Un peu de savoir-vivre, même pendant les vacances


Rédigé par - Angers, le 21/08/2011 - 17:02 / modifié le 21/08/2011 - 17:35


Pendant les vacances tout semble permis. Nombreux sont ceux qui rangent au placard les quelques règles élémentaires de courtoisie et de civilité et adoptent un comportement intolérable dans un pays connu, il y a quelque siècles, pour être celui de la courtoisie. Voici deux exemples vécus qui permettent d’illustrer le savoir-vivre à la française.



Un peu de savoir-vivre, même pendant les vacances
la rédaction vous conseille
J’en vois déjà qui vont me dire : il nous ennuie celui-ci avec ses leçons de morale. Et pourtant c’est tellement plus agréable de vivre dans un monde où chacun se respecte. Dans un pays comme la France qui se dit être celui du savoir-vivre, ça devrait tomber sous le sens, et pourtant … Les deux exemples qui suivent ont été vécus en quelques heures dans l’une de nos belles régions de France. Ils n’ont rien d’anecdotiques, malheureusement.

Le premier concerne un brave cycliste du dimanche dont le vélo vient de faire l’objet d’une défaillance. Pour rentrer chez lui, il emprunte la route départementale voisine en marchant sur le bas côté, tenant son vélo à la main pour le faire rouler sur le bord de la chaussée.

Les automobilistes dont la plupart rentrent de vacances sont contraints de ralentir et faire un léger écart afin d’éviter le vélo. Insistons bien sur le terme léger, car le vélo n’est pas au milieu de la chaussée, mais sur la ligne blanche qui borde la voie.

Soudain, l’un d’eux, obligé comme les autres de ralentir, arrive à grand renfort de klaxon, hurlant à l’adresse du pauvre cycliste. Bien sûr je tairai le département d’origine du conducteur, mais une chose est sûre le cycliste lui a fait perdre au moins 3 secondes sur un parcours de trois heures. Énorme dans la vie d’un français intolérant comme on en trouve beaucoup sur les routes, surtout le week-end.

Des places handicapées prises d’assaut

Le second est beaucoup plus grave et traduit l’esprit d’incivilité et de manque de respect de nos concitoyens. L’affaire se déroule sur le parking d’un supermarché de la côte Atlantique. L’un des emplacements, réservé aux personnes handicapées, est libre. Arrive alors une jolie blondinette, bronzée à souhait au volant d’un petit cabriolet. C’est l’été, les vacances, mais on n’en est pas moins pressé. La jeune femme choisit d’occuper la place handicapée. Sortant sur ses deux jambes, superbes d’ailleurs, elle semble posséder toutes ses facultés physiques.

Pas le temps de sortir son sac à provisions qu’une autre voiture se stationne derrière. Celle-ci possède un macaron « GIC » (Grand Invalide Civil). Il s’agit pour le coup d’une personne en situation de handicap. Ouvrant la fenêtre, le monsieur, à peine plus âgé que la jeune fille lui demande gentiment de libérer la place.

« Je n’en ai pas pour longtemps. Regardez il y a d’autres places un peu plus loin », lui répond la conductrice indélicate.
- « Oui, mais je ne vais pas pouvoir sortir »
- « Mais si, les voitures ne sont pas très larges. Il y a de la place pour tout le monde », conclut la jeune femme avant de partir vers le magasin (*), laissant le pauvre handicapé avec ses problèmes. Car des problèmes il va en avoir pour extirper son fauteuil roulant, s’installer dedans et aller faire ses courses.

« Excusez-moi » pourrait disparaître de la langue française

Et ce cas est loin d’être isolé, certains encore plus désinvoltes que les autres vont même jusqu’à réaliser de fausses cartes d’invalides copiées sur Internet pour ne pas être pris en défaut sur ces places situées au plus près des entrées afin de faciliter les déplacement de nos amis handicapés.

Alors que peut-on souhaiter à cette dame : qu’elle perde un jour l’usage de ses jolies jambes pour enfin retrouver la raison ? Peut-être, en attendant ils sont de plus en plus nombreux, et pas seulement pendant les vacances, à manquer de respect à des concitoyens en difficulté.

Nous Français, les champions toutes catégories de la courtoisie, devenons au fil du temps impatients, intolérants, irrespectueux. Et ce n’est pas prêt de s’arranger, car ces notions élémentaires de savoir-vivre ne font plus partie de nos préoccupations des Français. A l’exemple des termes « bonjour », « s’il vous plait », « merci » et « excusez-moi », qui, si l’on n’y prend pas garde pourraient bien être rayés de la langue française dans le prochaine années au profit de « Nique ta mère » ou encore « va te faire enc… ».

(*) Pour la petite histoire, l’auteur a abordé la jeune femme pour lui expliquer les difficultés du jeune handicapé. Celle-ci, furieuse, a traité l’auteur de tous les noms d’oiseaux de son répertoire. En clair elle lui a demandé de se mêler de ce qui le regarde. La bêtise est humaine, c'est confirmé




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par bareau le 21/08/2011 20:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Malheur aux faibles... dès lors que l'on est un tant soit peu attentif (concerné ou pas par le handicap d'ailleurs), des comportements comme ceux que vous dénoncez, on peut en constater des dizaines tous les jours. ça va de la voiture garée sur le passage piéton, sur le trottoir étroit, la porte qu'on ne prend même pas la peine de retenir pour la personne qui entre après vous, la place dans la file d'attente qu'on arrive à grappiller à un gosse tout seul qui fait la queue, du vélo qui roule à...

2.Posté par Yannick Sourisseau le 22/08/2011 09:28 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Merci d'avoir apporter votre témoignage. Je ne pouvais pas dresser une liste exhaustive de toutes les incivilités constatées chaque jour, mais vous avez complété mon sujet et je vous en félicite. Vous avez tout a fait raison de dire que les mesures apportées sont plutôt timides. Mais les personnes en situation de handicap n'aiment pas non plus qu'on les assiste, elle veulent pouvoir être autonomes. Pour autant, il faut continuer la lutte contre l'égocentrisme des plus jeunes dont les parents ...








Angers Mag















Angers Mag : Au comptoir de Mathilde... et de Catherine: Depuis la fin du mois d'octobre, la rue... https://t.co/wkV9xA1N3F https://t.co/6yuEQFFF5o
Mercredi 7 Décembre - 08:00
Angers Mag : A l’Ecole démocratique, on fait ce qu’on veut… ou presque: Basée sur la liberté... https://t.co/j0ywJZAzgI https://t.co/jEK0S9wvGs
Mercredi 7 Décembre - 07:31
Angers Mag : RT @LeQuai: N'oubliez pas d'aller voir #AdishatzAdieu ce soir. Vous nous remercierez demain. #Theatre #JonathanCapdevielle #Angers RESA 02…
Mardi 6 Décembre - 13:55
Angers Mag : A Angers, Montessori a pris racines: Porté par des éducateurs convaincus, les méthodes... https://t.co/bXNDdgyLpz https://t.co/nar3Qs6vye
Mardi 6 Décembre - 07:30


cookieassistant.com