Tempo Rives : Ebo Taylor, la légende vivante


Rédigé par - Angers, le Vendredi 29 Juillet 2011 à 10:38


Hier soir, la scène estivale de Tempo Rives, sur le quai de la Savatte à Angers, accueillait une grosse pointure de la musique africaine : le Ghanéen Ebo Taylor. Malgré son âge cette figure de proue de l’Afrobeat a encore de l’énergie à revendre et des mélodies sous le capot.



Ebo Taylor, sur la scène de Tempo Rives, hier soir à Angers
Ebo Taylor, sur la scène de Tempo Rives, hier soir à Angers
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La musique ça conserve. Malgré ses 74 ans bien sonnés, comme son prédécesseur et compatriote de la semaine dernière, Ebo Taylor a lui aussi mis le feu à la scène estivale Tempo Rives, entrainant dans la danse plus d'un millier de spectateurs. Un grand monsieur que les amateurs de musique chaleureuse auront apprécié à sa juste valeur. Ebo Taylor n’ayant pas failli a sa réputation.

Il fallait venir tôt hier soir pour se retrouver aux avant postes, devant la scène pour sentir non seulement la musique, mais la gestuelle du patriarche de la mouvance highlife, cette sonorité bien particulière qui a pris naissance au Ghana dans les années 50, patrie de nombreux chanteurs, dont Ebo Taylor. Ce dernier poursuit l’œuvre du nigérian Fela Kuti, celui auquel on doit l’afrobeat, la fusion du funk, du jazz, de la musique d'Afrique occidentale, de la musique traditionnelle nigériane et des rythmes yorubas.

Taylor qui n’en finit pas de gratter sa guitare électrique tout en lançant un poing rageur en direction de la foule qui ondule et gesticule sur ses moindres riff, était accompagné, lors de son passage d’une tribu de musiciens noirs et blancs issus de l'Academy Afrobeat, un collectif basé à Berlin qui s’accorde à merveille avec cet arrangeur intuitif et musicien de génie.

Comme l’avait fait Blitz mardi soir, Taylor et son groupe on très rapidement invité le public a venir les rejoindre sur le bord de la scène afin de pouvoir communier ensemble et mieux percevoir les moindres vibrations qui s’échappait du groupe. Au Ghana la musique se partage et ne doit pas être passive. En quelques minutes, la cale de la Savatte est devenue une véritable piste de danse à ciel ouvert, d’autant que le temps était plutôt clément, un tantinet orageux.

Ebo Taylor, toujours dans la droite ligne de Fela redonne du sens à la musique Afrobeat en y associant à satiété des cuivres jazzy, des guitares acidulées et des percussions bien frappées. Faire perdurer l’afrobeat est la principale motivation de ce grand musicien que l’on ne se lasse pas d’écouter, surtout en été. Le public et notamment les plus jeunes étaient aux anges, la musique réussissant, là ou d’autres échouent, c'est-à-dire à rapprocher les générations.

« C’était absolument génial, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu une aussi bonne musique. On se croirait presque sous les tropiques, ça donne vraiment envie de danser », a-t-on entendu dans le public en sortant. Une fois de plus Tempo Rives était sur la bonne voie.

Jeudi prochain, 8 août à 20h, la scène estivale Tempo Rives accueillera la grande chanteuse Camelia Jordana.





Yannick Sourisseau
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