Saint Valentin : romantisme et commerce


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 14/02/2010 - 11:12 / modifié le 16/02/2010 - 16:13


Chaque année, le 14 Février, les couples échangent quelques billets doux, s’offrent des fleurs ou s’invitent au restaurant, chacun s’efforçant de prouver son amour à l’autre. Immortalisée par le dessinateur Raymond Peynet, la fête des amoureux n’aurait rien à voir avec Valentin, le saint martyre de la Rome Antique, c’est juste un concours de circonstance.



Saint Valentin : romantisme et commerce
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Au moins une fois dans l’année, le 14 Février, jour de la Saint Valentin, les couples s’efforcent d’apporter une preuve de leur amour en offrant un cadeau à l’être aimé. Ceux qui ne le savaient pas sont sans doute hermétiques à toute forme de publicité. A moins qu’ils habitent dans une ile déserte, sans boite à lettre ou connexion internet. Depuis le début Février, les réseaux commerciaux se sont emparés de l’affaire pour proposer des cadeaux à s’offrir entre amoureux. Même les pâtissiers - chocolatiers, toujours aussi créatifs, proposent des petits gâteaux en forme de cœur, pour faire fondre de plaisir celui ou celle qu’on aime.

A moins de deux mois des fêtes de fin d'année, cette fête tombe à pic pour écouler ou rafraichir quelques stocks. Il suffit seulement de revoir l'emballage, de lui donner une couleur rose, quelques petits cœurs et le tour est joué. Que l’on soit vendeur de fleurs, de bijoux, de chocolats, ou encore de produit high-tech, tout est bon pour faire de la Saint Valentin une fête commerciale de plus.

Mais que vient faire Valentin dans cette histoire. On sait peu de chose de ce Saint sauf qu’il était prêtre et aurait vécu sous le règne de l’empereur romain Claude II, au IIIème siècle de notre ère. Cet empereur que l’on nommait Claude le Cruel, était engagé dans de grandes batailles et avait beaucoup de difficultés à recruter des soldats. Ces derniers préféraient rester au foyer, près de leur épouse, plutôt que s’engager dans la légion romaine. D’où l’idée de l’empereur d’interdire le mariage. Valentin qui n’était pas encore Saint, continua à unir les couples. L’empereur le fit emprisonner, puis décapiter. Selon certaines légendes qui circulent sur Valentin, on dit que ce dernier serait tombé amoureux de la fille de son geôlier. Il lui aurait adressé un petit mot doux avant d’être exécuté. Il s’agirait en fait d’une légende que l’on prête à ce saint et qui tombe à point nommé pour tous ceux qui en ont fait une fête romantique.

Le plus plausible, c’est que chez les Grecs et les Romains, dont nous tirons une partie de notre culture, la période qui correspond à notre mois de Février était aussi celle de l’amour et de la fertilité. On célébrait le mariage de Zeus et de Héra chez les Grecs et le festival de Lupercus, dieu de la fertilité chez les Romains. C’était la période la plus propice à l’amour charnel.

Personne ne sait avec exactitude quand fut exécuté le prêtre romain Valentin, mais une chose est sûre, c’est le pape Gélase 1er qui fixa par décret, en 498, la célébration de ce Saint au 14 Février, à la fin de la période des fêtes païennes de la fertilité. Un heureux concours de circonstance qui fit de cette fête ce que l’on connaît aujourd’hui : celle des amoureux.

Plus près de nous c’est le dessinateur Raymond Peynet, mort en 1999, qui illustra le mieux cette fête de la Saint Valentin en dessinant des couples tendrement enlacés : les amoureux de Peynet. Encore aujourd’hui les couples du dessinateur se partagent la vedette avec Cupidon, l’angelot fils de Vénus et dieu de l’amour.

Quant aux petits billets que les jeunes amoureux s’échangeaient le 14 Février et que l’on appelait les « valentins » ils ont été remplacés depuis de nombreuses années par des SMS, ces « Short Message Service » que les jeunes s’échangent via leur téléphone portable.


LES TAGS : cadeaux, commerce, fête


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