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Société
Une charte pour les soirées étudiantes à AngersRédigé par Yannick Sourisseau - Le Mercredi 27 Octobre 2010 à 07:19
Réunis hier soir par le Préfet de Maine et Loire, les chefs des établissements d’Enseignement Supérieur d’Angers, les représentants des associations étudiantes et les services de sécurité ont débattu des troubles à l’ordre public engendrés par des fêtes parfois trop arrosées.
Des soirées très arrosées qu'il convient d'encadrer pour éviter les débordements
A Angers, comme dans toutes les villes universitaires, tout est prétexte, dans le milieu étudiant, pour faire la fête. L’arrivée d’une nouvelle promotion, les élections du Bureau des Étudiants, les départs, les diplômes, chaque événement qui ponctue la vie étudiante, se termine inévitablement par un rassemblement quand ce n’est pas une beuverie organisée.
Après de nombreuses plaintes des riverains des rues concernées, celles dont les bars sont ouverts tard dans la nuit, les chefs d’établissement en collaboration avec les bureaux d’étudiants sont passés à l’offensive en informant les nouveaux étudiants dès leur arrivée à l’université. Désormais ces grandes fêtes sont rarement organisées en centre ville, mais plutôt à l’extérieur de l’agglomération, en des lieux isolés de riverains pas toujours compréhensifs. De son coté la Ville d’Angers a également mis en place des équipes de jeunes, les « Noxambules », chargés de faire de la prévention auprès des jeunes de leurs âges surtout pour ce qui concerne la consommation d’alcool ou de produits psychotropes. Jean-Pierre Chauvelon, adjoint au Maire d’Angers, délégué à la Prévention et à la Sécurité Publique, reconnaît que les Noxambules ne sont pas assez nombreux, mais la petite équipe déjà en place fait, selon lui, du bon travail auprès des jeunes. Mais les fêtes persistent en ville et notamment celles qui ne s’organisent de manière impromptue dans la rue, à la porte d’un bar, dans les appartements des étudiants. C’est pour essayer de mieux cadrer ces soirées, parfois trop bruyantes, que le Préfet de Maine et Loire, Richard SAMUEL a décidé de réunir les chefs d’établissements, les représentants d’associations étudiantes, ainsi que les services de Sécurité. « Il n’est pas question d’interdire », commente le Préfet, « il faut bien que jeunesse se passe, mais plutôt d’établir des règles de bonne conduite ». C’est dans ce sens qu’il a interrogé les chefs d’établissement et les associations d’étudiants. « Il s’agit surtout d’un échange entre nous tous », précise le Préfet, « Dans une ville qui compte 30 000 étudiants pour 150 000 habitants, il est normal qu’ils marquent l’espace ». Pour les chefs d’établissement de l’ESSCA, de l’UCO, des Arts et Métiers, de l’ESA, de l’ESO et de l’Université d’Angers, des solutions ont déjà été mises en place avec des tutorats pédagogiques, des parrains et capitaines de soirée, un encadrement qui selon eux, porte ses fruits. Le Préfet souhaite que ces grandes manifestations étudiantes, même si elles n’ont pas lieu à Angers, fassent l’objet d’une déclaration afin de prévoir les services de sécurité en conséquence. Car ces soirées sont parfois difficiles à contenir comme ce fut le cas samedi dernier à Saint Quentin en Mauges, une soirée de l'ESSCA qui réunissait 1300 étudiants dans une ancienne boite de nuit ... Restent les individuels, toujours difficiles à contrôler et qui peuvent se retrouver pour faire la fête. Pour ceux là, le Préfet qui ne souhaite pas aboutir à des sanctions administratives, va mettre en place, en collaboration avec les établissements une charte pour freiner les conduites addictives. « Nous allons mutualiser les bonnes pratiques et nous appuyer sur ce qui marche dans les écoles, sur la médecine de prévention, sur les associations ». Le Préfet se veut rassurant, selon lui, sur 10 fêtes organisées, une seule pose problème. Mais pour les citoyens qui habitent les rues concernées à Angers, c’est parfois de trop… Yannick Sourisseau
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