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San Carol : confessions mainstream sans concession


Rédigé par Cyrille GUERIN - Le Lundi 4 Août 2014 à 12:44


San Carol, qui donne ce mardi soir à 20h et à Tempo Rives l'ultime récital foudroyant de sa tournée en cours, était au studio Tostaky fin juin pour débuter l'enregistrement de la suite, attendue, de "La Main invisible". Le temps d'un après-midi ensoleillé, Maxime Dobosz, la tête bien pensante d'un des projets les plus excitants de la saison écoulée, nous a reçu, entre deux peaufinages, à la coole. L'occasion pour le jeune homme de nous confesser ses velléités grand public. Le tout sans concession.



Maxime Dobosz et San Carol seront sur la scène de Tempo Rives mardi soir.
Maxime Dobosz et San Carol seront sur la scène de Tempo Rives mardi soir.
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"Je ne suis pas dans le calcul, je suis un sauvage". Bon, ça c'est fait. Continuons : "J'aime pas la froideur" ou bien "Je vais pas m'interdire le mauvais goût ou d'écouter des pouilles comme Britney". Une autre pour le fun : "J'intellectualise pas trop la musique". Ces phrases ont été débitées spontanément, sans qu'on s'y attende et à la suite, fin juin au célèbre Tostaky. Et ce sans le moindre "Tu vois ce que je veux dire ?" énervé ou autres joliesses type "Putain de merde, quoi !". Non, c'est tout à fait sereinement, un cola en main, que Maxime Dobosz de San Carol a balancé ces quelques répliques.

Il l'était tout aussi, peinard, le 21 juin dernier, suite à son désormais habituel kaméo pendant le live de ses frères d'Eagles Gift, place du Ralliement, pour la Fête de la musique. En sueur - sur scène, il donne tout - mais très abordable, nous avions ce soir-là enfin osé accoster le par ailleurs étudiant en éco et géniteur d'un disque (quasi) impeccable, "La Main invisible", sorti à l'automne dernier sur le label local Ego Twister.

Croisé en janvier dernier au Bar du Quai, le boss de celui-ci, Yan Hart-Lemonnier, nous avait alors expliqué que "la pop, c'est du twist, un truc qui te fait danser, mais c'est aussi une affaire d'ego". Avec en prime, ce petit quelque chose de pensé, telle une formule algébrique magique parfaite ou un théorème sans faille.


Au diable l'apparence

Or Maxime Dobosz n'est pas "dans le calcul" au millimètre près et sans scories. Très proche de Hart-Lemonnier, qui a réalisé le premier LP du jeune Angevin et a aussi largement contribué au plébiscite de celui-ci, le leader de San Carol précise que pour la deuxième livraison, prévue pour la fin 2014, "la production sera plus personnelle". Ce qui s'entendra peut-être ce mardi Cale de la Savatte où le combo jouera avec "un invité surprise pour faire plus de bruit". De même, par la suite, la formation compte "ajouter un batteur et plein de synthés".

Pour l'heure, Maxime, profite pleinement de l'été pour mettre la main à la pâte du fameux deuxième album. Celui qu'on attend au tournant. A l'aide de petits boulots, il s'est donc offert, fin juin, Tostaky pour sept jours, ainsi que les services du manceau et méticuleux Hugo Laillet. Mixeur et preneur de son, celui-ci officie "depuis 4 ans dans I Am A Curse, une formation post-hadcore". Mais le jeune touche-à-tout (à ses heures perdues, il se pique aussi de brillantes relectures électro spéciales-dédicaces à Timberlake) n'en oublie pas pour autant de déconner. Se permettant parfois, entre deux prises, quelques étonnantes mais touchantes allusions au fort tropisme Hanouna en mode Patrick Sébastien. Elles feraient hurler les tenants du bon goût.

Et puis, Dobosz s'en fiche pas mal de l'image. "Je fais pas attention à comment je vais me fringuer quand je suis sur scène, par exemple", s'emporte-t-il doucement. Mais sûrement. Appuyant : "Je tiens pas à rester underground ou dans une niche".

