Technicolor, les salariés dans la rue ce jeudi


Rédigé par - Angers, le 29/08/2012 - 17:13 / modifié le 30/08/2012 - 18:39


La tension monte autour de Technicolor. Liquidation judiciaire ou pas, les salariés savent désormais qu'un plan social lourd les attend. Ils manifesteront ce jeudi à 10h30 pour faire entendre leur colère.



L'échéance approche. Le 6 septembre, le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) rendra sa décision quant à la poursuite ou non de la période d'observation accordée à l'usine Technicolor. En redressement judiciaire depuis le 1er juin, l'ex-Thomson est au bord du gouffre. Et les représentants de son personnel semblent en prendre, chaque jour, un peu plus conscience.

"Les jours sont comptés. On peut s'attendre à une liquidation judiciaire le 6, reconnaît Odile Coquereau, plus pessimiste encore depuis son entrevue avec le juge commissaire en charge du dossier et la réunion de travail organisée la semaine passée à la préfecture.

Faire du bruit

Comment entretenir l'espoir quand tout semble scellé ? "Faire du bruit pour sensibiliser élus et direction de Technicolor. On s'accroche toujours à l'idée que tant qu'on est dans la boîte, il y a un espoir" souffle la déléguée CGT. Elle ne devrait pas tenir d'autre discours demain au maire d'Angers, Frédéric Béatse qu'une délégation a demandé à rencontrer. Mais de quelles marges de manœuvre disposent réellement les élus locaux, face au choix du groupe Technicolor de fermer, à moindre frais manifestement, son site de production angevin ? Soutenir des idées de reprise certes et répéter qu'il est de la responsabilité du groupe électronique d'aider à leur réalisation. Et après ?

"Reprise d'activité ou pas, on sait qu'il y aura au minimum 250 suppressions d'emplois. Il faut aussi penser à ceux qui perdront leur travail" anticipe Odile Coquereau. Un discours de vérité que d'aucuns, en coulisses, pointent la sortie tardive. Boulevard Gaston Birgé, les employés de Technicolor sont tous rentrés de vacances aujourd'hui. Mais, reconnaît l'un d'entre eux, "le cœur n'y est plus".



Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur















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