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Environnement
Un « autre Tour de France » cyclisteRédigé par Michel Barini - le 14 Juillet 2010 à 16:31
Étonnant peloton que celui qui vient de s’arrêter à Mûrs-Erigné, non loin d'Angers, le temps d’une étape au bord de l’eau. Un peu moins médiatique - et même beaucoup - que le vrai Tour de France des forçats de la route, l’Alter Tour effectue un périple cycliste national en sillonnant les routes secondaires de l’hexagone.
Gros pépin pour l’alterbus dont l’embrayage vient de rendre l’âme. Solidarité locale aidant, il repartira le lendemain pour rattraper la troupe.
Deux fois moins de kilomètres (2000 contre 4000) mais deux fois plus de temps pour le parcourir (6 semaines) : les cyclistes de l’Alter Tour n’ont pas la prétention de rivaliser avec les coureurs du gratin professionnel international. D’ailleurs, ils revendiquent délibérément un éloge de la lenteur : « Pourquoi sommes-nous si médiocres ? Parce que le dopage n’existe pas chez nous », affirmaient-ils au terme de l’étape érimûroise.
Mais diantre, pourquoi évoquait-on ce fâcheux terme dans ce singulier peloton qui n’a pas pour but d’alimenter la polémique extra-sportive et préfère la laisser aux autres. De fait, l’Alter Tour se présente comme un « autre tour de France » dont la seule raison est de militer pour une planète sans dopage économique et agricole, respectueuse des hommes et de la nature. Pour porter le message, le collectif a donc imaginé une épreuve cycliste en forme d’escargot pour bien symboliser sa différence avec la Grande Boucle. Partie de Paris le 3 juillet, l’épreuve s’achèvera à Jarnages (Creuse) en passant par Orléans, Tours, Saint-Malo, Jersey, Crozon, Lorient, Limoges, via un parcours qui ignore les grands axes en lui préférant les itinéraires du terroir. Ainsi, la caravane se rend à la découverte des acteurs locaux, des associations alternatives, du grand public, tout en participant à des conférences, des actions, des expos mais également à des visites touristiques, des soirées festives. Pour autant, le groupe n’engendre pas la mélancolie et se veut ouvert. Les participants viennent indifféremment de Besançon, Lyon, Blois, Tours, Paris, Marseille, Avranches, d’un peu partout en France. Ils ont choisi de rejoindre le convoi pour une journée, plusieurs jours, quelques semaines, dans sa totalité, toujours à leur seul gré. Militants engagés pour beaucoup, d’autres avouaient qu’ils avaient seulement envie de participer à une belle aventure faite de rencontres ou d’envies touristiques dans une ambiance particulièrement conviviale. Il y avait ces pédaleurs solitaires qui ont intégré le groupe pour vivre une expérience, il y avait cette mère et sa fille de Marseille qui avaient choisi de se rapprocher dans l’épreuve, il y avait ces groupes d’amis, ces couples, ces jeunes, ces anciens. Il y avait même Jennifer, cette écologiste de San Francisco qui prolonge son séjour en France. Journaliste, professeur à l’université, la belle Américaine revenait pour la seconde fois à l’Alter Tour après une première participation en 2009. Evidemment, on roule à la « carte » sur un parcours composé de 45 étapes, en se relayant, mais parfois de bout en bout pour les plus sportifs, et on prend du répit à bord d’un bus accompagnateur en attendant son relai. Le soir, on rejoint un hébergement dans un camping, un gymnase, à la ferme et on participe à des soirées festives. A Mûrs-Erigné, après avoir soutenu les Semeurs volontaires dans leur récolte, les randonneurs étaient invités à l’inauguration de l’Embarquement, sur les rives du Louet, en présence du maire, d’élus et de représentants d’associations locales (Place au vélo, Alternatives citoyennes, Collectif semeurs volontaires, Gabbanjou).
Pendant que certains se reposaient, d’autres prolongeaient la journée au cours d’une soirée de fête à l’Embarquement.
Michel Barini
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Twitter Waze ou l'avertisseur de radars du futur
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Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Goias a décidé de porter plainte contre Twitter, pour l'obliger à fermer les comptes des utilisateurs qui signalent la présence des contrôles routiers sur le réseau social. Une pratique inconnue en France, où les services communautaires spécialisés sont toutefois bien présents. Depuis le 4 janvier dernier, les avertisseurs de radars sont interdits en France. Faudra-t-il interdire les téléphones mobiles qui permettent l'accès aux réseaux sociaux, sur lesquels les emplacements de radars sont parfois signalés ? … Lire la suite sur Numerama.com Une monnaie solidaire à Lyon
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