" (Philippe de Villiers)

Entre les deux, l'amour a tourné vache et l'ancien président du Mouvement pour la France, retiré de la vie politique, ne s'est surtout pas gêné mardi pour commenter la "trahison" supplémentaire que représentait, à ses yeux, la candidature de son ancien allié et ami, via notamment ce tweet ravageur : "C'était bien la peine... La Vendée n'était donc qu'un tremplin. Trahir un jour, trahir toujours". "La véritable trahison, c'est de faire le jeu de la gauche pour assouvir une petite vengeance personnelle" lui a rétorqué l'UMP de Vendée, soucieuse de travailler l'unité prônée par Bruno Retailleau.

Car ce dernier le sait, si les difficultés du gouvernement Hollande et les dernières défaites électorales (municipales et européennes) de la gauche lui offrent l'opportunité de reconquérir, pour la droite, le Conseil régional perdu en 2002 par François Fillon, il lui reste à réussir à unir autour de sa personne au delà de l'UMP, son propre parti, dont les principaux élus régionaux lui ont apporté leur soutien dès mardi. Avec quels arguments ? Le sénateur de Vendée (il préside le groupe UMP au Sénat depuis quelques mois) en a mis en avant deux principaux mardi : 1. "la bataille du redressement", laissant entendre que la Région s'était ankylosée dans une logique de guichets, dans des hausses d'impôts et de la dette, et qu'il fallait lui redonner de "l'agilité" et de "la souplesse". 2. "la bataille du rassemblement", dénonçant la vision "trop technocratique et trop urbaine" de l'actuelle majorité régionale, laquelle aurait entamé l'unité des Pays-de-la-Loire...

Pour bâtir cette union, Bruno Retailleau a annoncé qu'il irait à la rencontre des forces vives des cinq départements. Et donné rendez-vous "à tous les Ligériens" après les élections cantonales qu'il vivra donc en (presque) spectateur.

Et Marc Laffineur retira sa candidature...
"En septembre dernier, j’avais fait part de mon intérêt pour les élections régionales à la suite d’une interview de Bruno Retailleau disant qu’il n’était pas candidat puisqu’il sollicitait un mandat de sénateur et qu’il se consacrait à la Vendée.  Il fait maintenant acte de candidature pour les régionales et je le soutiendrai dans cette campagne." Ainsi Marc Laffineur, le député-maire d'Avrillé a t-il anticipé mardi matin l'annonce officielle de la candidature de Bruno Retailleau. Le toujours président de l'UMP de Maine-et-Loirel ne sera donc pas candidat aux élections régionales, attaché, dit-il, "à l’union de ma famille politique et étant particulièrement attaché à ma Ville d’Avrillé et au Segréen"
 




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1.Posté par metais le 07/01/2015 17:49 | Alerter
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