Les jours fériés d'origine religieuse vont-ils se transformer en banals jours de congés ? L'idée fait son chemin.
Terminés les jours fériés d’origine chrétienne, peut-être ? C’est tout au moins ce que suggère l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH) qui envisage de proposer au Gouvernement et notamment à son ministre du travail, Michel SAPIN, de revoir cette notion de jours fériés. L’affaire, si elle est prise au sérieux, pourrait faire causer dans les chaumières.
Les Français, et notamment les salariés, aiment bien les jours de congé. Le mois de mai compte à lui seul quatre jours fériés. Le plus intéressant est le jeudi de l’Ascension, lequel permet de constituer une demi-semaine de congé, en y ajoutant un jour de congé légal. D’autres jours peuvent également constituer des ponts qui n’avantagent pas vraiment les entreprises, le nombre de jours de production s'en trouvant considérablement réduit.
Parmi ces 11 jours fériés de fêtes légales, la France compte cinq jours dits civils à l’exemple du 1er janvier (jour de l’an ), du 1er mai (fête du Travail), du 8 mai (Armistice de 1945), du 14 juillet (Fête nationale), et du 11 novembre (Armistice de 1918). S’ajoutent cinq jours dits religieux à l'exemple du lundi de Pâques, du jeudi de l’Ascension, de l'Assomption (15 août), de la Toussaint (1er novembre) et de Noël (25 décembre) auxquels s'ajoute une journée de solidarité : le lundi de Pentecôte. Ces jours non travaillés, mais payés, qu’ils soient civils ou religieux, sont légalement définis par l’article L3133-1 du Code du travail.
Ce sont justement ces jours et plus particulièrement le lundi de la Pentecôte, le jeudi de l’Ascension, et l’Assomption que l’association des Directeurs de Ressources Humaines, met en cause. Prônant l’égalité professionnelle et la diversité les DRH ne contestent pas le nombre de jours fériés en France, mais plutôt qu’ils ne concernent pas les employés d’autres confessions et plus particulièrement les Arabes et les Juifs, contraints de prendre des jours de congé pour célébrer leurs fêtes religieuses.
« Nous souhaitons favoriser la liberté de conscience et de conviction, tout en garantissant la neutralité de l’entreprise et la laïcité », explique Pascal Bernard, vice-président de l’ANDRH au journal Libération. Il ne s’agit pas de supprimer ces jours acquis pour la plupart, avant la Révolution, mais de les transformer en banals jours de congé permettant à chacun de les utiliser quand bon lui semble, après accord avec son entreprise.
Outre la question religieuse, cette proposition permettrait, d’après l’ANRDH, de mieux gérer les absences et d’éviter les départs massifs en week-end, en particulier au mois de mai. Bien sûr cette proposition ne peut se faire qu’après une large concertation, et notamment avec les partenaires sociaux et les structures religieuses. Si la plupart se réjouissent que l’ANDRH se soucie du respect des convictions religieuses de chacun, La Conférence des évêques de France qui ne se sent pas responsable du calendrier, explique qu’elle « reste attachée aux valeurs chrétiennes et ne souhaite faire aucune concession sur les jours fériés ».
Dans un pays dont l’Église chrétienne est séparée de l’État depuis le début du siècle dernier, la révision des jours fériés et notamment des jours religieux, auxquels il faudrait ajouter le lundi de Pâques et la Toussaint, serait opportune. Ces jours acquis permettraient, sans changer le nombre de jours non travaillés, de mieux prendre en compte les soucis des entreprises en matière de production et de satisfaire toutes les confessions religieuses.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Les Français, et notamment les salariés, aiment bien les jours de congé. Le mois de mai compte à lui seul quatre jours fériés. Le plus intéressant est le jeudi de l’Ascension, lequel permet de constituer une demi-semaine de congé, en y ajoutant un jour de congé légal. D’autres jours peuvent également constituer des ponts qui n’avantagent pas vraiment les entreprises, le nombre de jours de production s'en trouvant considérablement réduit.
Parmi ces 11 jours fériés de fêtes légales, la France compte cinq jours dits civils à l’exemple du 1er janvier (jour de l’an ), du 1er mai (fête du Travail), du 8 mai (Armistice de 1945), du 14 juillet (Fête nationale), et du 11 novembre (Armistice de 1918). S’ajoutent cinq jours dits religieux à l'exemple du lundi de Pâques, du jeudi de l’Ascension, de l'Assomption (15 août), de la Toussaint (1er novembre) et de Noël (25 décembre) auxquels s'ajoute une journée de solidarité : le lundi de Pentecôte. Ces jours non travaillés, mais payés, qu’ils soient civils ou religieux, sont légalement définis par l’article L3133-1 du Code du travail.
Ce sont justement ces jours et plus particulièrement le lundi de la Pentecôte, le jeudi de l’Ascension, et l’Assomption que l’association des Directeurs de Ressources Humaines, met en cause. Prônant l’égalité professionnelle et la diversité les DRH ne contestent pas le nombre de jours fériés en France, mais plutôt qu’ils ne concernent pas les employés d’autres confessions et plus particulièrement les Arabes et les Juifs, contraints de prendre des jours de congé pour célébrer leurs fêtes religieuses.
« Nous souhaitons favoriser la liberté de conscience et de conviction, tout en garantissant la neutralité de l’entreprise et la laïcité », explique Pascal Bernard, vice-président de l’ANDRH au journal Libération. Il ne s’agit pas de supprimer ces jours acquis pour la plupart, avant la Révolution, mais de les transformer en banals jours de congé permettant à chacun de les utiliser quand bon lui semble, après accord avec son entreprise.
Outre la question religieuse, cette proposition permettrait, d’après l’ANRDH, de mieux gérer les absences et d’éviter les départs massifs en week-end, en particulier au mois de mai. Bien sûr cette proposition ne peut se faire qu’après une large concertation, et notamment avec les partenaires sociaux et les structures religieuses. Si la plupart se réjouissent que l’ANDRH se soucie du respect des convictions religieuses de chacun, La Conférence des évêques de France qui ne se sent pas responsable du calendrier, explique qu’elle « reste attachée aux valeurs chrétiennes et ne souhaite faire aucune concession sur les jours fériés ».
Dans un pays dont l’Église chrétienne est séparée de l’État depuis le début du siècle dernier, la révision des jours fériés et notamment des jours religieux, auxquels il faudrait ajouter le lundi de Pâques et la Toussaint, serait opportune. Ces jours acquis permettraient, sans changer le nombre de jours non travaillés, de mieux prendre en compte les soucis des entreprises en matière de production et de satisfaire toutes les confessions religieuses.
Et vous, qu’en pensez-vous ?









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