Séance critique : "Rosalie Blum" de Julien Rappeneau


Rédigé par Florence VASCA - Angers, le Jeudi 31 Mars 2016 à 18:00


Nouvelle signature et nouveau rendez-vous sur Angers Mag. Dans "Séance critique", deux fois par mois, Florence Vasca nous fait partager son regard sur un film à l'affiche. Aujourd'hui, la première réalisation de Julien Rappeneau, "Rosalie Blum", sortie il y a une semaine sur grand écran.



Sara Giraudeau et Kyan Kojandi, deux des protagonistes de "Rosalie Blum" (Copyright SND).
Sara Giraudeau et Kyan Kojandi, deux des protagonistes de "Rosalie Blum" (Copyright SND).
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Vincent Machot, (Kyan Khojandi), célibataire trentenaire, a repris le salon de coiffure de son père. Sa vie étriquée dans une ville de province s'articule autour d'une mère tyrannique (qui loge au-dessus de chez lui), un cousin séducteur invétéré et son chat. 

Désespérant que sa petite amie partie à la capitale daigne un jour lui proposer de la rejoindre, il croise un jour une épicière solitaire (Noémie Lvosky). Intrigué et convaincu de l'avoir déjà rencontrée, il décide de la suivre incognito échappant ainsi petit à petit à sa solitude.

Pour sa première réalisation, le scénariste Julien Rappeneau, fils de l'illustre Jean-Paul (Cyrano) a choisi d'adapter la bande dessinée éponyme de Camille Jourdy. Le récit, présenté sous forme de chapitres au nom des trois protagonistes principaux, ressemble à un jeu de pistes poétique auquel participent des personnages marginaux comme l'artiste de rue et sa jeune colocataire.

Le cinéaste utilise à plusieurs reprises le ressort comique de « l'arroseur-arrosé » notamment dans les scènes du suiveur victime à son tour de filature ; ou la séquence de la bande de pieds nickelés mise en fuite après une effraction. Le passage où l'intermittent du spectacle s'improvise tantôt lanceur de couteaux tantôt dresseur est totalement burlesque.
Julien Rappeneau brosse avec tendresse le portrait de « loosers » attachants. Son film doit en partie sa réussite au juste équilibre entre les situations cocasses et les rebondissements d'une enquête au rythme enlevé.
Comme pour échapper à la tristesse de son quotidien, notre héros, lunaire et timoré fabrique et collectionne des cerfs-volants.  « Rosalie Blum » dépeint avec justesse la mélancolie des personnages, leur solitude, mais également la complexité des liens familiaux.

Julien Rappeneau brosse avec tendresse le portrait de « loosers » attachants. Son film doit en partie sa réussite au juste équilibre entre les situations cocasses et les rebondissements d'une enquête au rythme enlevé.

L'actrice Noémie Lvosky est une fois encore épatante à l'instar de Kyan Khojandi (Bref), très touchant dans le rôle d'un homme étouffé par sa mère campée par Anémone ; à noter dans les seconds rôles l'interprétation clownesque de Sara Giraudeau et Philippe Rebbot. 

La fin de l'histoire nous offre la clé de l'énigme dans un dénouement très réussi. Même si son réalisateur ne réinvente pas le genre, « Rosalie Blum » au-delà de son titre poétique dégage une réelle fantaisie nous offrant une comédie certes naïve mais pleine de sensibilité. Pour un premier film ce n'est déjà pas si mal !














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