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Samedi 20 Décembre 2014







Un jury solidaire des petites compagnies


Rédigé par - Le 01/07/2011 - 20:59 / modifié le 01/07/2011 - 21:21


Composé de directeurs de théâtre et de comédiens, le jury professionnel du festival d’Anjou veut surtout aider les petites structures qui présentent leur travail pendant le concours des compagnies, en attribuant un prix à l’une d’elle mais aussi en contribuant à leur promotion. À leur côté, le jury étudiant découvre métiers et talents.



De G.à D. Noémie KOCHER, Stéphanie FAGADAU-MERCIER et Julie DE BONA (assis) - Éric LAUGÉRIAS et Stéphane ENGELBERG (debout)
De G.à D. Noémie KOCHER, Stéphanie FAGADAU-MERCIER et Julie DE BONA (assis) - Éric LAUGÉRIAS et Stéphane ENGELBERG (debout)
S’ils n’ont pas tout à fait les mêmes objectifs, le « jury professionnel » et le « jury étudiant » du Festival d’Anjou, contribueront à sortir de l’ombre une compagnie qui, par son originalité et son talent, se démarque des autres. Et sur les cinq qui présentent leur œuvre théâtrale pendant le concours organisé dans le cadre du Festival d’Anjou, il y aura une, voire deux compagnies, qui seront récompensées selon ce que chaque jury, totalement indépendant l’un de l’autre, aura retenu.

Selon Nicolas BRIANÇON, le Directeur artistique du Festival, le jury professionnel est particulièrement intéressant cette année par ce qu’il est composé de gens de théâtre et de télévision, très sensible aux problèmes, notamment financiers que peuvent rencontrer les jeunes compagnies.

Ce Jury professionnel est composé de deux directeurs de théâtre : Stéphane ENGELBERG, directeur de la Gaité-Montparnasse et du Théâtre des Mathurins et Stéphanie FAGADAU-MERCIER, directrice du Studio des Champs Élysée ; des comédiens et acteurs : Éric LAUGÉRIAS, comédien (Le Nombril de Jean Anouilh mis en scène Michel Fagadau en 2011, La Belle Hélène d'Offenbach, mise en scène Jérôme Savary en 2007 ), Noémie KOCHER, (Six personnages en quête d'auteur, Belle du seigneur, Julie Lescault (TV)) et Julie DE BONA ( Indigènes de Rachid Bouchareb en 2006, Le Malade imaginaire de Molière, mise en scène Georges Werler en 2008-2009).

« Le principal pourvoyeur de fonds des compagnies c’est l’ASSEDIC », déclare Éric LAUGERIAS « l’État, les collectivités attribuent de moins en moins d’argent à la culture et ce sont justement les festivals de ce type qui vont permettre de faire connaître les petites compagnies et peut-être, notamment pour le premier, les aider financièrement ».

La compagnie qui emportera le prix professionnel repartira avec un chèque de 20 000€ et 5 000 € pour le prix jeune. « C’est la relève, elle apporte du sang neuf à notre métier. Ca les aide vraiment à démarrer du bon pied », ajoute Stéphanie FAGADAU-MERCIER. « Il faut aussi que les théâtres acceptent de les présenter, même si le plus souvent nous présenter des spectacles du star-system pour remplir les salles et faire vivre la structure ».

Des étudiants satisfaits de leur semaine au Festival

De G. à D. Coralie MALLEBRANCHE, Thomas LE CALVEZ, Chloé MAURILLE (assis) et Nazim BAKOURI et Boris PINEAU (debout)
De G. à D. Coralie MALLEBRANCHE, Thomas LE CALVEZ, Chloé MAURILLE (assis) et Nazim BAKOURI et Boris PINEAU (debout)
Le jury professionnel et notamment les directeurs de théâtre, comme les comédiens font abstraction de leur métier. « Nous sommes comme les autres spectateurs, nous marchons au plaisir, à l’émotion. Notre métier nous permet de savoir ce qui marche ou ne marche pas dans une pièce, mais ce n’est pas notre critère de choix », poursuivent les membres du jury, lesquels apprécient leur séjour en Anjou, notamment son patrimoine et sa gastronomie.

Pour les étudiants, Nazim BAKOURI, étudiant en management de la culture à l’ITBS d’Angers ; Coralie MALLEBRANCHE, étudiante en médecine ; Chloé MAURILLE, étudiante à Normale Sup de Lyon ; Boris PINEAU, étudiant en cinéma à l’université de Nanterre et Thomas LE CALVEZ, élève ingénieur à l’ENSAM d’Angers, les critères ne sont pas tout à fait semblables, même si eux aussi fonctionneront à l’affectif.

Différence fondamentale avec leurs ainés : ce n’est pas leur métier, même si certains fréquentent des cours d’art dramatique. « C’est une véritable chance pour nous. Nous étions candidats, car nous aimons le théâtre. Notre critère de choix est différent selon notre formation », précisent les étudiants, certains appréciant l’intrigue d’autre la mise en scène ou les comédiens, c’est selon. Mais, comme les « pros », ils prennent un réel plaisir à participer et donner leur avis, dans une ambiance plutôt conviviale.

Les deux jurys rendront leur verdict demain soir.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur















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