Tempo Rives, "la meilleure édition" selon son programmateur


Rédigé par - Angers, le 21/08/2013 - 08:05 / modifié le 22/08/2013 - 08:09


L'exotique sound system Mazalda a drainé plusieurs milliers de personnes mardi soir, cale de la Savatte, à Angers pour la clôture de Tempo Rives. Pour sa cinquième édition, le festival musical a connu un plein succès. Didier Granet, son programmateur, nous livre ses premières impressions.



Un groupe très peu connu du public mais des pelouses inondées de monde, la recette a de nouveau fonctionné mardi soir cale de la Savatte.
Un groupe très peu connu du public mais des pelouses inondées de monde, la recette a de nouveau fonctionné mardi soir cale de la Savatte.
la rédaction vous conseille
Quels sentiments vous laisse cette cinquième édition de Tempo Rives ?

"Ça peut paraître convenu de le dire mais pour moi, c'est la meilleur édition. A plusieurs titres et à commencer par la météo qui reste un facteur clef pour la réponse du public. Ensuite par la fréquentation : notre première estimation situe sa hausse entre 20 et 25% soit une fourchette de 3 000 à 3 500 spectateurs par soir. Même à Monplaisir, pour le concert décentralisé de Baloji, on a fait trois fois plus de spectateurs que l'an passé. Les angevins montrent leur attachement à l'événement, ils se sont appropriés Tempo Rives."

Comment analysez vous cet attachement ?

"Tempo Rives est un événement populaire au sens noble du terme, on y trouve des tranches d'âge et des couches sociales très diverses. C'est déjà ce qu'on constatait mais ça se confirme vraiment cette année, on voit des gens très différents partager un événement en commun alors qu'ils ne se côtoient pas forcément hors saison. Tempo Rives n'a pas de cœur de cible, il y a juste du cœur mais pas de cible" (rires)."

Rapprocher les angevins de la rive droite de la Maine était aussi l'objectif du festival. Qu'en est-il ?

"La question me paraît presque obsolète aujourd'hui. C'est un quartier en plein développement, agréable à vivre, on voit que les gens aiment à y venir et Tempo Rives participe à cette dynamique là."

Didier Granet assure la programmation de Tempo Rives depuis la création de l'événément il y a cinq ans.
Didier Granet assure la programmation de Tempo Rives depuis la création de l'événément il y a cinq ans.
S'il vous aviez deux souvenirs forts à retenir ?

"J'en prendrai deux qui n'ont strictement rien à voir l'un avec l'autre. Le premier, c'est quelque-chose que j'espérais depuis trois ans sans parvenir à le concrétiser, la venue du Shibusa Shirazu Orchestra.

On était sur un format peu habituel, une espèce d'OVNI, qui déjà fait l'événement sur scène et ça été un grand plaisir. La météo était de la partie, ils ont pu faire voler leur grand dragon et, chose rarissime, le public à a eu droit à un rappel d'un quart d'heure. Mais ce qui est formidable, c'est que le groupe a passé quelque jours à Angers hébergés au Bon Pasteur, ils ont trouvé ça complètement exotique et ils ont adoré la ville."

Et l'autre souvenir ?

"Il est beaucoup plus intime mais tout aussi intense, c'est le concert des Barbarins Fourchus à la maison d'arrêt. C'était une première collaboration avec le centre pénitentiaire, le groupe s'est remarquablement prêté au jeu dans une formule à peine différente du concert donné la veille à la cale de la Savatte. C'était plein de délicatesse et d'à propos et la rencontre avec les détenus a été humainement très forte. On était heureux et un peu bouleversé de l'avoir fait."

Les clefs d'une bonne programmation selon Didier Granet ?

"On est absolument inondé de propositions. Il y a des projets qui n'ont pas besoin de nous et qu'on peut retrouver partout. Et puis, il y a des choses un peu plus fragiles mais néanmoins accessibles comme Mazalda parce qu'il y a une complexité de montage et que c'est singulier. Et cette singularité m'intéresse. L'audace, la prise de risque, c'est quelque-chose qui doit être partagé."

On à l'habitude d'entendre que le public angevin est plutôt froid. Comment recevez-vous cette idée ?

"Alors là, vraiment, elle est complètement fausse. Je bouge toute l'année et je pourrai vous parler du public de Reims par exemple ou de plein d'endroits, on pourrait dire bien pire... Non, le public angevin est un public à l'écoute, ça c'est sûr, et avec une forme d'exigence. Il y a d'abord une phase d'écoute, les choses montent et les gens se mettent debout pour danser. Mais il est loin d'être froid."




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur















Angers Mag











Angers Mag : A Angers, Montessori a pris racines: Porté par des éducateurs convaincus, les méthodes... https://t.co/bXNDdgyLpz https://t.co/nar3Qs6vye
Mardi 6 Décembre - 07:30
Angers Mag : #Angers Le directeur de Keolis Angers a été licencié pour fautes graves https://t.co/n6HJqX081U
Lundi 5 Décembre - 15:10
Angers Mag : Keolis Angers : Christophe Reineri a été licencié pour fautes graves: Trois semaines... https://t.co/d3ujV5hSiJ https://t.co/cPMN0twREP
Lundi 5 Décembre - 15:01
Angers Mag : Orphée aux enfers, mais aussi au Quai: Entretien croisé avec Jean-Paul Davois (directeur... https://t.co/NJjZLJnXMH https://t.co/pTRfJd77AD
Lundi 5 Décembre - 08:00



cookieassistant.com