[VIDEO] Emilie Ménard : "Talons hauts, idées claires"


Rédigé par Sébastien ROCHARD et Laurent BELLANGER - Angers, le 24/10/2013 - 07:32 / modifié le 24/10/2013 - 07:33


A 30 ans, elle est à la tête d’une agence de défilé de mode, à Chambellay, et la déléguée Miss France pour tout le Grand ouest depuis 2010.



Emilie Ménard.
Emilie Ménard.
2005, Université du Maine à Farmington, USA. Emilie Ménard a 22 ans et défend son mémoire de maîtrise d’histoire consacré à « L’Irak et Saddam de 1979 à 1991 ». 2010, Zénith de Caen. Pour sa première année en tant que déléguée Grand ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) pour la société Miss France, la jeune femme voit l’une de ses protégées, Laury Thilleman, accéder au titre de Miss France 2011.

Relier ces deux dates, c’est retracer le parcours peu commun d’émilie Ménard que rien – ni l’histoire, ni l’envie – ne destinait au strass et aux paillettes de l’univers des Miss. à 30 ans, la jeune femme a le style, l’agenda et l’assurance d’une working girl. Elle reçoit pourtant dans une belle bâtisse de pierre attenante à une ferme, à Chambellay, au cœur du Segréen. « Je suis originaire d’ici, j’y ai fait une grande partie de ma scolarité, revendique Emilie, fille d’agriculteurs. Ce n’est finalement pas loin de Paris et la qualité de vie est très appréciable ».

C’est donc là que l’ancienne étudiante en histoire a décidé d’installer son agence de défilé de mode, en 2006, « en reprenant un fonds de commerce existant ». Une question d’opportunité, un maître mot dans la vie d’Emilie. « Plus jeune, je ne pensais qu’à une chose : devenir journaliste. C’est pour ça que j’ai suivi des études d’histoire. Mais durant l’année préparatoire au concours d’entrée de l’Ecole de journalisme de Lille, j’ai travaillé dans l’événementiel, ça m’a plu et je me suis lancée ».


Pas accro à Miss France…

Le milieu est concurrentiel mais émilie se démarque par le biais d’une autre passion, elle aussi assez inattendue : « Depuis que je suis toute petite, je suis fan de vélo et j’ai commenté de très nombreuses courses, jusqu’au Tour de France ». Son agence s’appellera donc 53x11, en référence au braquet emmené par les meilleurs sprinters du peloton. Un clin d’œil aussi au caractère de la demoiselle.

« Emilie est dynamique et réactive, souligne Marie-Ange, sa collaboratrice depuis 3 ans, son amie depuis 10. Elle a surtout une grande capacité d’adaptation et elle est de plus en plus forte dans sa tête ». Des atouts indispensables à l’heure de transformer l’essai, deux ans après l’ouverture de l’agence. « Tout fonctionnait bien avec une belle diversité de clients et une équipe de mannequins fidèle. 2008 et 2009 ont été plus dures, avec la crise et moins d’événements. Il a fallu se restructurer… »

Jusqu’à un coup de fil aussi soudain qu’inattendu, début 2010. Au téléphone, Sylvie Tellier, directrice générale de la société Miss France, avec une question simple et un week-end pour réfléchir : « Voulez-vous être la déléguée Miss France pour le Grand ouest ? » « D’un côté, c’était une reconnaissance professionnelle importante, mais je me suis posée beaucoup de questions » , se souvient Emilie. « De tout son entourage, c’est elle qui était la moins convaincue », argue Marie-Ange.

Car la jeune femme a beau être blonde, toujours apprêtée et à l’aise en public, elle est loin d’être accro à Miss France. « Ça ne m’a jamais fait rêver, j’avais même une image vieillotte de l’élection, avoue Emilie après un temps d’hésitation. J’avais aussi peur que Miss France ne colle pas à l’image de l’agence auprès des clients. En même temps, ça arrivait au bon moment ».

La suite, c’est neuf mois plus tard une écharpe Miss France sur les épaules « de notre Laury. Le contrat est reconduit d’année en année : c’était impossible de ne pas repartir ! » Les événements liés à Miss France génèrent aujourd’hui la moitié de l’activité de l’agence. De quoi faire réfléchir avant de quitter le navire. « Mon avis a changé sur l’élection. Vu de l’intérieur, je trouve l’expérience très enrichissante pour les filles. Après, je ne nous vois pas faire ça dans 20 ans. Disons que j’arrêterai quand toutes mes régions auront eu leur miss ».

La Bretagne, c’est fait. Reste la Normandie et les Pays de la Loire, sans titre depuis... 20 ans. « Ni en quête d’argent, ni de notoriété », émilie n’attend qu’une chose de ses candidates : « Qu’elles soient sympas et qu’elles ne me cassent pas les pieds ». C’est dit avec le sourire, mais avec fermeté. La voie de la réussite ?

BIO-EXPRESS

1983. Naissance à Angers.

2001. Baccalauréat à sa sortie du lycée à Segré.

2005. Maîtrise d’histoire, après un cursus qui l’a menée à Angers, Grenade (Espagne) puis dans le Maine (USA).

2006. Création de 53x11, son agence de défilé de mode, le 1er septembre.

2010. Devient déléguée Grand ouest pour la société Miss France.

Décembre 2010. Laury Thilleman (Miss Bretagne) est élue Miss France 2011.









1.Posté par Elwardi le 07/11/2013 16:27 | Alerter
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...Et bien, cela a du bon d'être pigiste pour AngersMag....Waouuuuuu :).








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