Un élu angevin avait été usurpé sur Twitter, prison avec sursis pour l'auteur


Rédigé par - Angers, le 03/06/2015 - 18:44 / modifié le 03/06/2015 - 18:55


L'affaire avait mis le feu à la toile en juillet l'an passé. L'auteur d'un tweet abject attribué à un adjoint au maire de Montreuil-Juigné, a été condamné ce mercredi à six mois de prison avec sursis. Son jugement s'est déroulé dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Un moyen discret de le protéger sans négliger la réhabilitation publique de la victime.



Ci-dessus, une capture d'écran du faux compte à partir duquel est partie l'affaire.
Ci-dessus, une capture d'écran du faux compte à partir duquel est partie l'affaire.
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Un simple tweet a suffit à faire basculer la vie de deux hommes. Le 24 juillet, nous n'avions pas hésité à parler d'un "incendie" pour décrire le torrent de réactions et commentaires provoqué par un message abject et raciste publié sur twitter sur un faux compte -c'est ce que l'enquête allait rapidement confirmer- attribué à Jacques Renaud, adjoint au maire de Montreuil-Juigné.

Émis deux jours plus tôt, le message commentait une photo montrant une équipe de secours tenant un enfant ensanglanté présenté comme palestinien, qu'il comparaît à de "la viande hallal". Jacques Renaud avait eu beau clamer son innocence, répétant qu'il ne possédait pas de compte twitter, ce tweet avait déclenché une vague de protestations indignées, y compris d'élus pointant le malheureux adjoint de Montreuil comme la "honte de la République". Autre conséquence virale, en quelques jours, la page Facebook "Jacques Renaud doit être viré" allait rassembler 42 000 "J'aime"...

Démasqué à l'automne dernier, à la suite d'une réquisition transmise à Twitter, l'auteur du message, âgé de 21 ans, a été condamné mercredi à Angers pour cette usurpation d'identité à six mois de prison avec sursis. Assortie de deux ans de privation de ses droits civils, civiques et de famille, la condamnation a été prononcée dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Une procédure discrète, choisie volontairement par le parquet, pour protéger l'auteur d'"un public malveillant", sans négliger les droits des victimes.
"Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ça (...). Je ne me suis pas rendu compte des mots que j'ai écrits. Je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur-là."
Ainsi, trois journalistes ont pu assister à l'audience, dont un représentant de l'Agence France Presse, dans le but d'en rendre compte et de contribuer à réhabiliter l'honneur de Jacques Renaud et de sa famille. Très digne, visiblement éprouvé, selon l'AFP, l'élu a fait part lors de l'audience de "la souffrance, la douleur et le choc psychologique" dont il a été victime. "J'ai du mal à m'en remettre, il y a une profonde blessure qui a du mal à se cicatriser", a-t-il dit.

"Cette personne vit dans le virtuel, un théâtre d'ombres. Or moi on m'a appris les valeurs de la République, le respect, la solidarité, le travail", a fait valoir encore Jacques Renaud, en ne réclamant en réparation qu'un euro, malgré le préjudice moral. L'auteur du tweet lui a présenté ses excuses dans le bureau du procureur. "Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ça", a-t-il confié mercredi, rapporte l'AFP, "Je ne me suis pas rendu compte des mots que j'ai écrits. Je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur-là."
   
Déscolarisé à 16 ans, à la fin de la seconde, le jeune homme était, au moment du tweet, "désoeuvré", sans travail avec l'extérieur et passait "ses journées sur son ordinateur", a pointé son avocate, Nathalie Valade, toujours selon l'AFP. "Le monde qui est le sien est un monde virtuel", a confirmé celle-ci. Au moment où il publie le tweet, "il tombe sur le nom de Jacques Renaud, et il twitte, c'est aussi débile que ça", a plaidé l'avocate angevine. Ce dossier illustre la dangerosité des réseaux sociaux qui peuvent détruire vite les gens."

Dans une vidéo publiée par nos confrères de Ouest-France, Jacques Renaud a exprimé sa satisfaction à la suite de l'audience : "Je suis satisfait aujourd'hui que justice me soit rendue. Je retrouve tout mon honneur et ma dignité (...). J'ai mal vécu toute cette haine qui a déferlé sur la toile. Cette haine, ces menaces, ces injures qui ont troublé ma famille. Il reste aujourd'hui une profonde blessure et j'espère qu'elle guérira dans le temps."




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par furtudev le 08/06/2015 23:22 | Alerter
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Dans unn genre similaire, la Justice ferait bien de se pencher sur le cas Luc Robenoire avocat Bordeaux, FAUX avocat (pas de société à son adresse, numéro de tél jetable et non déclaré, pas de diplome évidemment, site web bidon, spam dans Google via une des agences web surprenantes...) émanation de la sté Cxmxtxk Lille








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