Trois inédits pour Tempo Rives

Aussi, lorsqu'il posera les voix sur les nouveaux morceaux chez lui fin août, Maxime s'inspirera aussi bien "du leader de The Horrors que de The Cure époque mélodique ou de Tears For Fears". Oui, les Tears For Fears qui, par une sorte de miracle, ont mis branchouilles et habitués des supermarchés d'accord au début des 90's. C'était avec le flamboyant "The Seeds Of Love".

The Horrors, Tears For Fears donc : faut-il voir là l'équilibre auquel Maxime aspire avec son projet ? L'édification d'un pont reliant les contrastes ? Toujours est-il que dans cette volonté évidente de faire cohabiter les contraires et de ne surtout pas s’embarrasser d'épuisantes équations pop à donner des crises de priapisme à Pitchfork ou Modzik, Maxime Dobosz et son crew - Clément, Denis, l'omniprésent Stw et Hugo, prêté par les sursollicités Eagles gift -, semblent, en dépit de leur jeune âge, avoir tout capté à cette misérable chose appelée existence. Misérable et trop courte pour tout opposer. Planifier. Et calculer.

Ainsi, lors de la rencontre, ces jeunes gens totalement modernes qui savent aussi se montrer pointilleux et patients en studio, étaient sûrs de seulement deux, trois choses : le successeur de "La Main invisible" comportera neuf titres dont trois qui seront présentés à Tempo Rives. Une question cependant restait à déterminer : le premier single. Sera-ce le très "organique" (dixit Hugo Laillet) et plutôt remuant "Sue" (ndlr : titre de travail) ? A suivre. Plus que probable pour le coup, est annoncé l'avènement "d'un album de remix ambiant, techno, drone". Perspective réjouissante.

Prose combat

Information validée en revanche : "Si les chants restent anglais, tous les titres des morceaux seront en français cette fois-ci". L'art, décidément, d'associer tous les courants, Comme cette volonté louable d'accèder au plus grand nombre. Sans se renier. A l'instar d'un Adam Granduciel, frontman des War on Drugs ?

En mai dernier, à la question du bon et mauvais goût, du branché et du popu en d'autres termes, voici comment tranchait (définitivement ?) ce rocker au look plus Halle aux Vêtements que The Kooples dans les colonnes de Technikart : "Ce qui est important, c'est l'honnêteté / j'aime les trucs réputés pourris mais comme je les aime vraiment je m'en fous / je ne vais pas citer des choses qui ne me correspondent pas juste pour épater la galerie / il faut être naturel et se battre pour garder cette rareté".

Dobosz/Granduciel : même prose, même combat ? Puisse quoi qu'il en soit San Carol, par le truchement de futures pépites pop loufoques et loin au-dessus des buildings, devenir un carrefouroù branchitude ET mainstream se croiseront, dodelinant à souhait du bassin sur un mélodie imparable. Une cover néo-new wave de "J'lui mettrais bien une cartouche"? Lol. Quoique...

Pratique : San Carol à 20 h ce mardi soir Cale de la Savatte, en première partie d'Ester Rada, dans le cadre de Tempo Rives.

Un groupe, un lieu, un son

Le groupe ?
Eagles Gift.

Le lieu rêvé pour donner un concert dans le coin ?
Etant Angevin depuis peu, je connais assez mal la ville finalement. Dans la zone environnante, je choisirai sans hésiter l'abbatiale de l'Abbaye de Fontevraud, près de Saumur. C'est là que mes parents vivent et j'y ai également grandi en partie. Je connais cette abbaye depuis ma naissance et j'y suis très intimement attaché. Elle est grandiose.

Le son du moment ?
Je suis trop boulimique de musique pour écouter un son en boucle en particulier. D'autant que le mois de Juillet a vu mon budget vinyle exploser... Mais j'ai de la tendresse pour les BO de films: Akira, Only Lovers Left Alive et The Crow. Ce sont les 3 disques qui tournent le plus régulièrement ces temps ci. En particulier et surtout, au final, Only Lovers Left Alive dont la BO est jouée par Jim Jarmusch (réalisateur du film) et Josef Von Wissem : il a bien tourné à fond pendant deux semaines















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