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Musique
Tempo Rives : YOM, comme sur un nuagePar Yannick SOURISSEAU - le 19 Août 2011 à 10:35
De passage à Angers hier soir le parisien YOM et ses Wonder Rabbis ont secoué la scène Tempo Rives avec une musique planante et délirante. Un moyen, pour ceux dont les vacances se terminent, d’aborder la rentrée avec une certaine sérénité.
Le clarinettiste YOM emporté dans son love trip psychédélique
Yom est en train de réécrire le Talmud, il ne sera donc là que demain soir », déclarait d’entrée de jeu le Directeur Artistique de Tempo Rives, Didier GRANET. Plaisanterie à la hauteur d’un artiste qui ne se prend pas au sérieux et n’hésite pas à s’élever au trente-sixième degré pour séduire ceux qui viennent l’écouter.
Véritable prodige de la clarinette et de la musique Klezmer, comme celui qu’il considère comme son maître, le New-Yorkais des années 20 Naftule Brandwein, Yom porte haut la tradition musicale des Juifs ashkénazes. Accompagné hier soir du trio à lunettes des Wonder Rabbis que l’on peut traduire par Rabbins étonnés… et délirants, c’est un véritable festival qu’il a offert au public angevin, toujours très nombreux pour accueillir des artistes de cette trempe. « Nous voulions faire un « round trip psychédélique » de l’Europe de l’Est en longeant le Danube. Ça pourrait marcher ici sur la Maine, mais ce soir nous préférons vous faire un « love trip psychédélique », déclarait tout de go YOM, soulevant les hourras d'un public enthousiaste et pour cause. Imaginer un tour de l’amour psychédélique, il y avait là matière à faire rêver tout le monde et embarquer le public sur les nuages, très présents hier soir dans les cieux angevins. Quel programme … « Mais ne me demandez pas en quoi ça consiste, je serais incapable de vous donner une définition correcte », poursuit YOM dont l’objectif était de faire le tour de la musique la plus planante et la plus dansante possible, la clarinette l’aidant bien dans sa quête. Il suffisait tout simplement d’écouter et de faire, comme il le conseillait son petit « love trip » dans sa tête. De la simple balade à la musique de boite de nuit, YOM a passé en revue tout ce qui peut se faire de mieux dans le genre en partant de Constantinople pour arriver sur les rives de la Maine, du côté de la cale de la Savatte, avec toujours avec la pointe d’humour à deux balles qu’il affectionne, comme son Kaddish à Superman. « Il est mort, temporairement, mais nous allons faire un petit Kaddish (prière aux endeuillés) pour lui ». Mais au-delà du coté cabotin que l’on a pu découvrir sur scène, YOM est un clarinettiste de talent capable de faire swinguer la terre entière tout en restant fidèle aux racines juives, en divaguant de la Turquie aux Balkans, avec une manière qui lui est propre de toujours conjuguer l’amour et le mysticisme. Son intervention très soutenue par un trio de joyeux drilles, les Wonder Rabbis au mieux de leur forme, avec notamment un enfant du pays, le bassiste nantais Sylvain DANIEL (ex DPZ, Electric Mop, ONJ - Daniel Yvinec), en a convaincu plus d’un. Oscillant en permanence entre world music et jazz, YOM qui veut sauver le monde (avec sa clarinette …), signe là un vrai concert psychédélique où les grandes envolées lyriques de la clarinette se mélangent sans complexe aux ambiances rock’n’roll et jazz propulsées par les fameux Wonder Rabbis. De la musique de ce niveau et un tel feeling avec le public, on en redemande. Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur
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